J’ai perdu mon pucelage dans une buanderie

4 août 2009, je me décide finalement à demander à mon coloc les indications pour se rendre à la buanderie la plus proche.

Demandez moi pas pourquoi mais je suis nerveux, et l’idée de laver et sécher mes vêtements ailleurs que dans le confort ultime de la salle à lavage m’intimide au point que j’ai attendu un mois avant de finalement me décider.

Quoi?!? T’as mis les mêmes sous-vêtements pendant un mois? Non, et c’est probablement là que la situation devient la plus drôle. À chaque semaine je faisais une halte bobettes au American Apparel rue St-Denis pour faire le plein de propreté pour mon ami d’en bas. Revenons donc à l’opération Buanderie où j’ai rapidement compris que la règle de trois s’applique tout aussi bien au ridicule. 1- La buanderie est à un jet de pierre de chez moi, même pas un bloc. 2- Je suis gêné de demander du savon à lessive à la gentille madame grecque qui gère la place. 3- Je sens le regard pesant d’un type costaud et suspicieux qui se demande probablement ce que je fais avec autant de dessous masculins aux couleurs de l’arc-en-ciel. Finalement, c’est pas si pire que ça sortir de chez soi pour aller laver plus blanc que blanc, et j’ai même échangé un sourire avec Daniel Pinard qui passait par là. Prochaine mission, si je l’accepte, faire une vraie épicerie et cesser de prendre Aux Vivres pour mon garde-manger.

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