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Guindon au club de rire

Par
Frédéric Guindon
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Ce texte est extrait du #30 spécial Humour | présentement dans les kiosques

J’aime rire. J’ai même déjà été élu « personne la plus comique de la classe» en secondaire 3. Aujourd’hui encore, j’oriente ma vie dans le but de maximiser le nombre de fois où je peux rire dans une journée.

Là où j’ai un problème, c’est avec l’humour organisé. Voir sur scène un tapon me débiter le texte qu’il a mis six mois à coécrire, deux mois à mettre en scène et cinq soirs à roder à la salle André- Mathieu de Laval est probablement la chose la moins drôle sur cette planète, ex aequo avec « être Robert-Guy Scully » et « réfléchir aux conséquences du réchauffement climatique». Le rire doit arriver spontane?ment, naturellement. Comme quand un Chinois espie?gle perd une roue de son bécycle à gaz et fonce dans un arbre.

Ça, c’est drôle.

C’est donc dans l’optique de déterminer où cela se situait sur mon échelle personnelle du comique que j’ai participé à un atelier du Club de Rire de Montréal.
En me dirigeant là-bas, je n’avais vraiment aucune idée de ce que je devais m’attendre à. Allais-je écouter des spécialistes du rire essayer de me persuader de la nécessité de s’esclaffer de temps à autre? Allais-je avoir droit à une présentation sur écran géant des meilleurs moments de Rire et Délire ? Ou, encore mieux, à un échange de collections de gif animés débiles ? Dommage, je n’avais pas apporté la mienne. Toujours est-il que c’est innocent comme Clip dans Kim & Clip que je suis arrivé à la réunion hebdomadaire du Club de Rire.

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QUI EST LE LEADER ?
Tous les jeudis de 18 h à 19 h, ce club, ouvert à tous, se réunit au studio Bizz en face du métro Mont-Royal. J’avais déjà grimpé les marches de cet immeuble, mais je m’étais toujours arrêté au deuxième étage, là où se trouve la salle de billard. Je n’avais jamais mis les pieds dans ces «espaces locatifs pour esprits créatifs» situés au troisième. En entrant, j’ai été impressionné. Les propriétaires des lieux ont mis le paquet pour que l’espace ait l’air beau et organisé, et effectivement, ça marche. J’ai enlevé mes bottes, tel que requis par les vingt-sept pancartes demandant d’enlever nos bottes, et j’ai demandé à la gentille madame de l’accueil si c’était bien ici, le Club de Rire. Elle m’a dit « salle A ». J’ai dit « merci ».

Aprés un petit détour par les toilettes afin de me vider le pipi, j’ai discrètement fait mon entrée dans la salle A. Avec son plancher en bois, son mur en miroir et son éclairage au néon, elle ressemblait davantage à une salle pour les cours de danse. Danser, rire, c’est du pareil au même. Et j’en aurais bientôt la preuve.

[…] La suite à lire dans le #30 spécial Humour | présentement dans les kiosques

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