Logo

Le néo-burlesque : le féminisme se met à poil !

Par
Valentine Bourgeois
Publicité

Dans un monde où l’image de la femme véhiculée par les médias demeure un rêve inaccessible pour 99 % d’entre elles, le burlesque, qui célèbre le corps de la femme sous toutes ses formes, constitue une bouffée d’air frais. Se déshabiller pour apprendre à s’aimer, pourquoi pas?

Le 2 février 2012, Mainline Theatre, coin Duluth et Saint-Laurent. La salle est petite, intime. Le froid du dehors est vite oublié lorsque les lumières se tamisent et qu’apparaît une femme tout de noir vêtue; elle arbore une coiffure en hauteur rappelant des cornes de diablotin. Voilà que les musiciens sur scène se mettent à jouer une pièce qui évoque justement le Diable alors que la femme fait tournoyer son boa et se déhanche de façon suggestive. Une fois le boa jeté dans la foule, le rythme de la musique s’accélère, les mouvements de la femme aussi. C’est à ce moment qu’elle soulève sa jupe puis l’enlève pour découvrir ses jambes gainées de noir. Avant de s’attaquer à son corset, l’enchanteresse encourage le public d’un geste de la main. Réaction immédiate de la foule qui répond avec enthousiasme à grand renfort de cris et d’applaudissements. L’artiste tournoie sur la scène en sous-vêtements puis attend la fin de la chanson pour laisser tomber son soutien-gorge pailleté avant de se trémousser une dernière fois, vêtue d’une petite culotte et de deux cache-mamelons ornés de sequins, au grand plaisir des spectateurs qui crient leur approbation.

Publicité

Le 2 février 2012, j’ai eu le coup de foudre pour le burlesque. Si le terme « burlesque » vous rappelle le film du même nom avec Cher et Christina Aguilera ou un genre humoristique, vous n’y êtes pas du tout. Mais si vous avez vu le film français Tournée, en plus de savoir que Dirty Martini n’est pas qu’un cocktail, vous voilà plus près de la vérité.

L’art du striptease
Du latin burla (farce), le burlesque, dont les premiers balbutiements remontent à la Grèce antique, était à ses débuts une parodie, une exagération de la vie. Ce n’est que vers la fin du XIXe siècle qu’une autre forme de burlesque voit le jour en Amérique, influencée par les spectacles de cabarets français de type Folies Bergères et autres Moulin Rouge. Montréal, plaque tournante du genre, a connu l’âge d’or du burlesque dans les années 1920 à 1950. Strass et pasties -ces fameux cache-mamelons que les danseuses burlesques font tournoyer avec tant d’agilité- régnaient alors en maître sur la métropole, en particulier sur la Main. La stripteaseuse américaine Lili St-Cyr, sans doute la figure la plus marquante de l’époque, attirait dans les cabarets montréalais un public de partout au Canada -et même des États-Unis.

Publicité

L’arrivée de la télévision dans les années 1950 contribue à vider les clubs et les cabarets, marquant le début de la fin pour ce type de spectacle. Difficile de prédire à ce moment-là que le burlesque reviendrait en force quelque cinquante ans plus tard, au milieu des années 1990, dans une version quelque peu modifiée et rebaptisée « néo-burlesque ». C’est le Velvet Hammer Burlesque qui relance le mouvement sur la Côte ouest des États-Unis, à Los Angeles, et la bonne nouvelle se répand en aussi peu de temps qu’il en faut à une artiste burlesque pour enlever son corset. Aujourd’hui, New York est la ville du burlesque; on y trouve même une école. Mais Montréal n’est pas en reste. De fait, la scène montréalaise s’agrandit d’année en année et nous avons même, depuis 2009, notre propre festival, le Festival international burlesque de Montréal.

Vous avez dit « néo-burlesque » ?
Les pasties ont donc repris du service et semblent être là pour rester. Mais qu’est-ce que c’est exactement, le néo-burlesque ? Le grand public connaît le burlesque classique remis au goût du jour par Dita Von Teese et son look rétro, mais il ne s’agit pas que de ça. Le néo-burlesque, c’est le striptease des années 1940 pimenté par les courants punk et féministe. Ajoutez-y du vaudeville, du cirque, de la comédie, du glamour et même un soupçon de politique. D’une façon ou d’une autre, vous obtiendrez un pur divertissement.

