La peste Camus

Éric en rajoute une couche.

Xavier Camus, ce prof de philo blogueur, continue de soulever la polémique. Ce pseudo-justicier masqué de la gauche radicale n’aime pas se faire photographier ou filmer, mais il adore faire parler de lui.

Le mois dernier, La Presse et URBANIA présentaient un portrait plutôt flatteur de cet homme que je trouve personnellement détestable, aux méthodes plus que douteuses.

D’abord, j’avoue que, contrairement à d’autres personnalités de droite, le fait d’interviewer Camus ne m’horripile pas. Peu importe les opinions ou les CV, les médias peuvent s’intéresser à n’importe qui. Je reçois moi-même à mon micro, en fonction de l’actualité, une militante d’un groupuscule anti-spéciste, un syndicaliste, une co-cheffe de gauche ou un PM conservateur de l’Alberta. 

Caroline Touzin et Hugo Meunier voyaient un intérêt à rencontrer Camus au lendemain d’un de ses coups d’éclat. Ils nous ont fait mieux connaître l’individu, en nous présentant surtout sa version des faits, sa subjectivité, son côté de la médaille.

À mon tour, j’aimerais vous présenter ma version des faits, ma subjectivité, l’autre côté de la médaille.

Je n’avais qu’entendu vaguement parler de Camus avant de goûter à sa médecine en septembre 2017. Camus sortait alors un « scoop » en révélant que Richard Martineau, Lise Ravary et moi étions membres de la Meute

Après cinq années à suivre la Meute, je dois d’ailleurs confesser n’avoir pas encore compris ce qu’elle a en commun avec les nazis, même si la gauche tente de les y associer.

Son « scoop » n’était évidemment qu’un pétard mouillé. Richard, Lise et moi avions demandé d’être autorisés à voir ce qui s’écrit sur la page Facebook de la Meute afin de bien faire notre job et mieux connaître ce groupe associé à l’extrême-droite. Après cinq années à suivre la Meute, je dois d’ailleurs confesser n’avoir pas encore compris ce qu’elle a en commun avec les nazis, même si la gauche tente de les y associer. Combattre l’immigration illégale et soutenir la laïcité de l’état m’apparaissent comme des positions politiques nationalistes et identitaires légitimes.

N’est-il d’ailleurs pas ironique que la plus importante manifestation de la Meute survenue quelques jours avant que Camus sorte son « scoop » ait été ultra pacifique, alors que les contre-manifestants de l’extrême-gauche aient été violents? Camus n’a pourtant jamais rien publié pour condamner Jaggi Singh et autres fauteurs de troubles venus intimider, perturber et vandaliser. 

Quoi qu’il en soit, j’ai alors découvert ce Camus, un vulgaire activiste de la gauche totalitaire.

Toutes ses pseudo-enquêtes utilisent toujours le même procédé malhonnête. L’ex-candidate péquiste Michelle Blanc a elle aussi, comme des centaines d’autres, subit les foudres de Camus. Comme à son habitude, Camus cherche des liens bidons pour discréditer ses adversaires politiques (tous les partis, sauf Québec solidaire) et les accuse ensuite de racisme. Aux élections de 2018, il tente de salir Blanc et l’associe à l’extrême-droite parce qu’un de ses militants côtoie la Meute. 

Michelle Blanc fait alors une Camus d’elle même et réplique sur Twitter: « Camus est un fromage qui pue de ses amalgames douteux et de sa fixation malsaine sur moi. Et vous êtes tout aussi douteux de reprendre ces conneries. Aimez-vous vous aussi les petites filles de 15 ans? C’est le genre de conneries qu’on raconte aussi à son propos. »

Des insinuations grossièrement et au conditionnel qui cherchent clairement à le discréditer.

Camus n’a pas aimé gouter à sa propre médecine. Il a répliqué par une mise en demeure, même une fois que Blanc ait supprimé son tweet et se soit excusée.

