Je ne comprends toujours pas pourquoi chaque samedi on s’écrit à savoir si on va bruncher lorsqu’on sait très bien que le réponse est OUI et que dans le fond on va aller à la même place, manger la même affaire, se stationner au même endroit sans vignette, chialer sur les mêmes affaires, fantasmer sur le cul du même serveur (dont je vais taire le nom) pour finalement ressortir de là ballonné, repus, mais ô combien heureux.
Aujourd’hui, j’ai tenté de briser la routine.
Comment savoir que tu n’as pas brisé la routine en 4 points clés
2-Tu ne te fais pas donner de menu et on ne prend pas ta commande sachant bien trop que tu vas manger la même chose et ayant compris que tu leur faisais perdre du temps en apportant un menu que tu n’ouvres pas de toute façon.
3-Tu oublies ta carte de débit, tu n’as pas d’argent sur toi et tu te fais dire de payer la semaine prochaine ou quand tu veux, ou juste pas.
4-Tu es ami avec eux sur Facebook.
Force est de constater que mes deux œufs brouillés, bacon, saucisses «papillon», baguette, café filtre, ketchup, pis un gros verre d’eau, c’est l’équivalent de la messe du dimanche à l’époque de Duplessis. Lieu de communion obligé où une belle grande famille t’accueille les bras ouverts avec un ordre de toasts, et ce, dans la joie et l’allégresse divine. Tout comme la messe, le brunch c’est aussi l’arrêt obligatoire où tu te dois d’arriver grimmé tout en gardant un look «je suis quand même stylé même si je suis lendemain de brosse ». Honnêtement, on se grimme on ne sait trop quelle raison obscure car le petit Jésus, bien il est pas supposé de te juger si t’es en jogging.
Comme quoi il y a des choses qui changent et ne changeront vraisemblablement jamais et parfois, c’est parfait comme ça.