Dorian Danielsen

Les zombies existent. Pour vrai.

Quand Dame Nature fabrique des morts-vivants.

La maladie se répand de l’un à l’autre sans qu’on sache trop comment. Des corps claudiquant couverts de cicatrices se tordent et se déforment. Ni vivants ni morts non plus. Leurs membres dont la chaire est maintenant putride se détachent et tombent. Deux jours plus tard, il ne reste plus qu’une boue blanchâtre et visqueuse.

On dirait des zombies tout droit sortis d’un film de série B. Ils ne viennent cependant pas d’Hollywood : ces corps pourrissants de l’intérieur ne sont pas ceux de créatures humanoïdes assoiffés de sang, mais ceux d’étoiles de mer ! Depuis 2013, les étoiles de mer de la côte ouest américaine font face à une grave épidémie qui les fait dépérir jusqu’à ce que leurs bras tombent et se mettent à errer comme des zombies.

Si vous aviez dans l’idée que les zombies sont une invention de la littérature et du cinéma d’horreur, détrompez-vous. La nature en regorge!

Un champignon contrôlant

Laissons de côté la chaire en putréfaction pour la jungle brésilienne, terreau fertile pour la chasse aux zombies. Là-bas, une spore de champignon se faufile à l’intérieur d’une fourmi. Seule au départ, la spore zombifiante va bourgeonner et créer de nombreux clones qui vont envahir tout le corps de la fourmi. Bien que minuscule, ce champignon qui n’a même pas de cerveau arrive alors à imposer sa volonté au cerveau de la fourmi.

Pour repérer ces zombies dans la jungle, il suffit de connaître les goûts particuliers de Monsieur : le champignon force la fourmi à grimper sur une feuille à 25 centimètres du sol où elle doit mordre à pleine dent dans la nervure et ne jamais rouvrir ses mandibules. Accrochée ainsi, la fourmi finit par mourir, vidée de son énergie par le champignon qui lui finit par sortir de sa tête « à la Alien ».

Des humains manipulés

Avec l’hiver qui arrive, difficile de s’inquiéter des effets des champignons tropicaux. Pourtant, les faiseurs de zombies sont bien plus près qu’on pourrait le penser.

Un parasite discret, Toxoplasma gondii, se retrouve chez un humain sur trois. Sa forte présence était jugée inoffensive puisqu’il est majoritairement sous une forme inactive. Toutefois, on sait maintenant que, même en latence, le parasite arrive à manipuler son hôte. Comme le champignon contrôlant une fourmi, Toxoplasma gondii arrive à modifier le comportement de son hôte, que ce soit un rat ou un humain.

Pour arriver à ses fins, le parasite se camoufle dans le tissu cérébral et cause des lésions dans certaines régions spécifiques du cerveau. Sa présence chez l’humain serait, entre autres, liée à la schizophrénie, aux tentatives de suicide, à différents aspects de la personnalité dont l’impulsivité et l’agressivité ainsi qu’à des performances cognitives plus faibles.

Échapper à l’apocalypse de zombies

Si les parasites sont les initiateurs de zombies, les humains peuvent espérer échapper à la fin du monde ! Après tout, que ce soit un parasite zombifiant ou un vampire assoiffé, il vaut mieux éviter de se tirer dans le pied liquidant entièrement sa source de nourriture. Pas d’hôte à zombifier, pas de parasite !

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