La journée internationale de la lenteur  : célébrons la fainéantise !

Vous courez à gauche et à droite sur une base quotidienne? Tout doit toujours aller plus vite?  Votre agenda rempli de la première à la dernière ligne ne vous laisse plus respirer? Même vos activités du weekend semblent plus nombreuses que votre travail au bureau?

Ou, au contraire, vous avez la flemme et Gaston Lagaffe passerait pour un hyperactif comparé à vous?

Hé bien, URBANIA vous recommande la Journée internationale de la lenteur, le 21 juin prochain, soit pour enfin souffler, soit pour célébrer votre oisiveté en toute légitimité ! La journée la plus longue de l’année est en effet consacrée à la relaxation, la broderie, l’errance, la méditation, le zigonnage, la grève de vaisselle ou au visionnement en boucle tous les épisodes de Les feux de l’Amour. Bref,  toute activité ludico-nonchalante est admissible!

Sur une note plus sérieuse, ce jour festif vise à promouvoir la lenteur dans un monde où tout se bouscule. Faut-il vraiment prendre davantage le temps de vivre ? L’oisiveté est-elle l’apanage de tous?

URBANIA en profite pour vous présenter quelques pistes pour y arriver.

À lire… pas trop vite!

La rapidité, pour quoi faire ?

L’expression «La vie à 100 milles à l’heure» illustre désormais bien le 21e siècle.  La vitesse à laquelle nous nous déplaçons et communiquons est décuplée aujourd’hui. L’émergence d’une culture de « l’immédiat », de consommation et de performance, imposée par le progrès, est pourtant souvent déplorée.

Dans l’espoir de ralentir un peu, ne serait-ce qu’une journée,  la Journée de la lenteur nous invite à «appliquer les freins sur nos vies immodérées».

Né en 2001 au Québec, ce concept a été imaginé par Clémence Boucher, Francois Gourd, Lyne Pelletier et François Chevalier, initiateurs du groupe Les lents d’Amérique.

La Journée de la lenteur favorise le bien-être et surtout, insiste sur l’importance de profiter du moment présent. Vivre sans urgence en contemplant le temps qui passe. Une belle occasion de lâcher prise, une riposte languissante à la dictature de la vitesse.

Avec astuce, mais sans surprise, ces créateurs ont choisi la tortue et l’escargot comme emblème de la journée de la lenteur.

Comment célébrer cette journée, le tout sans pression.

Étape 1.  Prendre le temps de prendre son temps.

Étape 2.  Se laisser bercer par une douce brise d’été.

Étape 3. NO STRESS, on relaxe et on respire.

Des suggestions?

-Compter le nombre de feuilles de l’érable en face de chez vous (Une branche l’avant-midi, une autre l’après-midi. Vous n’aurez le temps que pour deux branches, c’est la journée de la lenteur…

-Appelez au Service à la clientèle chez Bell. N’attendez cependant pas qu’on vous réponde, la journée de la Lenteur sera déjà terminée depuis deux jours.

-Regardez vos ongles d’orteil pousser. S’ils n’ont pas bougé depuis deux heures, comptez les feuilles de votre deuxième branche d’érable.

-Lisez le roman « À la recherche du temps perdu » de Proust. Mais pas trop rapidement. Si vous terminez les 2400 pages de l’ouvrage le jour même, vous n’avez rien compris du thème…

-Demandez à un oncle, une tante ou des proches de retrouver leurs vieux sabots de bois des années soixante-dix et tapez-vous une marche de quelques kilomètres… en lisant votre roman de Proust.

-Faite votre lessive à la main, dans la baignoire. Après, évidemment, avoir fabriqué votre propre savon avec de l’huile de tournesol, de l’eau et de branches de lavande cueillies chez le fleuriste du coin.

Voilà, vous êtes désormais équipés! Et n’oubliez pas, ralentir, c’est arrêter de courir comme des malades aux deux secondes!

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