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Nous avons demandé à notre communauté sur Facebook de prendre la première phrase du roman Papillons d’Annie Loiselle et de créer une nouvelle histoire. Nous lui avons envoyé le résultat, pour avoir ses commentaires.
Voici la première phrase, et ce que vous avez créé:
Elles sont assises sur des petites chaises de métal disposées autour du lit, sauf Augustine, qu’on a installée dans le grand fauteuil des visiteurs pour qu’elle y soit plus confortable. Ça fait longtemps qu’elle attend.De son fauteuil, Augustine, le souffle court, toise ses amies. Elles auraient toutes été éligibles, mais elle sait que cette fois c’est son tour, c’est aujourd’hui qu’elle naîtra de nouveau. Elle en sort l’objet et se tourne vers ses amies. Elle desserre sa main pour qu’elles puissent le voir et rien ne se passe, pas un silence, pas une parole, rien. Pourtant, elle s’attendait à une réaction, peu importe laquelle.C’est dans ce rien que l’objet s’anima. Il avait absorbé l’énergie des mots qui auraient dû sortir, des regards étonnés qui auraient dû fuser. Il se déroulait lentement, comme la pousse d’une fougère, à l’infini. Cette chose si petite et si grande, si tout et rien à la fois. J’étais vide, vidée, vidangée et voilà que de ma coquille creuse s’évadait une onde de choc à peine perceptible, écorchant mon échine dorsale… j’entrait dans l’oeil de la tornade.Le pendule de la vieille horloge en bois émit un “tac” tonitruant. Un seul. Derrière mes tempes résonna mon coeur. Une fois. Dans l’infinité de cette seconde, le cours du temps avait altéré celui de ma vie.Marie cligna des yeux.