Le Wet Dream d’un Garçon dans le Vent

Au secondaire, on m’a même déjà surpris à magasiner des poupées de John sur eBay. La honte. D’autant plus que c’était sans savoir que j’avais auparavant caressé l’idée de commander des bubble heads et des boîtes à lunch à l’effigie des garçons dans le vent… Avertissement : Ce billet a été rédigé sans aucun sens logique, aveuglé par l’adrénaline et un degré d’excitation anormalement élevé. C’est décidé, je fais mon coming out.  La mascarade a assez duré.  Si les autres le font, pourquoi pas moi. JE SUIS UN BEATLEMANIAQUE.  
Un vrai de vrai.  De ceux à se faire pousser les cheveux comme les frères pas fins d’Oasis pour avoir la même coupe champignon que Ringo et à apprendre par coeur les paroles des pressages japonais de certains vinyles rares du Fab Four. Au secondaire, on m’a même déjà surpris à magasiner des poupées de John sur eBay.  La honte. D’autant plus que c’était sans savoir que j’avais auparavant caressé l’idée de commander des bubble heads et des boîtes à lunch à l’effigie des 4 garçons dans le vent, des picks de guitare Yellow Submarine et un morceau des draps dans lesquels aurait dormi la gang de Liverpool lors de leur passage à New York en 1964. Il fût même une époque où j’ai pensé m’inscrire à Tous pour Un Spécial Fab Four.  -Quelle chanson retrouvait-on sur la Face B du single “Can’t Buy me Love”? -“You Can’t Do That”! -Qui était donc ce foutu “Walrus”? -Aucune putain d’idée!  -Quelle était la couleur des bas préférés de George? -Fushia. 15 ans plus tard, me voilà à peine revenu de Londres avec, dans mes valises, 2 paires de Chelsea Boots, célèbres botillons popularisés par les Beatles achetés sur la mythique Carnaby Street.  Certains prétendent m’avoir vu dormir avec, mais la chose n’a jamais été vérifiée. C’est donc l’écume à la bouche que j’attends, patiemment, la sortie de la version Beatles du jeu Rock Band.  Le 9 septembre prochain, 45 morceaux du groupe serviront de toile de fond au célèbre jeu vidéo, permettant aux mélomanes du monde entier de joindre les rangs du plus célèbre groupe de l’histoire et de devenir, l’espace d’un instant, un Beatle.  
Question de faire grimper notre rythme cardiaque encore un peu, on annonce déjà plusieurs compléments aux chansons qui se retrouveront dans le jeu : enregistrements vocaux rares des boys, versions pratiquement inédites de certains morceaux célèbres à télécharger, séquences d’animation retraçant les grands moments de la carrière du quatuor… Le tout livré avec des répliques de plastique des instruments utilisés par les garçons dans le vent.  Ne manque qu’une mèche de tit-Paul et un échantillon d’urine de George et l’affaire est ketchup. La sortie du jeu coincidera par ailleurs avec la réédition de la plupart des disques des Beatles, remasterisés une nouvelle fois pour un son hallucino-mégalo-scientifico-hautedéfinitionalement-plusse-bon.  La grosse affaire. Haletant presque en écrivant ces mots, je compte déjà les dodos avant de m’essayer finalement derrière la Rickenbacker noire de John, suant à grosses gouttes en essayant de recréer le solo de “I Feel Fine” ou les lignes country de “Get Back”. Déjà, plusieurs prédisent la cohue (voire l’hystérie collective) lors de la sortie du jeu.  Un des plus grands succès de l’histoire du jeu vidéo, disent même certains spécialistes.  De quoi faire oublier les déjà très réussies sorties du même jeu en version Metallica ou en version Aerosmith.  Si le jeune adulte en moi tente d’analyser le tout de façon rationnelle et posée, une petite fillette en moi hurle déjà, les yeux en sanglots, suçant son pouce en se plaçant en position foetale. “Let it Be”, que je me répète.  Après tout, Paul avait raison.  Laisses les choses aller.  Agis en adulte bordel!  Mais c’est plus fort que moi.  
Ma console est prête. Mes doigts de joueur sont prêts. Ma coupe bol est prête. Je suis un Beatlemaniaque.  Je vous l’ai dit?

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