La ville de la semaine : Cap-Rouge

Saviez-vous qu’il existe dans la région de Québec une ville dont le nom inspire souvent des commentaires salaces ET qui peut se targuer d’avoir un quartier qui s’appelle Le Plateau?

En effet, CAPO-ROJO, ou Cap-Rouge en français puisque c’est la langue qu’on y parle, est maintenant une petite chnoute dans la grande fusion de monsieur Labeaume, mais c’est encore une grande ville historique pour les gens qui l’habitent. Quand on est un petit Carougeois, on aime dire que Jacques Cartier a fondé la ville, même si c’est pas exactement ce qui s’est passé.

Jacques Cartier was here

Petite parenthèse historique gracieuseté de Wikipédia : “La première tentative de création d’un établissement européen sur le sol du Québec eut lieu sur le territoire actuel de Cap-Rouge. Jacques Cartier s’installe sur le promontoire situé près de l’embouchure de la rivière du Cap-Rouge et nomme cet établissement Charlesbourg-Royal. Il y passe l’hiver 1541-1542 puis repart en France au printemps. Jean-François de La Rocque de Roberval, chef de l’expédition, rejoint le poste à l’été 1542 et le renomme France-Roy. Il passe un hiver misérable et retourne en France en 1543. Cet échec marque la fin des tentatives de colonisation française pendant plus de 50 ans.”

Des grands vents et des pédalos

Ben oui, les hivers sont rudes à Cap-Rouge, de quoi faire fuir les plus braves colons. C’est un bout d’arrondissement (eille je vais dire ville pour les bienfaits du récit, ok?) bordé par le fleuve Saint-Laurent, avec son lot de grands vents, de pédalos pognés dans la glace et de tourisme estival. La marina de Cap-Rouge est un incontournable pour la crème à’glace et la proximité de la Peltrie, une cantine typique et excellente qui est ouverte seulement l’été, et surtout grâce à la marche magnifique à faire par la suite pour digérer le long de la promenade Jacques-Cartier qui borde le fleuve sur quelques kilomètres. Le “vieux Cap-Rouge” est aussi à voir avec ses vieilles maisons charmantes et le symposium DécouvrArts qui a lieu en juin et qui attire son lot de touristes!

Ste-Foy, l’inatteignable

À Cap-Rouge, le transport en commun est surtout pas mal merdique quand tu y grandis comme adolescente qui veut aller chiller à Ste-Foy. Quand tu manques ta “15”, t’as intérêt à prendre ton mal en patience pour attendre la prochaine qui passe dans 30 ou 60 minutes selon t’es où dans la ville. J’ai de beaux souvenirs de toute mon corps en hypothermie sur un coin de la Promenade-des-soeurs. Te dire la compassion que je ressentais pour les gens qui meurent sur l’Everest pendant ce temps-là!

Des frites “twistées”

C’est une petite ville très résidentielle qui se débrouille de mieux en mieux au niveau restauration. Y’a même un McDo maintenant, ça ne ment pas! Il y a 15 ans, quand la Peltrie fermait pour l’hiver, on se rabattait sur les excellentes frites twistées du Resto-Pub L’imMédia avant de passer au club vidéo pour bien finir la soirée. (Fait intéressant, le club vidéo qui borde L’imMédia est encore ouvert et même fréquenté!) Maintenant, les Carougeois peuvent se gaver au Chocolat Favoris, au restaurant Victor, à la Casa Panatoni (fermé l’hiver aussi, étrange), au Chic Alors, et même au Sushibox que mon voisin avec qui je jouais au chevalier et la princesse a ouvert il n’y a pas si longtemps. Il a peut-être même son armure dans le back-store! UN INCONTOURNABLE!

Acheter ton alcool au Dep de la Rive

Au niveau alcool, Cap-Rouge peut compter sur une SAQ de très bonne taille et qui semble rouler en masse. Mais ce qui distingue Cap-Rouge des autres villages alcooliques de Québec, c’est LE DEP DE LA RIVE. Connu aux 4 coins de la province par les amateurs de bière, ce dépanneur a longtemps été un de ceux qui tenaient le plus de sortes de bières différentes (dans le plus petit espace, aussi, je crois bien). Une bonne place pour les collectionneurs de verres aussi, on y trouve des petits bijoux.

L’hiver, même si la moitié des restaurants semblent fermés (et oubliez la crèmerie de la Marina aussi), le Carougeois moyen a de quoi s’occuper! Le golf de Cap-Rouge se transforme en centre de ski de fond dont les sentiers passent dans plusieurs quartiers de la ville. De chez ma mère, on peut partir de la terrasse et embarquer directement “suétracks”. Le rêve du skieur de fond! Ne vous essayez pas sur les tracks du Tracel par contre, c’est plus sévère et chérant. 

Si vous allez faire un tour à Québec, je vous encourage à passer faire un tour à Cap-Rouge!

***La peinture est une œuvre de Marc-André Ruel, un des nombreux artistes exposés au festival DécouvrArts.

Pour lire un autre reportage “Ville de la semaine” d’Anne B-Godbout: Mexico.

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