On s’est encore levés beaucoup trop tard question d’aller encourager le cartel des restaurants à déjeuner aux noms en jeux de mots. Direction: Chez Oeufs, où Éric fier de son plan santé commande un smoothie. À son arrivée, un seul constat possible: “Ouin, j’ai déjà vécu un déjeuner plus viril.”
Il faut savoir aussi qu’Éric est quelqu’un qui n’a pas toujours des bonnes idées, mais qui y tient. C’est donc dire que dès qu’il a vu le Lover et la Rontine, il s’est dit une chose: faudrait que quelqu’un essaye de manger ça. ENSEMBLE.
Pis ce quelqu’un là, ben, ça a l’air que c’était lui.
« Hein! Qu’est-ce que vous faites ici? »
Ben, on est journalistes, on couvre le festival!
Ah? Pis, quels shows vous avez vu, hier? Moi j’ai vraiment trippé sur celui dans l’église!
On se regarde, réalisant qu’on est assez amochés pour non seulement avoir oublié ce qu’il y avait dans l’église, mais qu’on est même incapable de nommer un seul band vite de même.
Il devient essentiel de sauver Éric, qui sombre de plus en plus dans un genre de coma. On se souvient de deux éléments-clés: on a de la Chartreuse à l’hôtel, et la Chartreuse est un excellent digestif. Direction hôtel, donc! (Oui, à ce moment, ça sonnait comme une solution.)
Nous sommes arrivés à la fin du sympathique concert de Daniel Bélanger, qui a pris des allures de masterclass d’écriture de chansons devant un public conquis et épaté de connaître aussi bien toutes les paroles.
Le festival officiellement terminé, c’est le moment de se lancer dans la grande aventure de l’after. Une direction apparaît évidente: le bar des Chums.
Entre l’ombre et la lumière
Éventuellement, au peak d’une chorale de ruelle s’époumonant sur Terre Promise d’Éric Lapointe, Éric finit par avoir la seule idée sensée de tout le voyage: « JP, je dis ça de même là, mais il est 5h45, c’est toi qui conduit demain, et t’es en train de boire une petite chaudière de Rhum-Red Bull. »
Alors on est partis en sauvages du party, et on s’en est quand même félicités le lendemain, parce que, mine de rien, la route est longue.
On est arrêtés luncher à Val d’Or. Belle ville, pareil, hein.
La (belle) route s’est bien passée. La lumière “Check Engine” était toujours allumée sur la Civic empruntée, mais il n’est rien arrivé de grave.
Rendus à Mont-Laurier, après le 3e café Tim Horton de torréfaction “foncée” (sic) du jour, J-P a un flash: «Arthur H! On a vu Arthur H samedi! C’est ça qu’y avait dans l’Église!!!»
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