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Petit guide d’autodéfense pour la période des Fêtes 2021
Au menu cette année : dinde, gelée d’atocas et commentaires plates à volonté!

URBANIA et Les Concessionnaires Toyota du Québec s’unissent pour vous aider à passer au travers de vos soupers des Fêtes familiaux.
Quand le gouvernement a annoncé qu’on pourrait passer les Fêtes avec la parenté, évidemment, on a tous sauté de joie! Mais on n’avait pas fini d’atterrir qu’on était déjà en train de déchanter… C’était déjà difficile avant la pandémie de survivre aux « t’as engraissé, non? » et aux « quand est-ce que tu ramènes un.e petit.e amoureux.se? » Cette année, ça risque d’être encore pire!
Dix personnes liées par le sang, qui ont perdu toutes leurs compétences sociales pendant le confinement, qui ne doivent surtout pas parler de politique, mais qui en ont vraiment le goût après avoir lu les nouvelles sur Facebook toute l’année… On dirait la prémisse d’une saison de Survivor, mais c’est celle de notre party de Noël en famille.
Ça va donc nous prendre une bonne dose de magie de Noël et un petit guide d’autodéfense pour passer au travers des Fêtes et des commentaires qu’on risque d’entendre cette année.
« Joyeux No-iel, la gang! Ben quoi? On n’a plus le droit de dire il ou elle astheure : faut dire iel… »
Certes, c’est un peu lourd quand nos familles sont réfractaires au progrès, mais il en sort parfois des jolis calembours. Après s’être décollé la rétine à trop lever les yeux au ciel pendant la tirade de Pépère sur l’écriture épicène et le « iel », on peut tenter de lui expliquer calmement que « iel » n’est absolument pas obligatoire et que c’est juste un mot bien pratique pour parler des gens sans faire référence à leur genre.
Si ça ne fonctionne pas, essayez la technique du changement radical de sujet. En détournant brutalement l’attention de votre interlocuteur, vous pourrez vous sortir efficacement de n’importe quelle discussion qui ne mène à rien. « Tu te souviens, Grand-papa, la fois où tu as confondu Facebook et Google, et que tu as accidentellement changé ton statut six fois pour “Femme mature”? Tu nous feras toujours rire! »
« Y avait pas une pénurie de main-d’œuvre? Pis toi, t’as toujours pas trouvé de meilleure job? »
Quoi? Qu’est-ce qu’elle a de pas correct, ma job? J’adore mon travail!
Le seul inconvénient, c’est que ma famille ne comprend pas du tout ce que je fais et que je dois réexpliquer chaque fois ma description de tâches. Pis, pénurie de main-d’œuvre ou pas, je ne vais pas me métamorphoser soudainement en infirmière ou en programmeuse ni aller travailler en cuisine pour boucher les trous du marché.
Après avoir (une fois de plus) expliqué votre job (sans succès) à vos proches, essayez la technique du contre-interrogatoire. « Pis toi, Maman, est-ce que ta carrière t’a donné un sentiment de réussite? Si tu savais qu’à cause du vieillissement de la population, tu n’avais à peu près aucune perspective de retraite, est-ce que tu passerais ta vie à planifier ta retraite, ou à t’épanouir du mieux que tu peux? Est-ce que je pourrais avoir ta recette de tarte aux pacanes? » Si elle surenchérit avec d’autres questions, ne vous laissez pas faire : posez encore plus de questions! « Comment on fait les bébés? C’est quoi, exactement, le big bang? »
Elle finira par abandonner, et vous récupérerez une recette digne de Ricardo au passage.
« Un woke, c’est pas l’affaire pour cuisiner chinois, ça? Hihihi. »
Difficile de garder son calme lorsqu’on s’active pour rendre le monde meilleur mais qu’on se heurte à ce genre de répliques. Passé notre stupéfaction de partager de l’ADN ou autre lien quelconque avec un tel interlocuteur, on doit se rendre à l’évidence : toute discussion rationnelle est futile et ne fera changer personne d’avis.
Exceptionnellement, on peut sortir quelques dirty tricks de sa manche. Plus précisément, on peut faire croire à notre mononcle qu’il est saoul et en train de devenir très gênant. Si votre jeu est assez convaincant, vous pourrez même lui faire croire qu’il déparle sans s’en rendre compte. Parfois, il faut jouer rough pour survivre aux discussions de Noël.
« Tu manges pas de dinde? Tu emballes tes cadeaux dans du tissu réutilisable?? Dis-moi pas que toi avec, tu t’es fait manipuler par la petite Greta Thunberg? »
Il y a beaucoup d’affaires à déballer dans cette réplique. Est-ce qu’on est les seuls à remarquer que le monde brûle un peu plus chaque année sous nos yeux? En quoi ça agresse qui que ce soit, ce que je mets dans mon assiette?
Il faut parfois lâcher prise et accepter de porter la magie de Noël entièrement sur ses épaules. Peu importe les critiques que vous recevrez sur vos choix de vie, souvenez-vous que vous êtes là pour partager un beau moment en famille à Noël. Alors on fait un beau grand sourire à sa matante, on lui dit qu’on l’aime beaucoup et que c’est justement pour ça qu’on veut faire attention à la planète : pour préserver les gens qu’on aime. Si votre matante ose rétorquer quelque chose de désagréable, il est temps de faire fonctionner votre langage non verbal : levez-vous et quittez cette conversation sans rien dire, pour aller vous resservir un morceau de bûche ou pour jouer avec vos petits cousins. N’oubliez pas de garder le sourire en la fixant poliment dans les yeux.
Finalement, à Noël, pourquoi réunir 10 personnes qui n’ont presque rien en commun, à part le fait d’avoir passé les fêtes de Noël précédentes (enfin : celles d’avant) ensemble? Ben oui, parce qu’au fond de nous, on s’aime (parfois très très TRÈS au fond de nous)! Et si on apprend qu’à cause du variant Omicron on ne pourra pas se réunir encore cette année, malgré le soulagement initial, on aura quand même un petit pincement au cœur…
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Pas envie de devoir dépendre du lift de votre cousin pour rentrer du party de Noël? Visitez un des concessionnaires Toyota du Québec pour trouver le parfait véhicule hybride, qui étonnera même Mononcle Marc!
