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Les abeilles ont besoin de nous (et surtout, on a besoin des abeilles…)

Voici un petit guide facile pour faire votre part.

19 mai 2023
Présenté par
Silk
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Avec le lancement de son Chemin urbain, Silk désire donner une vague d’amour aux pollinisateurs. URBANIA et Silk unissent donc leurs efforts pour vous aider à aider les abeilles.

Sans les pollinisateurs, comme les abeilles, bye bye les amandes, les pommes, les avocats (LES AVOCATS, GANG!), le chocolat, le café, la vanille, et j’en passe. En fait, c’est une bouchée sur trois qu’on doit aux insectes et animaux butineurs. Ça tombe mal, parce que les pollinisateurs sont en déclin partout dans le monde et sans eux, laissez-moi vous dire qu’on serait dans un SACRÉ PÉTRIN.

Outre pimper nos toasts au beurre d’arachides et nos chaï lattés avec leur miel, les abeilles jouent un rôle crucial sur la planète. Plus de 75 % des plantes à fleurs dans le monde ont besoin des pollinisateurs pour se reproduire. En butinant de fleur en fleur, ces insectes transportent le pollen, produit par les organes mâles de la fleur, vers les parties femelles d’autres fleurs. Eh oui, tels des représentants pharmaceutiques de petites pilules bleues, les pollinisateurs permettent la reproduction de milliers d’espèces végétales, dont à peu près toutes celles qu’on mange.

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À leur tour, les plantes produisent l’oxygène, purifient l’eau, maintiennent les sols et nourrissent un truckload d’animaux du réseau alimentaire. C’est donc dire que laisser les pollinisateurs disparaître, c’est comme enlever tous les blocs du bas à Jenga : une très mauvaise stratégie.

Vous aimeriez faire votre part pour préserver ces petits surdoués de la biodiversité? Voici cinq façons d’aider les pollinisateurs!

1 – Ne pas les tuer

C’est un peu la base. Pour sauver les pollinisateurs, évitez de manier la tapette à mouches tel.le un.e champion.ne d’escrime. Gardez en tête que les abeilles n’ont aucune envie de vous piquer, puisque ça les tue du même coup (contrairement aux guêpes et, dans ce cas-là, c’est chacun pour soi).

De même, empoisonner les abeilles à grands pouche-pouche de pesticide risque d’être un brin contre-productif. Même s’ils visent des espèces indésirables, les insecticides chimiques (comme les infâmes néonicotinoïdes) s’attaquent aussi aux bestioles qu’on aime. En effet, ces produits se retrouvent éventuellement dans le pollen et le nectar des fleurs (tout comme dans nos assiettes, d’ailleurs, miam!), et peuvent causer la mort de ruches entières.

Les pollinisateurs vous trouveront donc beaucoup plus sympathique si vous choisissez d’autres options pour vous débarrasser de vos pucerons, par exemple semer des espèces indigènes, plus résistantes aux parasites.

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2 – Acheter en pensant aux abeilles

Certaines pratiques agricoles commerciales ont fâcheusement tendance à… tuer les insectes. En effet, la destruction d’habitats, la monoculture et l’usage intensif de pesticides n’aident en rien la cause des pollinisateurs.

Heureusement, il est possible de protéger les abeilles sans se faire taxer tout notre lunch par des chenilles affamées. C’est ce que font, notamment, les fermes amies des abeilles. Ces dernières mettent en place des méthodes diverses pour contrôler les ravageurs et favoriser la survie des espèces pollinisatrices. D’autres entreprises font leur part en protégeant ou en créant des milieux naturels, comme des jardins à pollinisateurs. En encourageant ces entreprises, vous donnez donc un bon coup de tarse (l’équivalent de la main chez l’insecte) à nos bien aimés butineurs.