« Quand on fait ce qu’elle a fait, ça laisse une tâche qui te suit. Je suis ébranlé, ma famille est ébranlée. Que vont penser mes collègues? », larmoyait Camus dans La Presse.

Pour lui, la fin justifie les moyens lorsque vient le temps de dénigrer tout ce qui se trouve à droite de QS.

Bizarre quand même que ce champion de justice sociale soit aussi sensible lorsqu’on l’attaque alors qu’il ne se soucie pas une seule seconde de l’enfer qu’il fait vivre à ceux qu’il pourchasse injustement et associe à des racistes.

Mes boss qui m’appellent et me demandent comment ça se fait que je suis membre d’une organisation néo-nazi. Mes collègues qui me regardent de travers. Ma mère en larmes qui veut savoir si c’est vrai.

Ça, Camus s’en sacre. Pour lui, la fin justifie les moyens lorsque vient le temps de dénigrer tout ce qui se trouve à droite de QS.

Méthodes nauséabondes

Encore cette semaine, j’ai eu droit aux méthodes nauséabondes de Camus. J’ai publié un commentaire sur ma page Facebook afin de déplorer qu’une poignée d’autochtones empêche des milliers de Québécois d’aller travailler en manifestant contre un pipeline en Colombie-Britannique. 

Je trouve effectivement stupide qu’on laisse un très petit nombre de gens empêcher des milliers d’autres se rendre au travail au nom d’un oléoduc à 4500 km plus loin sur lequel les usagers du train de banlieue de Candiac n’ont aucun contrôle. C’est une prise d’otage injuste et ridicule.

Plus de 400 personnes ont commenté au bas de cette publication. Certains dérapent et tiennent des propos anti-autochtones. 

Camus prend alors une capture d’écran de mon post, ajoute quelques commentaires haineux d’internautes que je ne connais pas et publie le résultat de son montage sur sa page.

Je vous fais remarquer que mon post attaquait les politiciens québécois et canadiens qui ne font pas appliquer nos lois bien davantage que les autochtones.

En défenseur de la liberté d’expression, je ne supprime jamais un commentaire. Et Dieu sait que j’en reçois quotidiennement des centaines qui me dénigrent. Si quelqu’un commet un crime avec des propos violents, c’est aux autorités policières de faire respecter la loi, pas à moi.

Liberté VS Totalitarisme

Camus, médiatiquement né au printemps érable, aime bien s’attaquer à de faux scandales, mais jamais vous ne l’entendrez s’attaquer à la vraie violence criminelle de sa gang. Ne cherchez pas de dénonciation des vandales qui attaquent les commerces du centre-ville pendant les grèves étudiantes. Ne rêvez pas de voir Camus s’en prendre aux véganes qui investissent avec fracas des fermes, restos, boutiques ou abattoirs. 

Camus n’est qu’une peste de cette gauche de plus en plus radicalisée. Un être profondément malhonnête. Un individu que je ne voudrais surtout pas voir enseigner à mes enfants. 

Ne pensez pas qu’il promeut la liberté d’expression sur les campus quand on bâillonne ceux qui n’appartiennent pas à sa secte idéologique. N’imaginez surtout pas ce justicier biaisé déplorer l’action criminelle des extrémistes de l’environnement qui bloquent le pont Jacques-Cartier. Camus regarde ailleurs. Il est occupé à lire les commentaires de quidams sur ma page Facebook.

Pour moi, Camus n’est qu’une peste de cette gauche de plus en plus radicalisée. Un être profondément malhonnête. Un individu que je ne voudrais surtout pas voir enseigner à mes enfants. 

Cela étant dit, la grande différence entre lui et moi, c’est que je n’admire pas le totalitarisme des dictatures communistes et ne souhaite donc pas empêcher ceux qui pensent différemment de moi de s’exprimer.

Pire, je défendrai Camus bec et ongles si on le musèle. Pour moi, endurer des Camus dans l’espace public est le prix à payer pour vivre dans une véritable démocratie.

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