Le SPVM sert le public… dans la face

La récap de la semaine : l'hécatombe libérale et un pont pas pantoute écologique.

Je ne sais jamais comment me sentir quand c’est une semaine plus tranquille au niveau de l’actualité. D’un côté, je devrais me réjouir; ça veut probablement dire qu’il ne s’est rien passé de trop dramatique dans la semaine. Parce que c’est rare qu’on parle d’actualité mouvementée pour dire qu’il y a trop de bonnes nouvelles.

Mais de l’autre, ça gosse un peu quand vient le temps d’écrire ma chronique. Je ne peux pas faire ma chronique sur Jérémy Gabriel qui aurait peut-être fumé du pot au Rockfest… c’est l’inverse qui aurait été étonnant au Rockfest.

Vivement le retour de PKP en politique, pour que j’aille des nouvelles absurdes à analyser chaque semaine.

Le SPVM travaille de plus en plus fort à devenir des Nazguls

Vous savez comment, dans leurs publicités et leurs communications publiques, les policiers essaient toujours de projeter une image de gentils serviteurs publics, qui sont là pour assurer la sécurité de tous et rendre service. Tsé, le genre de monde qui s’arrêterait pour t’aider à changer ton pneu si t’étais pogné sur le bord du chemin?

Ben dans la réalité, on dirait que leur message c’est plus « courez pauvres fous avant qu’il ne soit trop tard. » Il y a eu leur uniforme qu’ils ont changé pour le noir, question d’être plus terrifiants et de mieux pouvoir se cacher dans des ruelles pour nous faire faire des sauts.

Et maintenant, cette histoire de brutalité policière qui s’ajoute à des dizaines d’autres. Marisabelle Joly, une mère de Montréal, a vu sa fille de 15 ans, Roxana, rentrer chez elle à minuit le 14 avril dernier. Elle était couverte de plaies et d’ecchymoses. Le premier réflexe, ça serait de dire : « qui t’a fait ça??? » et d’appeler la police… sauf que c’était la police qui lui avait fait ça.

En allant prendre le métro, l’adolescente s’est retrouvée dans un attroupement de jeunes qui étaient devant le métro, et la police a cru que la jeune fille participait au rassemblement illégal et lui a ordonné de quitter. Quand Roxana est retournée vers le groupe pour aller chercher son amie restée derrière, les policiers l’ont plaquée au sol, l’étouffant et la blessant au passage.

Je vous dis, il ne reste plus aux policiers de la SPVM qu’à avoir des dragons volants, et leur ascension sera complète.

L’hécatombe libérale

Vous savez quand on riait du PQ et du Bloc parce que tout le monde s’en allait. Ben les libéraux ils laisseront jamais les souverainistes gagner sur rien, jamais. Ils sont en train de battre tous les records avec maintenant 12 députés qui ne se représenteront pas de façon officielle, et 2 ministres, David Heurtel et Laurent Lessard, qui y songeraient fortement.

Vous vouliez du changement en politique? Ben on va en avoir : tout le monde sacre son camp! Je ne sais pas si les députés libéraux quittent le navire parce qu’ils craignent la CAQ, ou parce que la moyenne d’âge au PLQ fait que tout le monde dans ce parti-là a dû voir la Bolduc live en spectacle, mais ça va pas ben.

C’est sûr qu’il faut relativiser. Un bon nombre de ces députés sont dans des châteaux forts libéraux, avec des électeurs encore plus fidèles qu’une étudiante en comm l’est aux produits Apple. Ce seront donc des nouveaux libéraux qui risquent de remplacer bon nombre d’entre eux.

Mais un peu de changement, ça fait jamais de mal. Regardez aux États-Unis, ils ont changé de président, et ça s’est SUPER BIEN passé.

François Legault, écologiste en char

François Legault a fait une conférence dîner jeudi dernier à la chambre de commerce de Lévis, aka la place où j’ai le moins eu envie de dîner depuis la fois où un employé de Beauce Carnaval m’a servi un Pogo après s’être essuyé le nez sur ses manches.

Devant ce public conquis d’avance, le futur premier ministre décevant y est allé d’une déclaration-choc : construire un troisième lien à Québec serait plus écologique. Sa « logique », c’est que les gens qui habitent à Lévis n’auraient pas besoin de traverser toute la Rive-Sud pour se rendre à Québec pour ensuite revenir à l’Est.

Bon, comme ça, ça a l’air logique. Mais c’est sans compter que toutes les études disent que les voies supplémentaires favorisent l’étalement urbain et l’utilisation de la voiture, et qu’assez rapidement, on risque de voir le trafic (et les émissions polluantes) augmenter de façon importante.

Mais Legault avait une bonne réponse à ça : on n’a pas besoin d’études pour comprendre ça, suffit de regarder le pont bloqué pour comprendre. C’est comme dire que c’est pas compliqué de voir que les bus arrivent pas assez vite en regardant les arrêts, les bus devraient rouler à 150 km/h.

Y’aurait pourtant des solutions plus simples pour les gens de la Rive-Sud de Québec : covoiturer, prendre le traversier, arrêter d’aller habiter à 400 km de leur travail. Mais non, on va faire plus de ponts. On pourrait l’appeler « le pont David Suzuki », ça fait écolo PIS gars de char en même temps, en plein le genre de compromis que la CAQ aime.

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