Le Défi Urbania : Vos anecdotes de sport

La semaine passée, on vous a demandé vos meilleures anecdotes de sport! Les lecteurs d’Urbania ne semblent pas très sportifs… heureusement que les lectrices ont pris le relais!

Caroline

J’ai fait partie d’une troupe de danse. Une troupe de Rockabilly Jive. On avait monté une chorégraphie pour le Championat de swing Canadien.

Les coachs avaient intégré un petit coté “fafelu-absurde” à la chorégraphie et avaient eu l’idée géniale d’utiliser les talents d’un des membres de la troupe qui avait déjà pratiqué les arts martiaux.

Ledit talent en question consistait à faire un jump kick… Un peu au-dessus de ma tête. Il fallait juste qu’on soit assez syncro pour que je me penche AVANT l’arrivée de son talon dans ma face.

On a pratiqué cette chorégraphie pendant plusieurs semaines. Aucun accident n’a été rapporté. À l’approche du championnat, on ne faisait que se tuer à pratiquer constamment la routine, en boucle. On était claqués.

À la fin d’une des dernières répétitions, on est tous resté assis par terre à se dire à quel point on avait été quasi-parfait sur ce coup-là. Les coachs en ont profité pour nous faire un petit speech cute qui parle des vrais affaires : «Vous êtes bons, vous êtes beaux, on lâche pas, ayez du fun! »

C’est à se moment que notre karaté kid national, assis devant moi, eu l’envie folle de se relever en faisant une culbute par en arrière.

Pour une raison que j’ignore, c’est le genre d’affaire auquel je m’attends pas dans la vie. On est jamais vraiment préparé à ça.

Ce soir là j’ai mangé un drop kick dans face.

Karine

Quand je pense à sport… Je me rappelle mon premier prof d’éduc. On taira son nom ici, pas nécessaire d’aller si loin. Cet homme m’a fait haïr le sport dès le début. Oui, j’étais boulotte. Oui, je me faisais écoeurer.

J’entends encore sa voix me crier que je ne cours pas assez vite. Ma déception de ne jamais avoir d’écusson et d’arriver tout le temps en bout de queue des épreuves “Participaction” des années 80.

33 ans plus tard, je suis encore boulotte.  Je suis une boulotte relativement en forme, je suis une boulotte qui trottine, qui court à sa vitesse. Et chaque fois que je cours, c’est à cet homme que je pense. Chaque pas, j’entends encore sa voix méprisante. Pis j’avance. C’est pas moi la plus vite, mais c’est moi la plus forte. Dans tes dents, mon hostie. Aller pas vite, mais avoir du FUN. Ça c’est important.  0 ans pour comprendre, merci Monsieur le Professeur.

Noémi

Après un an de préparation et une toute nouvelle discipline à apprendre (le jogging)  j’ai nagé/pédalé/couru mon tout premier triathlon! Tout au long du parcours, ma famille m’a soutenue, malgré le temps de canards. Et moi qui termine l’épreuve telle une médaillée d’or olympique… pour me rendre compte que ma famille croyait que la ligne d’arrivée était beaucoup plus loin sur le parcours. Bref, arrivée triomphale, sans personne pour en témoigner!

Anabel

J’avais 5 ans. J’avais 5 ans et je ne savais pas patiner. J’avais 5 ans et je ne savais pas patiner au Labrador.

Au Labrador, les enfants patinent avant de marcher. Ceci n’est pas une blague; mon propre petit frère patinait alors qu’il était à quelques mois de ses 3 ans. J’étais une honte. J’étais une honte mais je m’en balançais, parce que ça me rendait “unique”.

MAIS, le jour est venu où mes parents trouvaient que j’avais vraiment pas d’allure à patiner avec une chaise, surtout que la fin de semaine suivante, une course de patins était organisée pour les enfants de notre école francophone. J’avais trois jours pour apprendre. À cette époque, je savais peut-être pas ce que le mot motivation voulait dire, mais je me dis que je devais pas en avoir. Ma meilleure amie Geneviève Filion (qui l’est encore aujourd’hui) s’est portée volontaire pour m’apprendre. Mes parents m’avaient même inscrite à une course.

La veille de la course, je patinais encore avec une chaise et je me disais que faire une course avec une chaise comme support, c’était pas si honteux. Bravo à la moi de 5 ans qui se foutait bien de l’opinion des autres! Le jour de la course est arrivé, et même si ça fait 15 ans de ça je m’en souviens comme si c’était hier, Geneviève est venu me voir pour me dire qu’elle savait que je pouvais gagner même sans ma chaise. Eh bien, c’est ce que j’ai fait.

En 1999, Anabel gagna sa toute première (et dernière) course de patin à glace! Encore aujourd’hui, quand je regarde la photo de ma médaille d’or et moi sur le podium, j’ai des frissons. J’espère voir un jour ce sourire de fierté dans le visage de mes enfants!

Marjolaine

Je n’ai toujours pas compris comment un item si complexe put se détacher tout seul.

J’avais 11 ans, l’âge ou les seins des filles ressemblent à des genres de chaussons pas cuits. Je m’étais faite à l’idée que c’était le temps que la brassière fasse son entrée, juste à point pour le cours de karaté.

Quelle horreur! Quel inconfort! Je me sentais comme un chien MIRA dans un harnais.

Je me dit que peut-être, en enlevant les bretelles, je pourrais tuffer le temps du cours. Opération laborieuse, exécutée en 30 secondes au fond du gym, à l’insu de tous.

Les réchauffements commencent, je suis dans la ligne du devant, j’oublie l’existence de la brassière jusqu’aux jumping jacks, où, je n’ai jamais percé le mystère du comment, le morceau tombe sans pudeur devant l’instructeur, qui me fait un sourcil interrogatif et refoule un fou rire.

Il m’a quand même mis ensuite en équipe, pour les exercices assis d’étirement des cuisses, avec la fille-qui-pète, sans considération pour l’épreuve émotive que je venais de traverser.

Je déteste le karaté.

Merci à tous! Pour la semaine prochaine, on veut savoir la première chose que vous avez acheté avec votre première paye. Envoyez tout ça à appel-a-tous@urbania.ca

Crédit photo: Pete

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