Justin Trudeau a contrevenu à la loi

Aussi, le ministre de l'immigration se chicane avec l'ONU et la Chine se prépare à aller en guerre… contre des Chinois.

Hey, les politiciens ont recommencé à travailler, pis ça veut dire deux choses: j’ai enfin des choses à raconter dans ces chroniques, pis l’été tire à sa fin.

Mais découragez vous pas, l’automne c’est plus le fun anyway; on peut enfin ranger l’air climatisé qui fait un bruit du tonnerre, pis y’a enfin de bonnes choses à la télé. 

Anyway, assez de blabla, on a des choses à parler cette semaine.

Trudeau a contrevenu à la loi

J’ai parlé quelques fois de l’affaire SNC-Lavalin, parce que c’était le gros scandale au fédéral cette année, ça pis les discours qui n’avaient pas de bon sens de Jacques Gourde

Justin Trudeau a accepté le blâme, il a admis que les conclusions étaient justes, mais il insiste sur le fait qu’il avait raison d’agir ainsi et il refuse de s’excuser.

En gros, si vous ne vous en souvenez pas, le premier ministre aurait fait pression sur la procureure de l’époque, Jody Wilson-Raybould, afin qu’elle abandonne les poursuites contre la firme d’ingénierie montréalaise, parce qu’elle aurait pu fermer et ça aurait causé de nombreuses pertes d’emplois. 

Le commissaire à l’éthique, Mario Dion, vient tout juste de déposer son rapport sur la situation, pis c’est pas ben ben reluisant pour le premier ministre. 

En gros, le commissaire a conclu que non seulement Justin Trudeau a utilisé son autorité pour influencer la procureure, mais que le gouvernement aurait également tenté de nuire à l’enquête du commissaire.

Justin Trudeau a accepté le blâme, il a admis que les conclusions étaient justes, mais il insiste sur le fait qu’il avait raison d’agir ainsi et il refuse de s’excuser. Il dit qu’après tout, c’est sa job de protéger les jobs des Canadiens. 

Andrew Scheer, quant à lui, a réagi ainsi: 

La Chine s’en va-t-en guerre… contre Hong Kong

Si vous ne connaissez pas la situation politique de la Chine (pour être ben franc, je ne suis pas un expert moi non plus), Hong Kong est dans une situation particulière.

De 1842 à 1997, Hong Kong était une colonie britannique au sein de la Chine. Quand la colonie a été rétrocédée à la Chine en 1997, Hong Kong s’est retrouvée dans une situation particulière; il s’agissait d’une colonie sous un régime démocratique et capitaliste, qui se retrouvait soudainement dans un pays communiste. 

La solution a été de conférer à Hong Kong un statut de région administrative spéciale. Hong Kong est donc au sein de la Chine, mais avec son propre système légal, plusieurs partis politiques et sa propre monnaie, entre autres. La Chine a également promis que Hong Kong garderait une autonomie relative jusqu’en 2047. 

L’affaire, c’est que les dirigeants du gouvernement de Hong Kong sont nommés par la Chine, et ce gouvernement est pro-Pékin. Ils ont donc tenté, au début de l’été, de passer une loi qui aurait permis de transférer les suspects de crimes vers la Chine, afin qu’ils soient jugés par le gouvernement communiste (ou le système de justice d’autres gouvernements alliés). 

Vous comprendrez donc que ça n’a pas fait l’affaire des habitants de Hong Kong, qui se sont mis à organiser des manifestations massives, dépassant souvent le million de protestants.

Manifester en Chine, c’est encore pire que manifester contre le SPVM.

Le gouvernement a reculé, mais le mouvement est lancé, et les protestataires réclament plus: ils veulent maintenant une vraie démocratie, pouvoir choisir leurs dirigeants, et dans un sens plus large, on peut dire qu’ils manifestent contre Pékin. 

Mais manifester en Chine, c’est encore pire que manifester contre le SPVM. Dans les derniers jours, des militaires ont commencé à s’amasser dans les villes avoisinant Hong Kong, et les tanks et autres véhicules militaires ont commencé à se réunir à la frontière. 

Pour le moment, les diplomates croient qu’il s’agit surtout d’une mise en scène pour faire peur aux manifestants, mais ce n’est pas comme si la Chine n’avait jamais lancé l’armée contre sa population. 

Il y a 30 ans, Pékin avait étouffé dans le sang une manifestation d’étudiants pro-démocratie au fameux massacre de la place Tian’anmen. 

On peut juste se croiser les doigts afin que ça ne se reproduise pas ce week-end.

Simon Jolin-Barrette se chicane avec le gars de l’ONU

Les commissions parlementaires ont recommencé cette semaine. En gros, le gouvernement reçoit des experts qui apportent leur point de vue sur certains projets de loi. 

C’est là, par exemple, qu’on avait entendu les Pineault-Caron (ouin, la définition d’expert est large). 

Ces temps-ci, il y a les consultations sur l’immigration, consultations qui reviennent tous les quatre ans. 

Jeudi passé, Jean-Nicolas Beuze représentant du Haut-commissariat à l’ONU sur les réfugiés, a invité le gouvernement du Québec à accueillir davantage de réfugiés. 

Il faut rappeler que le gouvernement caquiste a abaissé le nombre d’immigrants acceptés par le Québec lors de son entrée au pouvoir. Leur idée, c’est de le remonter au seuil initial d’ici 2022, mais de prendre cette période pour améliorer les services d’accueil. 

M. Beuze a dit en commission que Simon Jolin-Barrette voulait faire passer les réfugiés comme un « poids » pour la société. 

La CAQ veut également mettre l’accent sur les immigrants de nature économique, choisis pour leurs qualifications d’emploi, plutôt que sur les réfugiés qui fuient une situation dangereuse. C’est le fédéral qui choisit la proportion de réfugiés que le Québec accueille (le Québec n’a le contrôle que sur la portion des immigrants économiques), mais le gouvernement souhaite qu’en 2022, les immigrants économiques représentent la majorité, soit 65%. 

M. Beuze a dit en commission que Simon Jolin-Barrette voulait faire passer les réfugiés comme un « poids » pour la société. 

Simon Jolin-Barrette n’a pas ben ben aimé ça. 

Il s’est défendu en disant qu’il n’avait jamais dit ça, et que les propos de monsieur Beuze sont inacceptables. 

À sa défense, c’est vrai qu’il n’a pas dit ça pendant l’échange avec le représentant du haut-commissaire. 

Mais les actions parlent aussi. Si ta blonde veut inviter sa mère à souper, pis que t’es comme: «Oui oui, ça me tente, mais peut-être qu’on pourrait l’inviter en 2022, mais ça me tente là, mais je me disais que peut-être qu’on pourrait inviter ton père à la place, il nous aide dans la maison, LUI. Mais j’te JURE ça me tente que ta mère vienne, c’est juste que peut-être qu’elle pourrait venir moins souvent, pis t’sais, c’est tout le temps nous autres qui la recevons, me semble qu’on a fait notre part, ta soeur aussi pourrait l’inviter à souper, c’est pas toujours notre tour de l’accueillir. Mais ça me tente qu’elle vienne, là», ben ça se peut que ta blonde pense que ça ne te tente pas tant que ça que sa mère vienne à souper. 

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