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Parle-t-on assez à nos voisins?
URBANIA et Maître Carré s’unissent pour vous faire découvrir le Mellem Ville-Marie, un espace locatif qui verra le jour en 2024 en plein coeur de la métropole.
Quand je retourne en banlieue pour rendre visite à mes parents, ça me brise toujours un peu le cœur de constater à quel point les espaces publics sont déserts. Parcs, piscines, stationnements en bitume… on se croirait parfois dans des villes fantômes – et j’exagère à peine.
On est tellement déconnectés les uns des autres qu’on préfère dépenser des milliers de dollars pour s’encabaner chez soi plutôt que d’avoir à partager un petit bout de terrain avec ses voisins.
À chacun son propre barbecue, sa propre tondeuse et ses propres cossins en tous genres qui, la plupart du temps, accumulent pas mal plus de poussière que d’usages. Comme ça, pas de chichis, pas de blabla – et surtout, pas de partage.
Le besoin de se raccorder
Pourtant, le besoin de se sentir en connexion avec les autres et de faire partie d’un groupe est typiquement humain, et combler ce besoin est essentiel à notre bien-être individuel et collectif. C’est aussi valable aujourd’hui que ce l’était à l’âge de la pierre.
Selon une étude menée par Statistique Canada d’avril à juin 2022, « les personnes ayant déclaré faire confiance à un grand nombre de personnes ou à la plupart des personnes de leur voisinage ont également déclaré avoir un sentiment d’appartenance à leur collectivité locale plus fort, être plus satisfaites à l’égard de la vie et avoir un meilleur sentiment de sens et de but par rapport à la vie ».
Non négligeable comme impact sur sa qualité de vie, on va se le dire.
Dans un autre rapport, publié par les Fondations communautaires du Canada, on note aussi qu’un fort sentiment d’appartenance et de solidarité envers les gens qui nous entourent améliorerait notre santé, rendrait notre situation d’emploi plus stable et donnerait plus de sens à notre vie.
En plus, dans les collectivités où les gens sentent qu’ils ont une place et se font mutuellement confiance, les quartiers sont plus sécuritaires, la culture s’épanouit et les identités s’affirment.
Non, mais, sérieusement… avouez que ça donne le goût de faire un petit effort.
Donc, ça remonte à quand, au juste, le moment où on s’est dit « bon fa’que à c’t’heure, fuck l’esprit de communauté, à partir de maintenant, c’est chacun pour soi »? Cette petite question en apparence bien simple est pourtant pas mal plus complexe qu’on pourrait l’imaginer.
Décortiquer ce malaise généralisé
Ce sont des années d’« évolution » qui ont fait en sorte qu’aujourd’hui, on a du mal à cogner à la porte de son voisin pour lui demander deux p’tits œufs pour faire des muffins. On préfère en commander une demi-douzaine sur Uber Eats en option accélérée plutôt que d’avoir à faire appel à la générosité de ses pairs.
On pourrait sans doute jeter la pierre aux avancées technologiques. Elles nous ont menés à un point où on se retrouve la majeure partie du temps campés derrière un écran, chacun de son bord, branchés aux médias sociaux – lesquels se targuent de permettre aux gens de rester en contact alors qu’en réalité, ils nous isolent toujours un peu plus, nous confinant à notre propre espace et à nos propres idées.
Et n’oublions surtout pas la cerise sur le sundae : cette bonne vieille pandémie qui nous a obligés à nous cloîtrer et nous a interdit tout contact humain pendant de nombreux mois.
Avec le temps, cet environnement physique et social a provoqué une sorte de perte d’habiletés sociales.
Les occasions d’agir avec nos voisins étant de plus en plus rares, ce n’est pas une surprise qu’on puisse se sentir démunis lorsqu’une interaction s’impose.
Alors, par où commencer?
Malgré le contexte socioéconomique actuel, la soif des Québécois.e.s de créer de la solidarité par la proximité existe toujours bel et bien. Groupes Facebook d’entraide entre voisins, fêtes de quartier et de ruelle, frigos communautaires, aménagement d’espaces publics : une foule d’initiatives citoyennes prennent naissance et redonnent de l’espoir.
Des entrepreneurs constatent aussi l’impact positif d’un espace axé sur l’esprit de communauté et de partage. Des projets de cohabitation novateurs voient le jour un peu partout dans la province, des lieux où les locataires partagent des espaces de coworking, des jardins, des gyms, favorisant ainsi le développement tout naturel de relations entre voisins.
Et si on se servait, justement, du fait qu’il nous manque deux œufs pour notre recette de muffins pour raviver notre sens de la communauté et ainsi rendre notre quotidien et notre vie plus équilibrés?
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L’esprit de communauté vous allume, vous aussi? Découvrez le Mellem Ville-Marie, un espace locatif offrant un mode de vie plus simple et plus sain. Un projet en plein cœur de Montréal – station de métro Frontenac – qui verra le jour en février 2024.