Le président de la CAQ veut votre « bien ». Ben votre argent là.

Trump et Kim Jung-Un se rencontrent et des nouvelles de Martine.

Il y a des semaines où l’actualité nous laisse sur notre faim. Dans ces semaines-là, je me retrouve à gratter les fonds de tiroir, et à essayer de faire quelque chose de drôle et d’intéressant avec une nouvelle économique obscure. Malheureusement, n’est pas Gérald Fillion qui veut.

Mais cette semaine n’en est pas une de disette. Grâce, ou plutôt à cause de Donald Trump, les nouvelles se sont bousculées cette semaine. Non, je ne parlerai pas de toutes ses bêtises. Faudrait que je fasse ça temps plein. Je vais essayer de choisir les meilleures, ok?

Le président de la CAQ fait passer VISA pour une œuvre de charité

Grâce au bureau d’enquête du Journal de Montréal, on a appris que Stéphane Le Bouyonnec, président de la CAQ et candidat du parti dans La Prairie, est président du C.A. et actionnaire d’une entreprise nommée Finabanx qui fait des prêts dans quelques provinces canadiennes, notamment l’Ontario, à des taux pouvant aller de 90% à 780% annuellement.

Pour vous donner une idée, tsé votre carte de crédit qui arrête pas de monter, dont le relevé mensuel vous donne un peu mal au cœur? Son taux d’intérêt est probablement aux alentours de 20% annuellement. Donc, si vous empruntez 100$, à la fin de l’année, vous en devrez environ 120$. Si vous faites affaire avec l’entreprise de M. Le Bouyonnec et que vous empruntez 100$, à la fin de l’année vous devrez vendre vos reins (pas juste un, les deux).

Son entreprise ne fait pas affaire au Québec, parce qu’ici un taux d’intérêt supérieur à 35% est illégal. Dans le reste du Canada, ce taux maximum est fixé à 60%. Comment le prez’ réussit-il à s’en sortir avec des taux si élevés? En crossant le système, évidemment. Il ne charge pas des intérêts, mais bien des « frais de service» de 15$ par tranche de 100$.

Les guillemets ne sont pas accidentels. Comme ils ne le sont pas quand je dis que la CAQ n’est composée que de gens « honnêtes» et qu’enfin avec eux on connaîtra du « changement ».

Rencontre au sommet entre Trump et Kim Jung-Un

Après avoir passé une bonne partie de l’année dernière à insulter Kim Jong-Un sur Twitter, Donald Trump a finalement réussi à convaincre le dirigeant nord-coréen à venir le rencontrer aux États-Unis pour parler de dénucléarisation.

Le président américain prétend avoir trouvé un accord avec la Corée du Nord, mais les spécialistes américains doutent de la force de cet accord. D’une part, parce que ça serait fucking étonnant d’avoir réglé un conflit qui dure depuis la guerre de Corée en deux heures. Mais surtout, parce que les États-Unis n’ont pas inclus le caractère « vérifiable» et « irréversible» de cet effort de dénucléarisation.

Fait qu’en gros, le bon vieux Kim pourrait juste dire : « Non, non, j’te jure, Donald, j’ai rangé mes missiles nucléaires, sont barrés dans l’armoire ».

C’est ce qui fait dire que aux experts que Kim Jong-Un est le grand gagnant de ce sommet. Non seulement il a obtenu des concessions de la part des États-Unis, qui s’engagent à diminuer leur présence militaire en Corée du Sud, mais surtout, ça le légitime comme un interlocuteur important. Avant, tous les pays s’entendaient pour dire que Kim Jong-Un n’était pas un vrai chef et qu’on parle pas à la Corée du Nord. Maintenant, c’est l’invité de la maison blanche et Trump prend des photos avec.

Qu’est-ce que Trump y gagne, lui? Heuuuuuu, il veut construire des hôtels Trump en Corée du Nord. Si seulement c’était une blague.

Martine s’en va-t-en guerre

Je ne deviendrai pas un Dragon demain matin, mais si j’avais un conseil financier à vous donner, ce serait probablement « partez-vous pas un journal ». Même l’industrie des pagettes est probablement en meilleure santé.

C’est pourquoi toute cette histoire avec La Presse n’est pas simple. La famille Desmarais a demandé de changer le statut de l’entreprise pour la transformer en OBNL, afin de pouvoir bénéficier de subventions du fédéral. D’un côté, le syndicat appuie cette mesure parce que ça pourrait empêcher La Presse de fermer, et ça pourrait sauver la pension des retraités. De l’autre côté, les Desmarais ont assez d’argent pour pouvoir prendre des bains dans l’or comme l’oncle Picsou.

Il fallait que l’Assemblée vote rapidement pour permettre ce changement, parce que les députés sont à veille de tomber en vacances d’été, et que les Desmarais leur ont peu droppé ça genre « On a besoin que vous signez ça tout de suite vous avez pas le temps de le lire ok bye! » C’est ce qu’ont dénoncé QS, le PQ, et Martine Ouellet. QS a décidé de voter pour pareil.

Mais par Martine, oh non. Bon, le PQ non plus, mais c’est plus le fun parler de Martine. C’est sûr que les souverainistes se font taper dessus chaque semaine par les éditorialistes de La Presse, ça les aide pas à avoir des tonnes de sympathie.

Anyway, le gouvernement libéral a fait passer ça par un bâillon, parce que notre système démocratique, c’est un peu se choisir un dictateur aux quatre ans.

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