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Petit guide de survie pour vos soupers des Fêtes 2021
Pour que vos soirées en bulle ne vous donnent pas envie de tomber dans le vin.
Bon, les vrais gros partys de Noël ne seront pas encore de retour cette année, mais il sera tout de même possible de passer les Fêtes avec quelques proches. Vous êtes sans doute rassuré.e de ne plus avoir à répéter « Matante, ton micro est à off » 30 fois durant un souper Zoom. Cependant, beaucoup d’entre nous ont perdu l’habitude d’un temps des Fêtes en présentiel (même si celui-ci risque d’être moins essoufflant que dans le bon vieux temps encore cette année).
Ce n’est pas parce qu’on a le droit de fêter avec quelques membres de la famille que tout est redevenu comme avant, surtout notre capacité à gérer les conversations malaisantes. Comme tout.e bon.ne athlète vous le dira, la moitié du succès se trouve dans la préparation mentale.
Grâce à ce petit guide, outillez-vous pour naviguer comme un.e pro entre la dinde sèche, le variant Omicron et les fameux : « Quand est-ce que tu nous ramènes un p’tit chum? À ton âge, y’est pas obligé d’être beau, juste riche pis gentil, ça fait la job. »
À une époque plus simple où ce qu’on risquait le plus d’attraper dans un party des Fêtes, c’était l’herpès buccal, je m’inventais une grippe pour pouvoir m’éviter la tournée des bisous en fin de soirée. C’est toujours un moment compliqué et gênant de décider qui mérite une bise ou pas, quel ratio de contact bouche/joue est optimal et s’il faut vraiment faire un gros bruit de baiser juteux pour que ça compte.
Là, si on ajoute le fait que ce petit rituel peut potentiellement envoyer grand-maman à l’urgence, ça devient pas mal moins cute.
C’est donc là une occasion en or d’instaurer une discussion sur le consentement et l’autonomie corporelle avec votre famille et vos ami.e.s. Soyez honnête d’emblée si le fait de faire la bise, de donner des câlins ou de se tenir trop près vous fait sentir mal à l’aise. Si on insiste, par exemple en prétextant que tout le monde est vacciné, n’ayez pas peur de faire respecter vos limites. C’est encore plus important avec les enfants, qu’on a tendance à traiter comme des jouets qu’on peut se passer de mains en mains plus que comme des humains à part entière avec une volonté propre.
Même si c’est la tradition de s’étreindre lorsque sonne minuit au jour de l’An, personne ne va mourir si vous préférez juste offrir un petit coup de coude en guise de célébration, au contraire. La COVID est une bonne excuse, mais si ça permet d’apprendre à vos proches que « non », ça veut dire « non », pourquoi ne pas tirer avantage de la situation?
Mononcle conspi (et autres conversations malaisantes)
Dans un climat politique généralement assez tendu où les différentes positions se polarisent, il faut s’armer de patience et d’empathie avant de descendre dans la famille pour les Fêtes. Si vous aviez déjà probablement un beau-frère ou une tante dont les opinions se font de plus en plus spicy après chaque verre, il se peut que le contexte pandémique vienne mettre de l’huile sur le feu.
Techniquement, on n’est pas censé.e se présenter à un party des Fêtes si on n’a pas reçu ses deux doses de vaccin. C’est quand même compréhensible que certain.e.s hôtes aient envie de demander une preuve de vaccination à leurs convives. Ça peut paraître intense, mais les personnes immunodéprimées sont plus nombreuses qu’on pourrait le croire. De plus, si tout le monde est dans son droit de disposer de son corps comme iel l ’entend, tout le monde a aussi le droit d’être au courant du niveau de risque auquel iel s’expose en allant au même souper de Noël que ses proches.
C’est ce que vous pourrez dire si jamais la conversation dérape malheureusement sur le sujet des mesures sanitaires. Tenez, c’est cadeau.
Pour tous les autres accrochages, il faut se rappeler que personne ne se met sur son 36 à Noël en se disant : « Wow, j’ai vraiment hâte de m’engueuler avec tous les gens que j’aime. » Il y a moyen de discuter d’opinions divergentes sans monter aux barricades (à ce qu’il parait). Essayez de comprendre où la personne se situe lorsqu’elle sort un commentaire qui vous fait friser le poil de nez. Peut-être que c’est causé par l’ignorance, mais peut-être aussi qu’elle a vécu des expériences négatives par rapport au sujet dont elle parle.
En parlant calmement et en tentant de vous mettre dans ses souliers, vous avez beaucoup plus de chance de la convaincre qu’en lui criant devant toute la famille qu’elle est du mauvais côté de la guerre des classes.
Le rush des cadeaux à l’aube de la crise économique
C’est bien connu, il faut faire ses achats de Noël assez d’avance si on veut être sûr.e de tout trouver à temps. On le sait. Est-ce que ça nous empêche de tou.te.s nous retrouver dans les magasins l’écume à la bouche le 23 décembre? Bien sûr que non.
Cette année, il serait pourtant plus sage d’écouter ce conseil. Avec les chaînes d’approvisionnement à travers le monde grandement éprouvées par le COVID et l’accès différentiel aux vaccins, on peut moins s’attendre à recevoir ce qu’on commande sur Amazon juste à temps pour notre idée d’échange de cadeaux dernière minute.
C’est peut-être une bonne chose quand on y pense. C’est le moment de déprogrammer notre réflexe d’aller commander une gogosse quand on manque d’inspiration. Pourquoi ne pas offrir à l’être cher (ou moins cher) une expérience, une attention, quelque chose que vous auriez fabriqué de vos habiles (ou moins habiles) petites mains? Je peux vous garantir que ça fait plus plaisir que de recevoir deux pilons à margarita dans deux partys différents.
Et finalement, il faut se rappeler comment ça fait du bien aux gens de se retrouver. On l’oublie parfois dans la transe effrénée qui s’étend du 24 décembre au 3 janvier, mais le but reste de passer un bon moment avec ses proches. Après une nouvelle année frostée des deux bords, pourquoi ne pas se faire le cadeau de la douceur et de la tranquillité?
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