Les bals des finissants, combien ça coûte c’t’affaire ?

Que l’on choisisse de louer une limousine, d’y aller avec une coiffure trois étages ou d’être vêtu d’une robe en steak, le bal des finissants peut coûter cher, très cher. Mais parce qu’il n’y a pas que les bidous dans la vie, on a regroupé toute une brochette de chiffres insolites sur le bal des finissants et ce qui y touche, de près ou de loin.

508 $

Montant moyen déboursé par les ménages canadiens pour le bal des finissants, selon un sondage réalisé par Visa en 2015. C’est pas mal moins que nos voisins du Sud, qui dépensent 919 $ US en robes, tuxedos et autres après-midi chez la coiffeuse… alors que des économies toutes simples sont possibles. Après tout, qui a besoin d’une limousine pour transporter Anny-Soleille à son bal quand une Honda Civic 1999 montée peut tout aussi bien faire l’affaire ? HEIN, QUI ?

 ***

12e et 13e Siècles

Période où sont apparues les toges et les coiffes académiques revêtues lors des bals de fin d’études. Elles étaient utilisées par les étudiants et les professeurs des premières universités européennes pour se tenir au chaud dans des établissements non chauffés. Encore présents dans plusieurs contrées — dont le Royaume-Uni, qui les perçoit comme emblématiques —, ces accessoires ont néanmoins presque disparu dans certains pays, dont la France, qui estime qu’il s’agit là une tradition « passéiste » (ah, ces chers cousins !)

1,5 million $

Budget de production du mythique film d’horreur canadien Prom Night, devenu un véritable succès commercial à sa sortie, en 1980, en générant près de 20 millions de dollars. Mettant en vedette Jamie Lee Curtis et Leslie Nielsen, le film, tourné à Toronto (WOU-HOU !), raconte l’histoire d’un tueur psychopathe qui s’évade d’un hôpital psychiatrique et qui se rend à un bal de fin d’année pour venger la mort d’une petite fille. Rien qui nous semble bien différent d’un bal des finissants tout ce qu’il y a de plus standard, finalement.

1977

Année où ont été commercialisés les Post-it®, que prétendent avoir inventé Romy et Michele dans le film Romy and Michele’s High SchoolReunion. Impopulaires durant leurs études, les deux copines décident de mentir pour flasher à leurs retrouvailles, qui prennent l’apparence d’un fastueux bal de fin d’année (avec roi et reine de la soirée et tout le bataclan). Bref, jeune d’aujourd’hui, ne désespère pas si tu es le « rejet » à ton propre bal : tu reviendras en force dans 10 ans en faisant croire à tes bourreaux que tu as inventé les chips de kale ou les stickers du chat-jambon sur Facebook. Genre.

37 ans

Âge de l’organisme sans but lucratif américain MADD (Mothers Against Drunk Driving), qui compte une branche active au Canada. Fondée en 1980 par Candace Lightner — dont la fille de 13 ans a été tuée par un conducteur ivre —, l’association a créé le programme Safe Sober Prom Night, qui invite les élèves à prendre l’engagement écrit de ne consommer ni alcool ni drogue à leur bal. Parce qu’il y a moyen de dire adieu au prof d’art dram avec classe, en n’ayant pas préalablement calé de la vodka Absolut dissimulée dans une bouteille d’eau…

13 997 $

Prix de détail de la robe de finissante la plus chère jamais confectionnée, voilà quelques années. Sertie de diamants authentiques, l’excentrique tenue conférait « tout le glamour de Hollywood » à celle qui la portait — en plus de lui assurer une « entrée et une sortie mémorables à n’importe quel bal de fin d’études » (no kiddin’ ?!), promettait son fabricant, Dress Goddess. Pis, what’s up ta p’tite robe Le Château achetée 39,95 $ en solde ?

1806

Année où a été publié — à l’Université Yale, aux États-Unis — le tout premier album de finissants (avec photos des diplômés pis toute), un ouvrage qu’il fait bon signer avant le bal de fin d’année… ou le soir même, advenant bien sûr le cas où il rentre dans votre sacoche Ardène. Néanmoins, on doute fort que le traditionnel message à la « SUR TOUT CHANGES PAS T’AI SUPER COOL DE MÊME, TA BEST 4EVER 2GETHER xxx ½ » eût été en usage en 1806.

3 %

Proportion de jeunes hommes qui ont avoué avoir perdu leur virginité le soir de leur bal des finissants, révèle un sondage mené auprès de 13 000 adolescents américains. Chez les filles, on parle de 5 %. On est loin d’être convaincus que le tout se soit déroulé dans un contexte particulièrement romantique, mais on est peut-être juste de vieux grognons au cœur desséché, au fond.

Pour lire la suite du magazine interactif, c’est par ICI!

L'on dit autour de lui qu'il sait créer de la magie avec les mots. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il est turned on solide par une ponctuation bien maîtrisée et par certains vocables découverts au fil des années dans les descriptions de films du télé-horaire («grand-guignolesque», «bébête», «resucée») ... mais rebuté par les phrases qui commencent par «l'on».

Du même auteur