Publicité

Pour y voir plus clair, pourquoi ne pas profiter de la grande vitalité de la scène montréalaise et rencontrer ses artistes ? Ne sont-elles pas, après tout, les mieux placées pour nous renseigner ?

« Pour moi, le burlesque, c’est la liberté de faire ce que tu veux. C’est du vaudeville, de la comédie, du sexy. Il n’y a pas de limites. Ce dont je me rends compte en tant qu’artiste burlesque, c’est que je peux faire ce que je veux. » Ainsi s’exprime Bonbon Bombay, petite boule d’énergie blonde absolument craquante. À Montréal depuis trois ans à peine, Bonbon s’est déjà taillé une place de choix sur la scène montréalaise. À preuve, elle est sortie grande gagnante du premier Festival international burlesque de Montréal, a remporté la deuxième place du New York Burlesque Star Search en 2011 et on a pu la voir à l’émission Bar ouvert, à Télé-Québec, deux fois plutôt qu’une ! Artiste multidisciplinaire, Miss Bonbon utilise ses nombreux talents, allant du ballet au théâtre en passant par le chant et le multimédia, pour créer des numéros hauts en couleur qui se rapprochent de l’imagerie du cirque. Il n’est donc pas surprenant qu’elle dirige aussi la troupe du Blue Mushroom Sirkus Psyshow, un cirque à la mode d’antan regroupant un avaleur de sabres, un homme fort et autres personnages mythiques.

Publicité

Un corset sous le sarrau
Il semblerait que tous les chemins peuvent mener au burlesque, comme le montre la fondatrice du Hot Club Cabaret, Nataly D. Lovely, qui a fait des études à McGill en… sciences neurologiques ! Difficile d’imaginer dans un labo de recherche la belle brune au sourire ravageur dont les lunettes vintage en œil de chat soulignent le regard rieur. Nataly a assisté à son premier spectacle burlesque alors qu’elle entamait sa maîtrise et a immédiatement été conquise par le genre : « En tant que spectatrice, j’ai été accrochée par la sensualité débonnaire, faite de liberté et de bien-être. » Selon Nataly, la fusion de disciplines que l’on connaît aujourd’hui vient du fait que des gens de tous les milieux se sont intéressés au burlesque et que « ça a explosé dans plein de directions ». La jeune femme et sa troupe ont présenté leurs numéros alliant chant et danse du cabaret classique avec l’osé, le glamour et la satire du burlesque dans plusieurs endroits et événements tels que le Festival érotique de Montréal, Kiss My Cabaret et le Cabaret Chez Mado.

Le mélange des genres est aussi ce qui a séduit Sucre À La Crème, beauté classique aux formes voluptueuses. Arrivée d’Ottawa en 2004, après une formation en opéra et en chant, Sucre À La Crème emménage dans la métropole dans le but de poursuivre ses études à l’Université de Montréal. C’est ici qu’elle a vu son premier spectacle au Mainline il y a quatre ans, et elle a été tout à fait conquise par ces femmes qui « pouvaient être sexy et drôles en même temps ! » Pour elle, le burlesque contredit la croyance populaire qui veut que les femmes ne soient pas drôles ou que, si elles le sont, elles ne peuvent pas être séduisantes. « Pour moi, ce qui est intéressant, c’est que tu peux faire la mise en scène, la chorégraphie, ton costume; tu peux même composer ta musique si tu veux ». Les artistes burlesques ont le contrôle sur leurs numéros de A à Z et elles peuvent consacrer des semaines à préparer un numéro de trois minutes, n’hésitant pas à « coller minutieusement des sequins sur un tutu jusqu’à cinq heures du matin », précise Bonbon Bombay.

