Antoine La Rochelle

Musique : la pop électronique de la formation Le Couleur

Les soirées CLAIRS-OBSCURS et URBANIA s’unissent pour vous faire découvrir Le Couleur

Le groupe montréalais Le Couleur s’est fait connaître en 2010 dès la sortie de leur premier album, Origami. La formation continue de se faire connaître sur la scène tant montréalaise qu’européenne avec son plus récent album, P.O.P., qui connait un succès grandissant sur Youtube, Spotify et dans les diverses radios Sirius XM.

Composé de la chanteuse Laurence Giroux-Do, du guitariste Patrick Gosselin et du batteur Steeven Chouinard, le groupe se distingue par son son disco, dance même, et par ses paroles francophones s’inscrivant dans la lignée des artistes talentueux qui ont compris les deuxièmes degrés.

Je pense qu’on est dans les premiers au Québec à faire de la disco-dance.

C’est en magasinant des meubles chez Ikea avec son conjoint Steeven (le batteur du groupe!) et leur petite fille Charlie que la très sympathique chanteuse du groupe, Laurence Giroux-Do, a bien voulu nous révéler la couleur de leur art.

Comment décririez-vous votre musique: pop, dance, disco? Qu’est-ce qui vous distingue des autres groupes montréalais?
On pourrait dire néo-disco, ou pop électronique. On a beaucoup de percussions aussi alors on pourrait se donner un petit côté africo-love. Mais c’est tellement subjectif les styles de musique, par exemple au festival du Printemps de Bourges, en France, on nous a décrit comme Pop Rock!

Mais ce qui nous distingue, c’est vraiment le fait qu’on soit dans le créneau disco-dance, car je pense qu’on est dans les premiers au Québec à s’amuser dans ce style là! C’est pas quelque chose qui se fait beaucoup ici, je dirais que c’est plus le folk qui prédomine.

On a le réflexe de vouloir vous corriger et dire “la” couleur… Pourquoi “Le Couleur?”

Ça donne un punch beaucoup plus grand que si on s’appelait simplement “La Couleur”. Et c’est surtout qu’on joue beaucoup sur le deuxième degré, et que sur scène, on s’habille en noir et blanc! Disons que ça apporte beaucoup de nuance, comme notre musique!

Et quel genre de message voulez-vous véhiculer par votre musique?
Dans les textes que j’écris, je veux que chacun comprenne ce qu’il veut bien comprendre. Je ne suis pas du genre à exprimer ce que moi je vis ou ressens, je préfère aborder plus largement la relation des hommes et des femmes, entre eux ou avec les objets.

Avec des objets?

Oui, par exemple on a une chanson qui pour moi, parle d’un rouge à lèvres qui se fait mettre sensuellement sur des lèvres. Mais ce n’est pas explicite, c’est ce que la chanson représente pour moi, ça se peut qu’une autre personne ne perçoive pas que je parle d’un rouge à lèvres, c’est une interprétation libre!

Ça m’intrigue… On parle de quelle chanson ici?

À vous de la trouver! Et c’est très possible que vous en trouviez une autre que celle que j’ai en tête, et c’est ça la beauté de la chose!

(Moi, je n’ai pas trouvé, mais vous pouvez fouiller sur leur youtube.)

Avec ce côté interprétatif et disco vintage… il arrive qu’il y ait des baby-boomers dans vos salles?

Il y a plein de gens de la cinquantaine qui viennent nous voir parce que notre musique leur rappelle leurs belles années! Et quand on joue dans les maisons de la culture, on atteint un public plus âgé qui nous dit aimer cette nostalgie. Mais sinon, notre public principal c’est vraiment les 18-25 ans!

Vous allez participer à la soirée Clairs-Obscurs au Musée des Beaux-Arts vendredi prochain. Ça sera quoi l’expérience sur place? On s’attend à quoi?

On veut que les gens dansent! Il n’y aura pas d’arrêt entre les tounes, ce sera un 50 minutes non-stop de notre nouvel album P.O.P, mélangé avec les plus grands succès de Dolce Désir et Voyage Love. C’est une première pour nous de fusionner notre musique à de l’art visuel, et on est aussi excité que vous!

Le Couleur et l’art visuel, c’est déjà un match gagnant me semble. Ça marche bien ensemble?

Bien sûr! Il y a quelque chose de vraiment cohérent entre n’importe quelle musique et l’art visuel. Surtout qu’on veut que les gens dansent, il n’y aura rien de plus instinctif que ça avec les vitraux colorés qui accompagneront l’univers de nos mélodies!

Vendredi le 26 mai, on pourra les retrouver dans la magistrale et ancienne église du Musée des Beaux-Arts, pour une soirée printanière et vive en surprises. Les soirées Claires-Obscures, qui reviennent 3 fois par année, sont imaginées pour stimuler vos 5 sens à travers les expositions permanentes du pavillon Claire et Marc Bourgie d’art québécois et canadien. Ce printemps, à travers une thématique “environnement”, c’est grâce à des ateliers créatifs (par exemple de la fabrication de couronnes de fleurs!!) que vous pourrez venir exercer votre créativité tout en sirotant des cocktails et en dégustant des bouchées à des prix abordables. Mais surtout, vos yeux auront la chance de faire partie des premiers à se fasciner pour les robes de mariée de Jean Paul Gauthier dans la nouvelle exposition Love is Love.

Consultez la programmation artistique de Clairs-obscurs par ICI et pour encore plus d’informations, voici l’événement Facebook!

Pour lire un autre texte de Maude Carmel: «Petit guide démystificateur du chokage hivernal».

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