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Pokémon GO. Si vous n’avez pas entendu ce nom depuis les deux dernières semaines, c’est que vous êtes un ermite qui habite dans le bois au fin fond du Québec sans aucun contact avec la société ou le fantôme du pirate de Beauchesne revenu en 1993 pour récupérer un parchemin (#Matusalem4Ever).
Ce jeu mettant la réalité virtuelle en vedette suscite les passions depuis sa sortie aux États-Unis. Pour résumer assez brièvement son fonctionnement pour ceux qui ne le connaitraient pas, il faut attraper des Pokémons (tous si possible, dont certains aussi rares que des propos intelligents sortant de la bouche de Donald Trump), les entrainer et les envoyer se battre dans des arènes afin de faire des points, toujours plus de points.
Voici donc le compte-rendu de ma chasse aux Pokémons en utilisant 9 moyens de transport différents.
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Petit lexique pour les néophytes :
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Comme 95% des joueurs de Pokémon GO, je chasse en marchant; en marchant mon chien, en marchant vers l’arrêt d’autobus, en marchant sans but précis autre que celui de faire éclore un de mes œufs qui, prions le Seigneur, ne contient pas un bâtard d’Aspicot (oui, mon iPhone est en français) ou celui de croiser un Lippoutou féroce se déhanchant tel un mononcle chaudaille dans un party de Noël de bureau.
Points positifs :
Points négatifs :
Verdict : La marche, ça fait la job.
L’île Notre-Dame sur Pokémon GO.
Le pont de la Concorde dans la vraie vie.
Points positifs :
Points négatifs :
Verdict : C’est beaucoup trop dangereux! Ce n’est qu’une question de temps avant que le groupe MAPPGWRAB (Mothers Against Playing Pokémon GO While Riding A Bike) ne soit créé.
Jouer à Pokémon GO en autobus, c’est le paradis. (Si le paradis est un endroit où il fait très chaud et dont le plancher est parsemé de détritus du Tim Horton’s.) Sérieusement, c’est le moyen de transport tout indiqué pour le jeu puisque les routes empruntées par les circuits d’autobus comportent habituellement beaucoup de Pokéstops, d’arènes et de Pokémons.
Un Lippoutou, 5 secondes avant que je ne l’attrape dans la 13.
Points positifs :
Points négatifs :
Verdict : Pokémon GO a été créé pour les gens qui prennent l’autobus, mais qui détestent envoyer leur Roucool se battre contre un Hypnomade.
Points positifs :
Points négatifs :
En direct d’une station de métro dont j’ai oublié le nom.
Verdict : Tant que le réseau cellulaire ne sera pas amélioré dans le métro, ça ne vaut pas la peine de faire baisser son niveau de pile de 37% entre Square-Victoria et Bonaventure.
Non, je n’ai pas fait ça. On n’est pas en 1997.
Avant de me faire lancer des insultes comme si j’avais mis en demeure le Journal de Mourréal, je vous rassure, j’étais PASSAGER de la voiture et non conducteur. Si ce dernier a du temps, de l’argent et une bonne partie de sa dignité à perdre, l’auto est un merveilleux moyen de transport pour jouer à Pokémon GO.
Sur l’autoroute 30, c’est mort.
Points positifs :
Points négatifs :
Verdict : À moins d’être multimillionnaire et d’avoir un chauffeur privé, cette méthode très coûteuse en termes d’argent, de temps et d’amis.
Voir “En trottinette”.
Mon petit-cousin, en manque de Pokéballs.
Le fort de Chambly, un endroit de prédilection pour chasser le Pokémon rare (mais pas dans l’eau).
Point positif :
Points négatifs :
Verdict : Le bateau, c’est pas fameux pour les Pokémons, mais si vous aimez la pêche, GO!
L’avion and I.
Une pas pire vue des Cantons de l’Est.
Le jeu en direct du ciel.
Les Pokémons, absents.
Mathieu, pilote et cousin en même temps, and I.
Points positifs :
Points négatifs :
Verdict : L’avion, c’est l’fun d’en faire un tour, mais point de vue Pokémon GO, c’est un gros NON.
Pour terminer, je vais simplement y aller avec mon classement (meilleur au pire) des différents moyens de transport selon leur compatibilité avec Pokémon GO :
Je vous souhaite une bonne chasse à tous pour le temps que l’application sera encore populaire (2-3 semaines j’imagine)!
On se croise dans une arène!
*Merci à mes deux cousins, Carl et Mathieu, pour les tours de bateau et d’avion!
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Pour lire une autre chronique de Philippe Côté-Giguère : “J’ai essayé Azur et je sais maintenant que Dieu existe”
Là où le jeu se distingue, c’est qu’il est intégré à la “vraie vie”, c’est-à-dire qu’il faut se déplacer physiquement selon la carte fournie dans l’application pour pouvoir attraper les Pokémons et visiter les points d’intérêt du jeu. Maintenant que vous avez succombé à la tentation de télécharger l’application sur votre téléphone, vous vous demandez déjà quelle est la meilleure façon de progresser le plus rapidement dans le jeu : à pied ou en delta-plane?
Comme je n’ai jamais été particulièrement talentueux pour rider mon vélo en mode YOLO les deux mains dans les airs en m’autofaisant une poignée de main trop complexe pour l’hémisphère droit de mon cerveau, j’ai fait preuve d’énormément de prudence en utilisant l’application sur mon bicycle. Je n’ai ouvert l’application que sur la piste cyclable de l’île Notre-Dame (entre le pont Jacques-Cartier et le circuit Gilles-Villeneuve) et pas question d’essayer d’attraper un Pokémon en roulant (sauf si Bulbosaur s’était pointé le bout du nez).

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Comme le réseau cellulaire est pas mal dans le métro, je me suis dit que ça serait aussi charmant d’utiliser l’application que ça l’avait été en autobus (surtout à bord de cet amour d’AZUR). Erreur, GROSSE erreur. À moins d’attendre le métro dans une station pas trop creuse, l’application ne se mettait pas à jour et me donnait un message d’erreur pour une raison que j’ignore toujours, bien que mon cellulaire indiquait que j’avais un signal correct (2-3 points). Une déception aussi vive que celle de voir ce Roucool (loin d’être cool en passant) sur le quai d’embarquement.
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Chasser les Pokémons en bateau? W-O-W! Si la rumeur qui voulait d’ailleurs que plusieurs Pokémons d’eau rôdent sur les rivières et lacs du Québec s’avérait être vraie, j’allais frapper le gros lot. J’ai donc fait ni une ni deux et j’ai appelé mon cousin voisin immédiat du bassin de Chambly et propriétaire d’un bateau. C’est avec une incertitude certaine dans sa voix qu’il a accepté ma proposition d’être mon capitaine le temps d’une petite sortie du dimanche. Et tant qu’à y aller, pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable en pêchant la perchaude en même temps?
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Bon, bon. Après avoir testé tous ces moyens de transport, il m’en restait un qui m’intriguait particulièrement : l’avion. Qu’est-ce qui allait se passer si j’ouvrais l’application en direct du ciel? Est-ce que les Pokémons d’air allaient tous se garrocher sur mon écran? Est-ce que j’allais maintenant être appelé The Pokémon master par le Québec tout entier? J’ai appelé un autre de mes cousins, Mathieu, pilote et propriétaire d’un petit avion, pour savoir s’il voulait m’aider dans ma quête pas si utile. À ma grande surprise, il a accepté. (J’ai tout de suite mis son jugement en doute.)
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