Publicité

Reine des nuits montréalaises, l’allure d’une héroïne de film noir des années 50 avec ses lèvres rouge carmin, Miss Sugarpuss veut nous « raconter son histoire en utilisant le néo-burlesque » qui est « beaucoup plus edgy, plus dark [que le burlesque traditionnel] et qui permet à la femme moderne de s’exprimer ». C’est ce qu’elle réussit avec brio dans son spectacle solo Miss Sugarpuss Must Die!, pour lequel elle a remporté le Frankie Award de la meilleure production 2010 du Festival Fringe. Pendant une heure riche en rebondissements, elle expose la dualité entre son personnage burlesque et sa véritable identité, Holly Gauthier-Frankel. Tout en faisant passer le public du rire aux larmes, Miss Sugarpuss en met plein la vue avec ses talents d’actrice et de chanteuse, sans oublier de faire monter la température corporelle de l’assistance de quelques degrés avec ses numéros d’effeuilleuse. Dans le burlesque classique, « il y a du tease, c’est sexy, mais la femme demeure intouchable », insiste-t-elle. Miss Sugarpuss, qui oeuvre dans le domaine du burlesque depuis 2004, refuse de mettre de la distance entre elle et les femmes qui viennent la voir; l’artiste privilégie les blagues avec l’auditoire pour établir un contact.

À qui s’adresse le burlesque ?
Curieusement, une grande partie du public burlesque se compose de femmes. Cela peut surprendre, dans la mesure où l’essence du burlesque demeure quand même le striptease.

Publicité

Dans les années quarante, le burlesque était conçu par les hommes pour les hommes; il n’y avait pas de productrices dans le milieu. Aujourd’hui, c’est différent. Le burlesque moderne, c’est « des femmes dansant pour des femmes », affirme Dirty Martini, l’une des figures de proue du néo-burlesque et l’une des vedettes du film Tournée de Mathieu Amalric (récipiendaire du Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 2010), qui raconte les péripéties d’une troupe américaine en sol européen. Pour Miss Sugarpuss, la réaction des spectatrices est un élément-clé dans la création de ses numéros. « Si je fais un numéro où je suis très belle, je vais parler aussi, je veux être en trois dimensions. Si quelque chose ne va pas bien dans mon numéro, je l’utilise pour dire que je suis humaine, je ne suis pas juste une belle fille couverte de brillants. Il arrive que je commette des fautes; parfois je tombe et mon corset ne s’enlève pas ! »

Pour certains, le burlesque ne met en scène que des femmes bien en chair. Or, ce qui fait sa richesse, c’est qu’on trouve de tout dans le burlesque et ça aussi, c’est quelque chose qui plaît aux femmes. Quand on lui demande ce qui attire plus particulièrement ces dernières à ses spectacles, Bonbon Bombay répond : « Ce sont les costumes et la représentation de toutes sortes de corps. Je pense que n’importe quelle femme qui assiste à un spectacle burlesque va pouvoir se reconnaître en l’une des artistes sur scène. »

Publicité

Ce qui ne signifie pas que les hommes ne sont pas les bienvenus. Des femmes vont aux spectacles accompagnées de leur conjoint et des hommes s’y rendent aussi entre amis. Pour Lady Josephine, une sculpturale blonde d’origine norvégienne aux yeux bleu acier et à la voix veloutée : « Les hommes assistent aux spectacles burlesques pour les mêmes raisons que les femmes, parce que c’est drôle, sexy et divertissant. » Sur scène depuis trois ans, Lady Josephine alimente autant les fantasmes des hommes que des femmes avec ses numéros sexys s’inspirant « du cirque, des personnages archétypaux, de la haute couture et de la beauté de tous les jours ».

Gagnante du plus beau numéro (« Most Beautiful Act ») au Great Boston Burlesque Expo de 2011, Lady Josephine, qui se produit régulièrement à Montréal avec la troupe du Blood Ballet Cabaret, souligne le fait que le burlesque soit une forme d’art presque exclusivement féminine dans un monde dominé par les hommes, ce qui constitue l’une de ses grandes forces.

Publicité


Photo: Mary Elam

Et le féminisme dans tout ça ?

Né une première fois pendant les Années folles, donc bien avant la révolution féministe des années 1960, le burlesque a vécu une véritable renaissance, sans toutefois laisser derrière lui les batailles livrées entretemps. Même si des femmes qui se déshabillent sur scène en se qualifiant de féministes peuvent en faire sourciller plus d’un, c’est pourtant bien le cas.

