Lâche Tinder pis va au Casino

Le Casino de Montréal et URBANIA s'unissent le temps d'une soirée country

Vendredi soir dernier, le Casino de Montréal a invité quelques employés d’URBANIA à une soirée cowboy et cowgirl sexy dans le cadre de son événement C’est country. Après un 5 à 7 URBANIA déjà arrosé (aka tous nos vendredis… ou nos mardis), on s’est dirigés, un peu sceptiques, vers ce lieu qu’on fréquente très rarement, sauf quand nous pogne une envie de jouer aux machines à sous. Donc pratiquement jamais.

On devait être quatre au départ. Un peu trop excités à l’idée de boire des drinks avec du whiskey et de rire des cowboys en chest, deux autres collègues se sont joints à nous. Pas de problème, nous ont dit les gentilles responsables du Casino, on va vous arranger ça.

Il y avait du lasso au pouce carré, if ya know what I mean

À notre arrivée, on a reçu des chapeaux de cowboy et un petit cours sur les jeux du Casino. J’ai toujours pas compris l’espèce de roulette, mais au moins je me suis sentie big comme René Angélil pendant quelques minutes. Dieu ait son âme.

On a voulu montrer qu’on était plus cool que nos compétiteurs du «Sac de chips», également présents, et on s’est pointé avec notre Gémeaux.

Malheureusement, après avoir essayé de l’échanger contre des jetons, on nous a demandé de le ranger au vestiaire. BOUH! Le comptable se promettait de ne rien dépenser. Ce qu’il ne savait pas c’est qu’après avoir dansé sur plusieurs tounes de Shania Twain en criant «Man, I feel like a woman», il allait perdre 200$.

Bye bye Hello mon cowboy

Lors du premier des nombreux spectacles de style cabaret que nous allions voir pendant la soirée, je me sentais déjà dans un épisode de Cheval-Serpent. Il y avait du lasso au pouce carré, if ya know what I mean… Les madames se faisaient d’ailleurs poser avec les sexy cowboys. Allo.

Le band était bon et les chansons dignes des meilleures soirées de karaoké. Ça faisait 20 minutes qu’on était arrivé et le comptable romantique essayait déjà de cruiser la chanteuse.

Puis, après un premier cocktail, on a décidé de se lancer sur la piste, malgré notre incompréhension des danses en ligne.

Alors que quelques danseuses se trémoussaient devant nous telles de jeunes Dolly Parton, je regardais autour de moi un peu éberluée… «Ok, y’a ben du monde au Casino?!?!» (vérification faite, il y a jusqu’à 25 000 personnes qui passent par là un samedi!). Je me serais crue dans un bar ou même un club. Oui, il y avait des pitounes et des douches, mais la majorité des gens étaient comme vous et moi. À moins que vous soyiez une pitoune ou un douche.

Obnubilée par ma mission d’écrire cet article et, qui sait, de peut-être trouver celui qui allait me fredonner des balades de Paul Daraîche à l’oreille, j’ai fait le tour en demandant aux gens leur ASV.

«Viens-tu souvent ici?»

«Es-tu de Montréal?»

«T’as quel âge?»

«Trouves-tu ça sexy, le show?».

Il y avait beaucoup de personnes dans la vingtaine, la trentaine, la quarantaine. Et oui, les gens trouvaient ça sexy. Il y avait des couples hétéros et gays, des gang d’amis comme nous, des familles (entre adultes là… c’est quand même une soirée 18 ans et + avec du monde en bobettes). Évidemment il y avait des creeps qui filmaient les filles d’un peu trop proches avec leur cell… mais en général l’ambiance était très cool. Personne ne jugeait personne (contrairement aux superficiels sur Tinder) et tout le monde était de bonne humeur (contrairement au monde fru sur Tinder).

Blackjack et black out

Après que le comptable ait fait du taureau mécanique (pendant 19 secondes parce qu’il était pourri), ça a commencé à déraper un peu. On a peut-être bu quelques shooters de whiskey de trop, puis on a décidé d’aller ruiner le casino en s’attaquant aux tables de blackjack. Comme Guillaume Lemay-Thivierge dans Casino. Oui, on était chaudailles.

J’ai dû expliquer aux autres les règles du Blackjack. Moi qui ai été «croupière» lors d’une activité en secondaire 3, j’étais la personne toute désignée pour donner des grands conseils stratégiques, un verre à la main. Quand Popoc, digne père de famille et nouveau propriétaire d’une maison en banlieue a sorti 60$ de son portefeuille, j’ai paniqué. Bon, je suis légèrement dramatique comme personne et je ne suis pas très à l’aise avec ce genre de dépense, mais tout s’est bien passé. On est plusieurs à avoir perdu au jeu, mais à la gang on a pu faire assez d’argent pour faire une autre visite au bar.

Peut-être que dans un autre milieu de travail c’est malaisant d’être entre collègues et de voir une fille en string dans une baignoire…

Tels des chevaux galopants d’un coin à l’autre du Caz, on a continué à danser, à se faire des amis (dont Céline, 45 ans, avec qui j’ai cru bon de partager mon verre de vin et mon rouge à lèvres ou encore un Iranien vraiment cool qui a essayé de matcher une des filles du bureau avec son fils), on a mangé de la poutine et on a vu plusieurs spectacles burlesques. Peut-être que dans un autre milieu de travail c’est malaisant d’être entre collègues et de voir une fille en string dans une baignoire, mais pour des employés d’URBANIA, c’était business as usual.

Est-ce que cette soirée était sexy ? Quand même.

Est-ce qu’elle était weird ? Un peu.

Mais elle a surtout été ultra épique. On n’a pas besoin de jouer pour avoir du fun au Casino. Juste le fait d’être ensemble, c’était parfait.

Malheureusement, je ne peux pas vous raconter le reste parce que ça ne s’écrit pas. Mais on a beaucoup ri, on est parti à 2 heures du matin et y’a du monde qui a frenché. Et ça, c’est pas mal mieux que plusieurs dates Tinder auxquelles je suis allée.

Si vous aussi souhaitez vivre une soirée de team building magique au Casino de Montréal : c’est par ici !

Pour lire une autre de nos aventures de bureaux : «J’ai tenté de séduire le comptable du bureau grâce au langage corporel»

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