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En lançant hier sa campagne négative en réaction à la campagne négative du PC, le PLC vous fait un ou plutôt deux jolis cadeaux : un sujet en or pour votre blogueur de la semaine et une autre raison de préférer Bande à Part à la radio commerçante.
« Pucapab » est le titre imagé de cette complainte anti-Harper lancée hier en grande pompe par des libéraux gonflés, n’est-ce pas ironique, à bloc.
Inspirés par le succès du « Libérez-nous des libéraux », mais provinciaux ceusse-là, des Loco Locass, les Libéraux fieffés fédéraux ont commandé cette litanie des mauvais coups conservateurs à une agence de pub qui connaît la musique.
Il en est ressorti une chansonnette avec un tempo qui n’est pas sans rappeler « mon voisin » des Frères À Cheval, groupe coloré d’une autre époque. Sauf que le voisin des Libéraux dont il est question dans « Pucapab » est tellement encombrant qu’il lui faudrait plutôt un coup de pied bien placé que quelques couplets aussi justes soient-ils pour le remettre à la place qu’il n’aurait jamais dû quitter, c’est-à-dire dans son bac à sable bitumineux de l’Alberta lointain.
Il est plus facile de faire la liste des horreurs commises par les conservateurs depuis 5 ans que dresser la liste des courses pour le souper de ce soir. Depuis son accession, toute minoritaire soit-elle, à la tête du plus meilleur pays au monde, Stephen Harper a réussi à en faire le plus pire en matière de protection de l’environnement, de dette publique, de diplomatie internationale, de promotion de la culture, de défense de la paix, alouette.
La population n’a pas besoin de Michael Ignatieff , Denis Coderre ou Justine Trudeau pour savoir que le parti de Maxime Jos Louis Bernier est en train de faire du Canada un pays de red neck incultes qui fera bientôt passer l’Alaska de Sarah Palin pour un état social démocrate paradis de l’art contemporain et du mariage gay.
La campagne « Pucapab », en plus de nous rappeler que pour parler à la population, les politiciens se sentent obligés d’utiliser un langage de premier cycle de primaire, ne nous rassure pas sur l’issue des futures et, sans doutes, prochaines élections.
Évidemment, vous pourriez rester à la maison en pensant que ce n’est pas avec une rengaine qu’on va changer la situation. Mais ce n’est pas en clamant qu’on est « pucapab » qu’on va réussir à faire « keke chose ».