6 choses que vous ne saviez pas sur le bal des finissants

Parce qu’on ne pouvait pas faire un magazine interactif spécial Bal des finissants sans vous donner ces informations capitales!

1- C’est impossible d’y aller avec sa grand-mère

On ne sait pas si vous êtes du genre à être allé au bal avec un cavalier ou simplement avec votre virginité, mais il y a de bonnes chances que vous n’y soyez pas allé avec votre grand-mère. En tout cas, pas si vous avez étudié en Alabama.

En avril, un finissant d’Eufaula, dans le sud des États-Unis, a demandé à sa grand-mère de l’accompagner à son bal. Cette dernière, Catherine Maine, était vraiment excitée, elle qui n’a jamais terminé l’école secondaire. Elle s’est empressée d’acheter une belle robe ; elle était prête. Sauf que l’affaire, c’est que les grands-mères ne sont pas les bienvenues au bal.

Internet s’est fâché, mais l’école n’a pas bronché.

En effet, la commission scolaire locale interdit aux finissants d’être accompagnés d’un cavalier de plus de 20 ans, de peur que celui-ci facilite l’entrée d’alcool au moment de la réception. Et vous vous doutez bien que Catherine Maine a plus que 20 ans. Alors la direction a dit non. Internet s’est fâché, mais l’école n’a pas bronché.

De notre côté, on a l’impression que la présence d’une grand-mère nous aurait évité bien des débordements alcoolisés, mais bon.

2 – Chez URBANIA nos souvenirs sont plate à mort

Pour savoir de quoi on allait parler, en commençant la production de ce magazine, on s’est d’abord intéressés aux bals de nos collègues d’URBANIA. On a notamment appris qu’une membre de notre équipe est allée au bal accompagnée d’un garçon, mais qu’elle est partie avec un autre, et qu’il y a un certain nombre d’excentriques — du genre à porter un habit rose et brun — parmi nous.

Sinon, sachez que hormis un veston par-ci par-là, seuls deux collègues ont reporté leur costume ou leur robe après la soirée, et qu’au sein de l’équipe, il y a eu autant de vomi que de relations sexuelles (plus de gens ont vomi, mais un collègue a scoré deux fois — high five, dude).

Mention spéciale tristesse à notre directeur technique, François-Olivier, qui s’est fait laisser le lendemain du bal. PIRE. HANGOVER.

3 – Les tutoriels pour une soirée réussie existent depuis au moins 1961

Nous sommes tombés sur une magnifique vidéo éducative de 1961, présentée par Coca-Cola, qui nous donne une myriade de conseils sur les comportements à adopter lors du bal des finissants. Elle met en scène Mary, la reine de beauté, et Dick, son cavalier.

Par exemple, il faut d’abord savoir si on va au bal, et avec qui, puisqu’il s’agit de « l’événement social le plus important de [notre] jeune vie ».

Si votre partenaire est lourd et qu’il danse mal, vous avez le droit de vous trouver une excuse pour vous sauver.

Messieurs, il faut vous informer de la couleur et du style de la robe de votre cavalière, afin que votre habit ne jure pas et que vous puissiez trouver le parfait corsage assorti. Si vous êtes comme Dick, vous pouvez même pousser l’audace jusqu’à blaguer avec le fleuriste.

Aussi, mesdames, si votre partenaire est lourd et qu’il danse mal, vous avez le droit de vous trouver une excuse pour vous sauver. Pis aussi, c’est smatte d’amener une petite liqueur aux surveillants du bal. Du Coke, mettons.

Un petit bijou.

4 – Le choixpeau magique existe vraiment et il a 90 ans

Bien avant que J.K. Rowling invente un chapeau magique qui décide dans quelle gang de sorciers un petit nouveau à Poudlard se retrouvera, l’école secondaire Aquin (à Freeport, en Illinois) faisait la même chose avec le bal des finissants.

Depuis 90 ans, la tradition de cette petite école veut que les garçons pigent le nom de leur cavalière. Ils invitent ensuite ladite demoiselle grâce à d’élaborés stratagèmes et chorégraphies. Les finissantes doivent accepter la demande, mais n’ayez crainte : tous les participants à ce petit jeu donnent leur consentement avant l’opération.

Ça a l’air que ce processus est souvent plus amusant que le bal lui-même, et si on se fie à notre propre soirée, on le croit.

5 – Certaines chansons sont indispensables pour faire danser tout le monde

En 2015, le magazine américain Seventeen a publié la liste des chansons qu’il faut ABSOLUMENT entendre pendant le bal des finissants, sinon la soirée compte même pas et vous allez rater votre vie (traduction libre). Bien entendu, la rédaction spécifie qu’il faut ajouter à cette liste les tubes de l’année, mais pas trop non plus.

Dans la liste, on trouve : I Don’t Wanna Miss a Thing, d’Aerosmith ; Hot in Here, de Nelly ; I Gotta Feeling, des Black Eyed Peas ; et Single Ladies, de Beyoncé.

Au Québec, on ajouterait certainement Hélène, de Roch Voisine ; Ça fait rire les oiseaux, de la Compagnie créole ; et Illégal, de Marjo.

Et, idéalement, Pousse, pousse (de Jonathan Painchaud), juste parce que c’est excellent.

6 – On a tout faux en disant “bal de graduation”

Même si on dit tous « bal de graduation », il s’agit là d’un anglicisme, indique l’Office québecois de la langue française. Il faut plutôt dire : bal de fin d’études, bal de fin d’année ou bal DES finissants.

Ça vous a sûrement gossé en lisant le magazine, mais pas autant que nous en travaillant dessus.

C’est un peu comme quand on a appris que « trampoline » est masculin, genre.

On vous invite à découvrir les photos de finissants de personnalités québécoises, un extrait du magazine Spécial Étudiants. 

Et pour découvrir le magazine interactif précédent sur la Météo, c’est par ICI!

Je suis rédactrice en chef de Balle Courbe. J'aime le fromage. Je suis obsédée par l'expression "se serrer la pince". Je trouve que le water-polo n'a pas le klout qu'il mérite.

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