Les animaleries devront maintenant collaborer avec les refuges

Une belle nouvelle pour les animaux qui se cherchent un foyer à Montréal.

Il nous est tous déjà arrivé de flâner dans un centre commercial ou sur une rue passante pour nous arrêter en face d’une animalerie observer les bébés chats ou les chiots trop cutes. Le problème? On ne sait pas nécessairement d’où proviennent ces petites bêtes mignonnes. 

Depuis un an, le débat fait rage. Les animaleries sont d’avis que de les empêcher de vendre des animaux d’élevage leur fera perdre une bonne partie de leurs revenus et que le règlement favorisera un marché noir des animaux.

En être humain sensible, on fond nécessairement devant ces animaux. La tentation est forte d’acheter un chiot en animalerie plutôt qu’un chien d’âge mûr en refuge, mais qui a encore de belles années devant lui et plein d’amour à donner. Comment ne pas craquer devant cette paire d’yeux suppliants dans la vitrine, surtout quand ils sont ceux d’une boule de poils fluffy? Pourtant, surtout après la période des déménagements, on sait que les refuges débordent… 

L’an dernier, la Ville de Montréal a décidé de s’attaquer au problème de surpopulation des refuges. En juin 2018, Valérie Plante a annoncé changer son règlement municipal pour empêcher les animaleries de vendre des animaux de compagnie, sauf s’ils proviennent de cliniques vétérinaires ou de refuges.

Depuis un an, le débat fait rage. Les animaleries sont d’avis que de les empêcher de vendre des animaux d’élevage leur fera perdre une bonne partie de leurs revenus et que le règlement favorisera un marché noir des animaux.

Pour l’instant, leurs arguments ne semblent pas suffisants : les nouvelles mesures entreront en vigueur le 1er janvier 2020 (même si on pense que la bataille n’est pas encore gagnée) puisqu’elles viennent d’être entérinées par une juge de la Cour supérieure qui a donné raison à la Ville.

La SPCA de Montréal s’est réjouit de cette décision et a dit sur Facebook aujourd’hui avoir « confiance en la validité d’une telle mesure qui a été adoptée avec succès dans de nombreuses villes nord-américaines, telles que Toronto et Chicago.»

Juste pour vous donner une idée, il y a actuellement 44 chats, 13 chiens, 8 oiseaux, 6 lapins et 18 petits animaux disponibles pour adoption à la SPCA de Montréal.

Juste pour vous donner une idée, il y a actuellement 44 chats, 13 chiens, 8 oiseaux, 6 lapins et 18 petits animaux disponibles pour adoption à la SPCA de Montréal. L’organisme se dit prêt à travailler en partenariat avec les animaleries, mais ils « examineront toutefois les offres de partenariat au cas par cas pour prendre le temps de clarifier les modalités de celles-ci afin de nous assurer que chaque commerçant avec qui nous ferons affaire respecte nos critères et processus d’adoption, en vue de favoriser les meilleurs jumelages, d’éviter les “achats” impulsifs et de diminuer le taux d’animaux abandonnés. »

Reste à savoir si cette nouvelle mesure de la métropole saura éduquer ses citoyens à adopter des animaux de façon plus éthique.

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