Pour Lady Josephine, la question ne se pose même pas. Selon elle, burlesque et féminisme vont main dans la main. « Une femme fière de sa sexualité, qui se présente seule sur la scène en pleine possession de ses moyens est féministe parce que, historiquement, une telle attitude n’était pas acceptable, et ce ne l’est toujours pas dans la culture populaire. »

À ce sujet, plusieurs artistes burlesques témoignent du fait que les hommes dans la salle semblent souvent intimidés par leur attitude frondeuse. Car ces femmes ne montent pas sur scène pour chercher la validation de qui que ce soit. Elles le font d’abord et avant tout pour elles, même si, comme le souligne Nataly D. Lovely; « Ça reste un spectacle que tu donnes, alors tu le fais pour les autres aussi. »

Publicité

Selon Sucre À La Crème, l’aspect féministe du burlesque repose sur le fait que les artistes ne sont pas jugées sur leur apparence physique mais sur le contenu artistique de leurs numéros. La chaleureuse blonde aimerait que les spectateurs retiennent d’abord le message politique et non pas la nudité.

Il faut l’avouer : le sujet ne fait pas du tout l’unanimité dans le milieu. Pas que certaines ne soient pas d’accord, mais elles ne trouvent simplement pas pertinent d’aborder le sujet. En effet, si des femmes désirent se déshabiller sur une scène de leur propre chef, qui irait les arrêter sous prétexte que ce qu’elles font est antiféministe ? On trouve tellement de sujets dont il serait plus important de parler en tant que société alors que « le burlesque, c’est juste de l’entertainment, c’est un show ! » rappelle Nataly D. Lovely qui, à l’instar de Miss Bonbon, refuse de transmettre un quelconque message politique dans ses spectacles.

Couvrez ce sein que je ne saurais voir
Miss Sugarpuss a connu le burlesque dans une période trouble de sa vie et ne se gêne pas pour dire qu’il l’a sauvée. Boulimique pendant trois ans, l’artiste traitait son corps comme un ennemi. Puis, chez elle le déclic salvateur s’est produit devant le documentaire The Anatomy of Burlesque de Lindalee Tracey. C’est en voyant tous ces corps différents, ces femmes bien dans leur peau, sans pour autant entrer dans le « moule » de la société, que Holly a décidé de créer Miss Sugarpuss dans l’espoir de sauver d’autres vies que la sienne.

Publicité

Les femmes -tout comme les hommes- qui assistent à des spectacles burlesques voient des artistes bien dans leur corps, des femmes qui ne se laissent pas arrêter par la cellulite ou les kilos en trop. Comme le dit Bonbon Bombay : « Beaucoup de femmes veulent suivre des cours de burlesque parce qu’elles sont impressionnées par le sentiment de liberté qui se dégage des artistes sur scène, peu importe la grosseur de leurs seins ou de leurs fesses. »

Lady Josephine déplore le fait que, dans notre société, le corps nu soit presque toujours sexualisé. « En tant que jeune fille, nous n’avons aucun point de repère en ce qui concerne la nudité. Comment ne pas avoir de complexes quand nos seuls points de comparaison sont les vedettes pornos et les mannequins ? » s’exclame-t-elle.

Dans un monde où Photoshop est roi, les spectacles burlesques restent les seules occasions où l’on peut encore voir des corps naturels. Nataly renchérit : « Ce qui est génial avec le burlesque, c’est qu’il vient transcender les images stéréotypées des filles parfaites, grandes, minces, avec les seins fermes et des belles fesses. Un spectacle nous offre une variété infinie de corps féminins : on voit des grosses, des minces, de la cellulite, des petits seins; tu as de tout et tu te rends compte qu’il y a du monde pour aimer de tout aussi. » Ce qui ne veut pas dire qu’il est facile de se déshabiller devant un public, loin de là. Elle se rappelle avoir monté avec sa troupe un numéro qui se voulait un hommage au Crazy Horse, le cabaret parisien mythique, et pour lequel les costumes ne tenaient, littéralement, qu’à un fil. « C’est sûr que ça vient te remettre en question par rapport à l’image que tu projettes. » poursuit Nataly, qui tient à souligner la fierté des filles après l’exécution du numéro.

