Carl Atiyeh

Nectar : le buzz autour d’une bonne idée

Aux dernières nouvelles, à part Maya, les abeilles n’ont pas beaucoup de jasette. Ça n’a pas empêché Marc-André Roberge et Xavier de Briey, les cofondateurs de Nectar, de les faire parler. Grâce à l’ingénieux dispositif composé de petits capteurs qu’ils ont conçu et qu’il suffit de glisser dans la ruche,les apiculteurs ont accès à une foule de données en temps réel, notamment sur l’état de santé de ces championnes de la pollinisation, permettant ainsi d’en assurer la survie à long terme. Autoportrait de deux entrepreneurs qui font briller les ruchers.

Cet article est tiré du magazine Spécial Extraordinaire 2018, disponible sur notre boutique en ligne.

Marc-André Roberge – Président et cofondateur de Nectar / 27 ans / Bélier

Xavier de Briey – Directeur technique et cofondateur de Nectar / 27 ans / Vierge

Quand on nous demande ce qu’on fait dans la vie, on répond… qu’on parle avec les abeilles! [NDLR : C’est d’ailleurs le temps où jamais : LES ABEILLES SE MEURENT. Ce printemps, la Fédération des apiculteurs du Québec estime qu’entre 50 et 80 % des abeilles de leurs membres ont trouvé la mort.]

Notre mission,c’est… aider les apiculteurs partout dans le monde à prendre les bonnes décisions sur la gestion de leurs colonies d’abeilles afin de les rendre en meilleure santé et plus productives, notamment en matière de pollinisation.Le but est d’avoir un impact positif sur notre chaîne alimentaire!

L’accomplissement dont on est le plus fiers, [Marie1] c’est… d’avoir jusqu’à présent connecté 100 ruches chez plusieurs de nos clients partenaires au Québec. Cette première vague de connexions a donné de bons résultats, notamment en facilitant la détection des reines abeilles mortes, ce qui permet de prévenir le dépérissement des ruches. [NDLR : Tout ça est rendu possible parce que le dispositif récolte des données comme le taux d’humidité,la température ou la localisation des installations. Ces dernières sont par la suite analysées par un système d’intelligence artificielle pour donner l’heure juste sur l’état de la ruche.]Nous avons pu valider du même coup que nous apportons une valeur réelle auxa piculteurs.

Pour l’année à venir, on veut… prendre de l’expansion dans nos projets pilotes en testant la dernière version de notre technologie, en plus de collaborer avec les acteurs de l’industrie agricole qui dépendent de la pollinisation des abeilles.

Pour y arriver, on a besoin… de partenaires qui croient en notre mission, autant des alliés financier sque des acteurs des industries agricoles et apicoles, dans le but de connecter des milliers de ruches et de finaliser le développement de la technologie.

Ce sera bénéfique pour… les abeilles, en premier lieu! Évidemment, les apiculteurs qui en prennent soin ont le plus à y gagner. Les agriculteurs dont les cultures dépendent de la pollinisation auront aussi accès à plus d’information concernant les butineuses. Mais au final, c’est vous et moi qui allons en tirer profit puisque ça nous permettra de continuer à avoir accès à des aliments qui dépendent en tout ou en partie de la pollinisation des abeilles, comme les bleuets et les amandes.

Dans le meilleur des mondes… Nectar n’aurait pas à exister puisque notre écosystème et les populations d’abeilles, domestiques ou sauvages, seraient en pleine santé.

Conjuguer technologie et nature, c’est… une occasion incroyable de pouvoir mieux comprendre une autre espèce que la nôtre en lui donnant une voix via la technologie.

Une piqûre d’abeille… c’est un rappel de notre place en tant que soutien à la colonie d’abeilles plutôt qu’en tant que maître de celle-ci. Une piqûre, ça fait mal, mais on n’a pas le choix de s’y habituer!

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