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Mehdi prise 2

20 juillet 2015
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Mehdi Boussaidan nous offre une heure complète de nouveau matériel dans Mehdi Boussaidan live 2, un matériel moins original, mais mieux maîtrisé que ce qu’il nous a offert l’an passé dans Mehdi Boussaidan Live. Il faut dire que la barre était haute : en 2014, le nouveau venu sur la scène humoristique nous arrivait avec des personnages colorés tels que le prof d’histoire de l’art manchot ou le personnage congolais très imprégné de culture coloniale. Mehdi promettait alors un humour cultivé et riche, de gars qui a beaucoup voyagé pour son âge et qui s’intéresse à toutes sortes de choses. C’est toujours le cas, mais avec moins de personnages, autour d’une réflexion plus convenue sur le bonheur, qui sert de fil conducteur.

On découvre toutefois un travail plus affirmé et professionnel, à commencer, justement, par l’existence d’un fil conducteur et d’une mise en scène. L’an passé, Mehdi nous présentait une collection de numéros disparates, dont plusieurs avaient déjà été présentés – avec grand succès d’ailleurs – dans le cadre d’En route vers mon premier gala. Cette année, c’est un spectacle qu’il nous livre. L’humoriste a pris de l’expérience et la livraison est moins broche-à-fois. Plusieurs blagues reçoivent des applaudissements nourris et son imitation d’émission littéraire, dans laquelle il aborde notamment la biographie en deux tomes de Tolstoï – Tol Stoïry 1 et Tol Stoïry 2 – est hilarante. Il nous revient aussi avec un numéro dans lequel il incarne les quatre personnages essentiels à toute bonne toune de reggaeton – le petit latino, le gros latino, la fille qui jouit et le gars qui tire du gun – dans une formule à laquelle il nous a habitués l’an passé avec le rap et qui fonctionne toujours aussi bien.

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Parenthèse ici : après avoir sourcillé à quelques reprises depuis le début de Zoofest en réaction à des blagues sur l’homosexualité, je me suis demandé si c’était moi qui étais trop susceptible par rapport à ce sujet sensible. Mais quand Mehdi a fait une blague facile sur son ancien colloc «trop homosexuel», en imitant ses cris de jouissance d’homosexuel, j’ai pu constater que je n’étais pas la seule à trouver ça moyennement drôle.

Reste que Mehdi offre un bon divertissement et démontre un charisme qui le démarque des autres. On peut l’observer notamment dans le spectacle les Z’importés, cabaret d’humoristes d’origines diverses qu’il anime avec brio à l’Agora Hydro-Québec de l’UQAM, au cœur du complexe des sciences. On y découvre Kevin Raphaël (le gars qui commente les matchs de hockey «en haïtien»), l’attachant Sexy Jorge d’origine chilienne, Jason Brokerss (un grand coup de cœur), Richardson Zéphir (alias Blackman), et Reda Saoui, peut-être moins en forme qu’on ne l’a déjà connu.

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