Canadian Press / Ryan Remiorz

JÉRÔME GLAD : LA VILLE VOUS APPARTIENT

Autoportrait du cofondateur de La Pépinière.

L’Université de Montréal et URBANIA s’associent pour vous présenter un diplômé qui a sa communauté à cœur.

Vous avez le pouvoir de changer votre quartier. Oui, vous. Même pas besoin d’être architecte ou promoteur! Laissez La Pépinière vous guider… L’organisme fait pousser des lieux de partage dans les centres urbains québécois. C’est grâce à lui qu’on peut voir des spectacles gratuits sur les abords du Stade olympique transformés en jardins ou encore profiter de BBQ libre-service à la Marina Saint-Roch de Québec. Et cette année, il veut vous apprendre à redéfinir votre milieu de vie. Autoportrait du directeur de son développement, Jérôme Glad.

Cet article est tiré du magazine Spécial Extraordinaire 2018, disponible sur notre boutique en ligne.

Cofondateur de La Pépinière/29 ans/Capricorne (un signe de terre, y’a pas d’hasard)

Quand on me demande ce que je fais dans la vie, je réponds… que je fais des espaces publics d’un nouveau genre. Quand on me répond : « Ah OK, donc t’es urbaniste? », je dis que c’est un peu plus compliqué que ça. Finalement, je cite nos projets connus comme le Village au Pied-du-Courant ou les Jardineries du Stade olympique, en précisant qu’on en a une quinzaine d’autres moins célèbres, mais super pertinents à l’échelle de leur quartier.

Ma mission, c’est… de faire des villes meilleures en créant des espaces qui renforcent l’esprit de communauté et favorisent l’implication collective. C’est d’ajouter une deuxième couche aux villes pour les rendre plus vivables, humaines.

L’accomplissement dont je suis le plus fier, c’est… de bâtir des villes bonifiées pour mes enfants. Et d’arriver à faire tout ça en bâtissant une famille en même temps. Ça prend de bons partenaires de vie et de travail pour ça!

Pour l’année à venir, je veux… développer des programmes et outils pour que La Pépinière puisse aider une multitude d’acteurs locaux à réaliser leurs propres projets d’espaces collectifs. Et s’attaquer à l’hiver, pour que les bienfaits de ces espaces ne soient pas qu’estivaux.

Pour y arriver, j’ai besoin… de financement! C’est aussi bête que ça, car les villes sont prêtes à accueillir ce genre de projet, mais leurs initiateurs ne savent pas à qui s’adresser pour avoir du soutien. Il existe toutes sortes de subventions pour la culture ou le social, mais il n’y a pas de cadre pour les initiatives urbaines. On a lancé notre premier programme d’accélération destiné aux espaces collectifs cet été, mais il en faudrait d’autres! En attendant, pour soutenir la création de nouvelles initiatives, on offre aux participants un budget participatif de 20 000 $ et l’intervention de quatre stagiaires. À temps plein pendant deux mois, ces coachs les accompagnent dans la conception de leur lieu. Au cours de la prochaine année, on va contribuer à la réalisation de six à huit projets avec ce programme.

J’aime croire que… les futures générations ressentiront moins le besoin de voyager, car les villes ne seront plus des lieux que l’on veut quitter quand on a enfin du temps libre, mais des lieux de bien-être où chaque identité de quartier a le potentiel de nous faire voyager.

Les villes devraient… être bâties par ceux qui y vivent vraiment. De nouveaux quartiers sont bâtis partout dans les villes, par des gens qui n’y habiteront jamais et dont la métrique principale est le profit et non le bien commun.

Dans le meilleur des mondes… chaque ville serait un ensemble de villages. Quelque chose de moins intimidant, moins rushant, plus à échelle humaine et plus paisible à vivre.

Qu’est-ce qu’on attend pour… réaliser nos propres projets?

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