Guylaine Tremblay laisse tomber Sinorama, et autres trahisons

Aussi, la Bourse fait un « sad emoji » à Facebook et Trump se fait trahir par son ex-avocat.

Des fois, y’a des semaines où il ne se passe pas grand-chose dans l’actualité, ce qui rend cette chronique plus difficile à écrire. Mais des fois, comme cette semaine, il se passe des choses. Sauf que ce sont des choses sur lesquelles je n’ai rien à dire.

Et ce n’est pas ça qui manque, sur Internet, de l’opinion. Alors je me contente de ne rien dire.

Bonne semaine tout le monde!

… Bon, parce que je veux être payé quand même parce que je veux pousser ma réflexion plus loin, je vais quand même jeter un coup d’œil à l’actualité de la semaine.

Trump apprend à ne pas faire chier un avocat

Le président américain semble être entouré de gens sans scrupules qui sont prêts à porter tous les coups bas pourvu qu’ils soient grassement payés. Le désavantage de s’entourer de gens comme ça, c’est que lorsque vous cessez de les payer, ils n’hésiteront pas à être sans pitié avec vous non plus.

Vous avez peut-être entendu parler de Michael Cohen, l’ex-avocat de Donald Trump. Il a été dans l’actualité dans les dernières semaines parce qu’il a révélé avoir des enregistrements du président qui demande de payer Karen McDougal, une ancienne playmate, pour qu’elle se taise sur leur aventure extra-conjugale.

Depuis, le président Trump et tout l’appareil médiatique de droite sont partis en guerre contre l’avocat. N’allez pas penser que Michael Cohen est un saint pour autant; il est en ce moment accusé de plusieurs chefs de fraude.

Mais c’est là que l’histoire devient intéressante. La rumeur court depuis un moment que les autorités souhaiteraient prendre une entente avec lui, s’il accepte de révéler ce qu’il sait sur Trump et la Russie…

Et on apprenait jeudi soir que Michael Cohen a laissé entendre que non seulement Trump était au courant de la rencontre qui aurait eu lieu entre Trump Jr et les Russes à la Trump Tower, rencontre lors de laquelle les Russes auraient offert de pirater le réseau d’Hillary Clinton pour saboter sa campagne, mais qu’il serait prêt à témoigner sous serment devant l’enquêteur Robert Mueller.

Un mystère demeure toujours : comment une femme pourrait-elle accepter de coucher avec Donald Trump?!?

Facebook mange une volée en bourse

Aaaah, Facebook, le service qu’on aime tous détester. Je suis le premier à rager contre l’omniprésence de Facebook, son insouciance quant aux données personnelles et son modèle d’affaires qui est en train de mettre tous les autres médias à la rue, mais en même temps, je passe mes grandes journées sur le réseau social, et si vous me lisez en ce moment, c’est probablement parce que vous étiez en train de niaiser sur Facebook au lieu de travailler.

Mais ils ont passé une bien mauvaise semaine à la Bourse. Mercredi, Facebook publiait ses résultats financiers du second trimestre. Je suis pas Gérald Fillion, alors on va garder ça simple : les revenus de Facebook n’augmentent pas aussi vite qu’avant parce qu’ils ont déjà pas mal atteint le maximum de pubs possible sur le site, et moins de monde s’inscrivent, parce qu’avec tous les scandales de sécurité (notamment celui de Cambridge Analytica), les gens se disent «  coudonc, ce site où j’entre toutes mes informations personnelles pour qu’ils puissent les revendre à des compagnies, on dirait que c’est pas safe! »

Mais les actionnaires, eux, sont sur le cul. Alors l’action a chuté de 19% dans la journée de jeudi, soit une chute de 119 milliards. Moi l’autre fois j’ai décidé d’essayer le Blackjack sur le site de Loto-Québec, et ça m’a fait badtripper de perdre 10$. J’ose pas imaginer 119 milliards.

Sinorama, mon cauchemar oriental

Vous avez sûrement déjà vu la publicité de Sinorama à la télévision. En fait, c’est presque sûr, parce qu’ils semblent s’être engagés avec Trivago dans un concours de « qui va faire passer sa pub le plus souvent à la télé».

Ben il semble que le voyagiste a busté son budget en achetant deux robes pareilles, parce qu’ils sont aujourd’hui en grosses difficultés financières.

En mai dernier, La Presse révélait un manque à gagner de 11 millions dans les coffres de l’entreprise. Et la situation ne s’est pas améliorée, parce que cette semaine, l’Office de la protection du consommateur a mis l’entreprise sous tutelle (c’est PriceWaterhouseCooper qui gère temporairement l’entreprise), et en a profité du même coup pour annoncer que son permis ne serait pas renouvellé au mois d’août.

Preuve que ça va vraiment pas bien, même Guylaine Tremblay a annoncé qu’elle se retirait comme porte-parole de la compagnie (j’espère qu’elle a pu garder la belle robe).

Les clients actuellement en voyage pourront terminer leur séjour, mais pour les autres, l’administration les encourage à ne pas payer pour le moment et à surveiller les informations quant aux remboursements.

Je suis content d’avoir juste le budget pour aller manger des ramens dans le quartier chinois. C’est moins risqué.

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