Germain Barre

La fois où un virement Interac m’a (presque) sauvé la vie en voyage

Manquer d'argent à l'autre bout du monde, c'est plate pour le YOLO.

Quatre95 et la Banque Nationale s’unissent pour vous aider avec vos pépins de voyage.

Est-ce que ça vous est déjà arrivé d’être financièrement à sec à l’autre bout du monde? Ou de ne pas avoir accès à de l’argent au moment où vous en avez vraiment besoin en voyage? Rater un avion à la fin d’un tour de l’Europe qui a coûté cher est si vite arrivé. Que vous soyez le voyageur qui ne regarde pas la dépense ou celui qui voyage sur un petit budget, on n’est jamais à l’abri d’une bad luck à l’étranger.

Trois voyageurs aguerris nous ont partagé des anecdotes où un p’tit virement leur a évité de gros soucis. Dire qu’il y a 10 ans à peine, les mêmes situations auraient été pas mal plus compliquées!

Sans débit ni crédit au Sénégal

L’été dernier, tout de suite après avoir complété sa maîtrise en anthropologie, Mathilde est partie travailler au Sénégal. Un pays qu’elle a maintes fois visité et qu’elle aime d’amour.

Tout allait bien jusqu’à ce qu’elle se fasse voler son portefeuille dans un bar trois mois avant la date prévue de son retour. Plus de carte de crédit, plus de carte débit.

Elle a communiqué avec sa banque pour tout faire bloquer, et elle a choisi de récupérer ses cartes à Montréal, après son retour.

Mais elle avait quand même besoin d’argent pour terminer son séjour. Elle a heureusement pu compter sur des amis québécois qui étaient à Dakar et qui lui ont retiré des sous au guichet. Mais plutôt que de les rembourser « à un moment donné », Mathilde leur a immédiatement envoyé de l’argent par virement Interac. « J’ai demandé à trois personnes et ça n’a jamais été un problème », dit-elle.

De notre côté de l’océan, on salue sa débrouillardise.

Le compte à sec en Europe

Philippe vit en Belgique depuis quelques mois et, comme tout expatrié nord-américain, il profite de sa position géographique pour découvrir le reste de l’Europe. En effet, une abondance de vols low cost et un service de train économique font que le Vieux Continent est facile à découvrir pour tous les types de voyageurs.

Avant de rentrer à Montréal avec un vol qui décollait de Paris, Philippe a décidé de faire un détour par Barcelone et Berlin pour visiter de vieux amis.

Low cost ou pas, à la dernière minute, le coût des vols n’est pas toujours une aubaine!

Cette petite escapade a connu un départ laborieux (et coûteux) lorsqu’il a raté son premier vol de Bruxelles à Barcelone. Philippe n’a pas désespéré et il a décidé de vider son compte pour acheter un nouveau billet. Low cost ou pas, à la dernière minute, le coût des vols n’est pas toujours une aubaine!

« Il me restait de l’argent pour acheter baguette et jambon », dit-il avec humour.

Il a tout de même continué son séjour, se disant qu’il aurait le temps de renflouer ses coffres une fois au Québec. Il arrivait d’ailleurs à la fin de son périple lorsqu’il a pris le train de nuit de Berlin à Paris pour se rendre à l’aéroport Charles-de-Gaulle afin d’attraper son vol pour Montréal le lendemain matin.

Ce que Philippe ne savait pas, c’est que le trajet avait changé en cours de route. Le train ne s’en allait pas du tout là où il devait aller, mais le voyageur n’avait pas compris les indications du commandant en allemand. Ce détour lui a fait manquer sa correspondance à Cologne et il est arrivé à Paris bien après le départ de son vol… qui n’était pas remboursable.

« Il me restait 40 centimes en poche et le vol coûtait 850$. »

« Il me restait 40 centimes en poche et le vol coûtait 850$. J’ai donc appelé un ami au Québec pour qu’il me fasse un virement Interac. Je n’ai pas de carte de crédit en raison d’un mauvais dossier de crédit. Il faut croire que les erreurs financières du passé continuent de polluer le présent et à créer des situations merdiques » poursuit Philippe avec un brin d’autodérision.

Il a dû passer le reste de la journée et la nuit à l’aéroport pour attraper un vol le lendemain. « Je n’ai pas poussé ma luck jusqu’à demander à l’ami de me payer aussi une nuit d’hôtel », rigole le voyageur mal pris.

Philippe dit être un habitué de ce genre de situations qui peuvent, avec un peu de perspective, être plus comiques qu’autre chose, surtout lorsqu’elles finissent bien.

À sec en Asie

Un jour, Virginie a fait une folie. Elle s’est acheté des billets d’avion pour la Thaïlande sur un coup de tête. Tant qu’à prendre une telle décision, elle avait prévu y rester au moins quelques semaines.

Et comme la plupart des escapades improvisées, le séjour de Virginie s’est vite rempli de chances, de malchances et de chances dans les malchances.

Difficile de vivre pleinement son coup de tête quand on n’a pas accès à de l’argent.

Alors qu’elle avait prévu passer quelques jours sur une petite île éloignée avec une amie québécoise qui passait par là, elle a perdu ses cartes de crédit et de débit. Étant constamment en mouvement, elle ne pouvait pas attendre ses nouvelles cartes. Difficile de vivre pleinement son coup de tête quand on n’a pas accès à de l’argent.

Heureusement, il restait quelques sous à sa compagne de voyage qui a accepté de partager l’argent avec elle. Pour pouvoir rester sur l’île quelques jours comme prévu, elles ont décidé d’enclencher le mode « économie » et de vivre avec du riz frit et des sandwichs achetés au dépanneur.

De retour à la civilisation, Virginie s’est trouvé un endroit où rester, le temps de recevoir ses nouvelles cartes. Elle a pu effectuer un virement Interac à son amie, qui a aussi accepté de lui retirer un peu d’argent supplémentaire pour lui permettre d’attendre ses nouvelles cartes avant de poursuivre sa route.

Le punch de l’histoire, c’est qu’elle a décidé de rester de ce côté du monde. Après avoir passé quelques mois en Thaïlande, elle est partie vivre en Australie sur un autre coup de tête. Le Québec l’a revue un an et demi plus tard!

Manquer d’argent au bout du monde, c’est pas la fin du monde

Le plus inusité dans toutes ces histoires, c’est que chaque voyageur les raconte avec un sourire et un brin de nostalgie. Pourtant, on se doute bien que, sur le coup, personne ne devait avoir envie de rire.

« Les voyages forgent le caractère », à ce qu’on dit. Mais ils donnent surtout une perspective différente sur les petits défis du quotidien et nous font développer notre système D à vitesse grand V.

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Vous aimeriez devenir nomade numérique et travailler sur une plage lointaine? Voici quelques conseils pour vous préparer financièrement.

Pour vos dépenses imprévues en voyage, tout va mieux avec le virement Interac.

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