Publicité

La lumineuse Sucre À La Crème a passé des années à se sentir inadéquate, à s’inquiéter au sujet de son poids. Le chiffre que lui renvoie aujourd’hui sa balance est plus élevé qu’il ne l’a jamais été, et pourtant elle se trouve parfaite comme elle est. « Oui, le burlesque m’a aidée, mais il faut d’abord que ça vienne de toi. C’est dans la tête que ça se passe ! » insiste-t-elle.

Ouvrir les esprits
Au fond, le mot d’ordre du néo-burlesque se résume à garder l’esprit ouvert. En décidant d’aller voir un spectacle, on choisit de laisser ses préjugés à la maison et de se laisser emporter par l’enthousiasme des artistes tout autant que celui du public. Un spectacle burlesque est une expérience complète, tant au plan sensoriel qu’au plan émotionnel, car le spectateur ne peut rester passif. L’ambiance bon enfant qui règne dans la salle parvient à dédramatiser en un rien de temps ce qui se passe sur la scène.

Si le burlesque adoptait un mot d’ordre, il pourrait ressembler à ceci : « Je suis sexy, c’est hilarant, rions ensemble de tout ça ! » Parce que l’humour est indissociable du spectacle et toutes les filles s’entendent pour dire qu’il ne faut surtout pas se prendre au sérieux. Comme le dit Nataly D. Lovely : « Si tu te prends au sérieux, tu rates quelque chose. Voir une fille avec des pasties se faire bouger les épaules pour les faire tournoyer, c’est sûr que ça fait rire, c’est ridicule ! »

Publicité

Sucre À La Crème renchérit : « Ce que je veux, c’est faire rire les gens en me déshabillant. Je veux que les gens trouvent ça sexy mais drôle, bizarre ou dark en même temps : je ne veux pas être parfaite. »

Depuis toujours, le burlesque a été axé sur le tease plus que sur le strip et c’est de cette façon que les artistes dévoilent chacune leur personnalité sur scène. Le public ne va pas voir un corps se dénuder mais bien une femme entière avec un style bien à elle. Les femmes s’affichent sur scène d’abord pour partager leur passion avec les spectateurs. Car le burlesque est une passion. Très peu d’artistes arrivent à en vivre et toutes celles que j’ai rencontrées occupent un autre emploi, malgré leur succès, malgré les prix remportés.

Nataly D. Lovely confirme : « C’est quelque chose de très personnel. Le burlesque, pour moi, ça n’a jamais été un statement social, ça a été un statement personnel par rapport à moi, un statement artistique en tant que femme et pour moi-même. »

Publicité

Divertissement ou politique, une chose est sûre, le burlesque fait jaser et, selon Lady Josephine, c’est ce dont notre société à besoin. « Je crois qu’il est important d’avoir un dialogue ouvert dans notre société à propos de la sexualité, de la nudité et des corps au naturel. Je pense que l’on devrait les mettre sous les projecteurs [ces corps] pour qu’ils cessent d’être marginalisés. Je pense que le sexe est une bonne chose et qu’on le voit trop souvent comme étant une mauvaise chose. Je crois que le sexe est joyeux et drôle et qu’il ne devrait pas toujours être pris au sérieux. C’est ce que je veux partager avec mes performances ! » Ainsi soient-elles.

Envie de découvrir l’artiste burlesque en vous ?
Mlle Oui Oui Encore, du Blue Light Burlesque, offre des cours ! Pendant les six cours d’une durée d’1 h 25, vous apprendrez deux chorégraphies, les secrets de l’effeuillage, la posture et la démarche, en plus de tout apprendre sur les fameuses pasties. http://ouiouiencore.com

Publicité

Liens sexys
Pour se tenir au courant des spectacles à Montréal :
www.teamburlesque.com
Le blogue de la directrice du New York School of Burlesque, une mine d’infos burlesques :
www.burlesquedaily.blogspot.com
La troupe de Nataly D. Lovely :
www.hotclubcabaret.com
Différentes troupes montréalaises qui offrent des spectacles régulièrement :
www.bloodballetcabaret.com
www.acmeburlesque.com
www.bluelightburlesque.com