3 – Planter des fleurs comme s’il n’y avait pas de lendemain

Gros scoop : les abeilles aiment les fleurs. En planter est le plus beau cadeau que vous puissiez faire à nos amies ailées, puisque la perte d’habitat est une des principales menaces pour la survie des pollinisateurs. Chaque fleur nectarifère déposée sur un balcon d’Hochelaga est ainsi une oasis potentielle pour un bourdon affamé (c’est poétique, pareil!). Plus les fleurs seront abondantes et diversifiées, mieux se porteront les pollinisateurs.

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Information hautement technique : au moment de choisir vos fleurs, cherchez des plantes riches en nectar et favorisez les espèces locales. La plupart des pépinières offrent des sélections de plantes favorables aux pollinisateurs. (Psst!! Vous vous sentez perdus dans cette panoplie de noms de fleurs en latin? Pas de souci! Vous pouvez vous procurer un sac de semences tout beau, tout prêt, en visitant le Chemin urbain de Silk!)

Si vous avez le pouce vert, vous pouvez pousser l’aventure jusqu’à créer un jardin exprès pour les pollinisateurs. Ce jardin doit être situé dans un endroit ensoleillé et contenir de la nourriture pour les pollinisateurs (surprise : des fleurs!) d’avril à septembre. Vous pouvez même ajouter une touche feng-shui à tout ça en laissant une source d’eau fraîche et un nichoir pour la reproduction des abeilles solitaires.

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4 – Laisser la tondeuse dans le garage

Au printemps, les abeilles attendent l’arrivée des fleurs avec autant d’impatience qu’on attend l’ouverture des terrasses. Le gazon plein de pissenlits risque peut-être de faire perdre connaissance aux résidents de Saint-Lambert, mais il donne un sacré coup de main aux insectes pollinisateurs.

Depuis quelques années, des organismes prônent d’ailleurs le No Mow May, un mouvement qui encourage les citoyens à ne pas tondre le gazon au printemps. L’objectif : protéger les insectes pollinisateurs qui se trouvent encore dans le sol, et laisser quelques fleurs sauvages pour qu’ils se nourrissent en attendant la floraison estivale.

La cour arrière style jungle est un peu trop intense pour vous? Vous pouvez quand même aider les pollinisateurs en passant la tondeuse en milieu de journée ensoleillée, quand les insectes pollinisateurs sont plus actifs, et non cachés dans l’herbe.

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5 – Faire connaissance

Contrairement aux conseils d’administration des entreprises durant les années 1950, le monde des pollinisateurs est très diversifié. En apprenant à reconnaître et à différencier ces derniers, on a un petit peu plus le goût de les aider. Parce que n’importe quel narrateur de documentaire animalier vous le dira (à lire avec un accent britannique) : on protège ce qu’on aime, et on aime ce qu’on connaît.

On reconnaît généralement l’abeille domestique, qui vit en colonies et produit du miel, mais ce sont surtout les abeilles sauvages qui ont besoin d’amour. Ces espèces locales sont expertes dans la pollinisation des plantes du Québec. Elles jouent un rôle très important dans nos écosystèmes, mais sont malheureusement particulièrement menacées. On compte parmi elles les bourdons, ces Calinours des arthropodes, ainsi que plusieurs espèces d’abeilles solitaires, toutes petites et franchement mignonnes. Les papillons, les guêpes et même certaines mouches contribuent également à la pollinisation.

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Vous pouvez d’ailleurs apprendre à reconnaître les différentes espèces de pollinisateurs, et même collaborer à la recherche scientifique, grâce à des applications de science citoyenne comme iNaturalist, Bumble Bee Watch ou Mission monarque.

***

Vous aimeriez aller à la rencontre de nos pollinisateurs urbains? Afin de les remercier pour leur important travail, Silk a créé un chemin urbain en collaboration avec les différents commerces de la rue De Castelnau, entre l’avenue De Gaspé et la rue Saint-Denis, et leur a offert des boîtes de plantes dont les abeilles raffolent. Vous pourrez donc observer les abeilles tout l’été grâce au Chemin urbain de Silk!

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