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La fée de la caisse

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Ceci est une histoire vraie. Son début est dramatique, mais on brûle tout de suite le punch : elle finit en conte de fées! Elle est arrivée à un membre de l’équipe d’URBANIA – une rédactrice en chef par intérim, peut-être. Ou quelqu’un d’autre, qui sait ? Pour les besoins de l’exercice, appelons-la Rose.

Rose était en couple depuis quatre ans avec un homme plus vieux et mieux nanti qu’elle. Elle était toujours aux études et résidait dans la maison de banlieue de monsieur; elle n’avait donc aucune responsabilité financière. Un dimanche matin, au milieu d’une allée de supermarché, Rose a réalisé qu’elle avait envie d’un appartement crade du Plateau Mont-Royal et de soupers composés uniquement de pâtes au beurre. Elle a donc fait ses valises et elle est partie vers Montréal, avec nul autre objectif que de commencer une nouvelle année d’université en femme libre.

Son plan comportait deux importantes failles (mais elle s’en moquait, parce qu’elle était insouciante) : elle n’avait pas d’emploi dans la métropole et son compte chèque d’étudiante ne lui permettrait de survivre que deux mois. C’était avant Kickstarter, elle ne pouvait donc malheureusement pas tenter de vendre des salades de patates pour financer son émancipation. Elle pouvait toujours demander l’aide de ses proches, mais on a beau avoir une famille nombreuse : payer une session universitaire, le matériel scolaire, l’épicerie, le logement et les comptes, ça commence à faire beaucoup…

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Par un après-midi d’automne pluvieux, alors que Rose considérait vaguement l’idée de soumettre son corps à la science pour payer sa passe de bus, son téléphone a sonné. C’était une conseillère de son institution financière qui souhaitait comprendre pourquoi la jeune femme était soudainement très pauvre. Rose lui a expliqué ses déboires amoureux pour justifier les maigres 9,75$ qu’ils restaient dans son compte. Telle une fée marraine, la conseillère lui a suggéré de souscrire à une marge de crédit pour étudiants.

Rose l’a écoutée.
Elles se sont mariées et ont eu beaucoup d’enfants.

Ben non. La vraie fin est moins romantique (sauf si tu trippes vraiment sur la comptabilité)…

En fait, jusqu’à la fin de ses études, Rose a pu bénéficier d’un coussin de sécurité dont le taux d’intérêt a été défini en fonction de son score de crédit personnel. Quand les fonds de son compte chèque n’étaient pas suffisants pour répondre à ses besoins, ses transactions passaient directement sur sa marge de crédit. Ça lui a permis de devenir la femme qu’elle souhaitait, tout en continuant à étudier et – accessoirement – à se nourrir.

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La belle affaire, c’est qu’alors qu’elle était à l’école, Rose n’avait qu’à payer les intérêts de sa marge de crédit. Le premier paiement du capital, lui, a pu être reporté à douze mois après l’obtention de son bac par cumul en arts (on le répète : elle se cherchait beaucoup, à l’époque).

On va se le dire, ce report est une bien bonne chose ! Pas facile de payer.
5 000 $ de capital avec un revenu de 15 000 $ par année… Par contre, à la signature d’un premier contrat professionnel, les entrées d’argent deviennent plus substantielles et le remboursement d’une marge n’est alors qu’une question de rigueur budgétaire. (#RigueurRigueurRigueur)

Après sa crise d’adolescence sentimentale vécue sur le tard, Rose a bien géré ses finances. Elle a remboursé l’entièreté de sa marge en deux ans (sans même tester de pilules pour une pharmaceutique), ce qui lui a permis de se bâtir un bon pointage de crédit. Maintenant jeune travailleuse, elle fait partie des gens dont le score de crédit est considéré “excellent”, comme 57 % des Canadiens dont la cote oscille entre 760 et 900. (Sa maturité amoureuse, elle, est toujours considérée “moyenne” – comme environ 28 % des Canadiens.)

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Rien de ceci n’aurait été possible sans la fée marraine de la caisse qui, par un pluvieux après-midi d’automne, a fouillé dans ses dossiers et s’est dit : “Et si je sortais cette jeune femme du pétrin ?”

Merci, madame.
(Et RIP, marge de crédit pour étudiants de Rose. Tu ne seras jamais oubliée.)

***

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Virginie se confie – épisode 3 : Après plusieurs essais et erreurs, Virginie a finalement trouvé ce qu’elle voulait faire dans la vie. Pour aller au bout de ses ambitions, elle a eu besoin d’un peu d’aide… et de magie.

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