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Les 8 pires comportements d’employé.e.s, selon leurs gestionnaires
Depuis que je suis sur le marché du travail, j’ai accumulé suffisamment de frustrations envers l’autorité pour alimenter une petite centrale hydroélectrique. Le mois dernier, j’ai d’ailleurs réuni, pour Quatre95, les 11 pires comportements de gestionnaires, selon leurs employés.
Ce mois-ci, par souci d’égalité et par pure curiosité, j’ai posé la même question à des gestionnaires. J’ai découvert une vérité dérangeante : les employé.e.s aussi peuvent être profondément fatigants.
Évidemment, le rapport de pouvoir n’est pas le même. Un employé tannant ne risque pas de ruiner des carrières entières avec un plan de restructuration. Mais à force de gérer des personnalités toxiques, des conflits rocambolesques et du drama inutile, certains gestionnaires finissent eux aussi par développer une certaine fatigue.
Voici donc les comportements d’employé.e.s qui donnent à leur gestionnaire l’envie d’aller vivre sur une île déserte.
1. Traiter chaque demande comme une attaque personnelle
« Depuis que j’ai accepté mon poste de gestionnaire, je ne me suis jamais vraiment réconciliée avec l’idée de donner des ordres aux autres. Mais c’est mon rôle, alors je l’assume. Pour moi, le pire, ce sont les employé.e.s qui, dès que je leur demande quelque chose, me dévisagent comme si je les attaquais personnellement. Bro, j’ai pas inventé ta description de tâche! J’ai pas le choix de te demander de faire ton travail une fois de temps en temps. » –Mina, responsable de plancher en entrepôt
2. Négativité chronique
« Ce qui m’achale le plus, ce sont les employé.e.s qui sont toujours dans la négativité. En ce moment, j’ai quelqu’un dans mon équipe qui est toujours en crisse, qui n’aime visiblement pas être là et qui n’aime pas faire son travail. La journée est tranquille? C’est plate. Les affaires roulent? C’est trop fatigant. Cette personne-là n’est jamais contente .» –Nidia, propriétaire d’une entreprise d’aide à domicile
3. Se prendre pour le boss
« Ignorer mon autorité, c’est une chose. Mais ça vient me chercher d’une autre manière quand quelqu’un joue au boss des bécosses. Je déteste voir un employé bosser ses collègues et constamment bypasser mes directives pour en imposer d’autres. » –Paul, gestionnaire d’équipe dans le domaine des pompes funèbres.
4. Utiliser l’IA pour rédiger un texte sans prendre le temps de le relire
« C’est un problème relativement récent, mais de plus en plus fréquent. On me remet un document au ton complètement farfelu et bourré de coquilles, ou pire encore, qui contient encore le petit speech IA : “Bien sûr! Voici une version optimisée de votre texte”. Selon moi, c’est inacceptable. Si seulement ils prenaient au moins le temps de se relire. » –Encore Paul
5. Attendre la dernière minute pour mentionner un problème majeur
« Pour moi, c’est le fameux courriel que je reçois à 16h58 : “Petite précision, le dossier n’est pas prêt pour demain.” Petite précision, effectivement. Après, c’est moi qui suis pogné pour appeler ma femme et prévenir que je devrai rester encore deux heures au bureau. » –Alfredo, gestionnaire dans une compagnie d’assurance.
6. Me prendre pour leur thérapeute
« J’ai des employé.e.s qui me racontent leur vie en entier dans leurs courriels et certaines réunions finissent par tourner autour de la vie amoureuse de quelqu’un au lieu de nos projets en cours. My god que je trouve ça inefficace! Cela dit, personne ne souhaite un milieu de travail froid, donc je garde mes frustrations pour moi. » –Nidia, propriétaire d’une entreprise d’aide à domicile
7. Refuser tout changement par principe
« J’ai une gang qui travaillait déjà là avant ma naissance. Ils et elles sont allergiques au moindre changement dans leur routine. Ils et elles sont convaincu.e.s qu’on fait juste ça pour les gosser, et que seules les méthodes ancestrales sont valables. Je les aime, mais c’est long, des fois, les convaincre! » –Karine, cheffe de rayon en grande surface
8. Être toujours introuvable
« J’avais une employée qui disparaissait littéralement après avoir punché, sauf pour quelques apparitions surprises de temps à autre, par message ou en personne. Elle avait toujours une vague explication, et je voyais qu’elle travaillait quand même. Par contre, je perdais un temps fou quand j’avais besoin de lui parler. Je n’exige pas une réponse en trente secondes, mais j’aime savoir si la personne travaille encore ici. » –Alfredo, gestionnaire dans une compagnie d’assurance
En discutant avec ces gestionnaires, j’ai réalisé que les employé.e.s et les boss se plaignent souvent des mêmes affaires. Les premiers détestent les gestionnaires qui communiquent mal, sont malhonnêtes et créent du drama. Les seconds détestent les employé.e.s qui communiquent mal, sont malhonnêtes et créent du drama.
Comme quoi, peu importe notre position dans l’organigramme, nous sommes tous et toutes le collègue fatigant de quelqu’un.
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