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Vous le savez déjà sûrement, mais plusieurs utilisateurs des réseaux sociaux sont aussi crédules qu’impulsifs. On nous annonce que Facebook dévoile de vieux messages privés? On mousse la nouvelle sans vérifier si ça s’applique à notre profil, voire si l’information est véridique ou si la source est crédible. On nous présente une capture d’écran d’un film porno qui aurait vraisemblablement été inspiré de la crise étudiante sur les mêmes réseaux et la conscience, voire l’insouciance, collective s’emballe à nouveau.
Chez Indigo, on confirme le succès de la démarche. Marie-Claude Asselin, relationniste aux communications corporatives chez Vidéotron, fait notamment valoir que le film se retrouve maintenant dans le palmarès des films adultes les plus populaires de la télé à la carte (en fait, ce matin, il est en tête dans cette catégorie). Une opération séduction qui, bien évidemment, me laisse songeur.
Alors que le marché de la « parodie » porno est en pleine expansion aux États-Unis (les Simpsons et Fred Caillou ont eu droit à des parodies pornographiques, tout comme Sarah Palin et Barack Obama), je me demande si le degré zéro du 7e art pourrait être repris, ici ou ailleurs, pour « capter l’attention » de la gent qui boude les analyses poussées au profit de ‘tites vites sensationnalistes sur LCN, par exemple.
Dans son bilan 2011 de la nouvelle dans la province, Influence Communication constatait, notamment, que « la cuisine occupe en moyenne 18 fois plus de place que la pauvreté dans les médias québécois ». Est-ce qu’un porno – titre de travail: Montre-moi ton compte dans l’rouge – pourrait sensibiliser davantage médias et masturbateurs à cette problématique aussi sérieuse que boudée?