Ainsi, lorsque Dussault lui demande comment elle compte dénouer l’impasse suite au refus de son offre (vous savez, la fameuse « 50 cennes par jour » qui suivait « deux bières de moins par semaine » et autres clichés du genre), Mme Beauchamp répond qu’en ce moment même, les deux tiers des étudiants de la province sont en classe.
Était-ce la question? Non. Était-ce une façon subtile de changer de sujet? Pas du tout. Est-ce que ça a aidé au « débat »? Encore moins!
Après douze semaines de grève, Mme Beauchamp évite toujours le débat en invoquant des questions de sémantique (t’sais, « boycottage » et non pas « grève ») et de mathématique (Line justifiant sa glorieuse stratégie – laisser les troupes se fatiguer – parce que seulement 33,33% des étudiants sont mécontents… elle qui a pourtant gagné les élections de 2008 qu’avec 29% des électeurs de la circonscription de Bourassa-Sauvé).
Bordel, Line! Est-ce que ça va? Es-tu fatiguée? Veux-tu prendre une pause ou encore un verre d’eau? Peux-tu compter les cartes quand tu joues au poker ou des cure-dents projetés au sol en un seul coup d’oeil? Parce qu’à ce point-ci, même Rain Man est plus conciliant que toi. C’est ça, la trace que tu veux laisser dans l’histoire politique du Québec? Devenir notre Margaret Thatcher? Notre Dame de téflon? Un destin aussi triste que ta ligne dure, malheureusement.
Je dois l’avouer, y’a un autre truc qui m’agace avec cette intervention sur les ondes de RDI : ce conflit, cette grève et ce boycottage ne concernent plus que les étudiants depuis belle lurette.