Après des études en criminologie et des années de travail comme traductrice, elle a tout largué pour se lancer dans l’art olfactif. Elle développe des fragrances étonnantes, comme cette eau de céleri, qu’elle vient de créer.
Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de faire un parfum au céleri?
Le céleri, j’adorais ça jusqu’à ce que je fasse une grosse réaction allergique. Mais le souvenir est resté, un souvenir idéalisé, avec des notes de fraîcheur, que j’ai voulu traduire dans mon parfum. Ça ne pourrait pas juste sentir le céleri sinon ça ne serait pas un parfum. C’est donc mon interprétation du céleri.
Comment vous faites ça, des parfums?
J’ai mon « orgue », comme on dit en parfumerie, qui contient toutes sortes de notes. Au fond, c’est un frigo avec toutes sortes d’ingrédients, des huiles essentielles ou des molécules. J’essaie des mélanges. Des fois, j’ai des idées vraiment précises de ce que je veux, mais souvent, je tombe sur des combinaisons par hasard, qui m’évoquent quelque chose.
Comme le cuir et le tabac dans votre parfum Aviation club?
Sentez-vous des choses que nous, simples mortels, ne sentons pas?
Non, mais ce n’est pas la première fois qu’on me fait la remarque! La taille n’a rien à voir. Ce qu’il faut, pour faire des parfums, ce sont des idées, des coups de cœur et de la curiosité. Souvent, les parfums commerciaux sont des copies de parfums populaires auxquelles on a ajouté une twist pour ne pas se faire accuser de plagiat. Moi, au-delà de créer des parfums, j’aime pouvoir créer des émotions, raconter une histoire.