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Dans cette série, nous explorerons trois événements qui ont modifié le rapport à l’argent d’une génération. Aujourd’hui: les Z.
Nés dans un monde où internet et les réseaux sociaux étaient déjà bien implantés, les Z sont plus connectés que toutes les générations qui les ont précédés. Ce qui ne les empêche pas de céder à des défis sur TikTok qui font frémir les plus anciens.
Ils sont très politisés, mais se définissent peu par des lignes de partis. Suivant la tendance amorcée par les milléniaux, les Z rejettent les normes de genres et leur sexualité est plus fluide. Car dans un monde où la communauté se forme autant en virtuel que dans le réel, on peut laisser éclater sa personnalité, et trouver SA tribu sur le web.
Ils évoluent dans un monde du travail complètement bouleversé, avec des emplois qui n’existaient pas il y a cinq ans.
Nés entre 1997 et 2011 de parents X, ils sont très axés sur leur développement professionnel (ce qui est typique aussi de leur âge). Ils évoluent dans un monde du travail complètement bouleversé, avec des emplois qui n’existaient pas il y a cinq ans, et une instabilité grandissante.
En fait, les Z passent d’un extrême à l’autre, d’un bouleversement à l’autre, en plus d’être constamment connectés. Il n’est donc pas surprenant que l’anxiété et la dépression les guettent plus que leurs aînés, à un plus jeune âge.
Si les milléniaux ont été frappés par une hausse de coût de la vie, surtout de l’immobilier, la tendance n’est pas près de s’inverser pour les Z. Surtout si on considère la récente flambée des prix des logements.
En observant les événements qui marquent ou marqueront leur rapport à l’argent, on peut constater un changement de paradigme important. Si le mode de vie des boomers (maison, enfants, emploi stable) a pu être reproduit avec plus ou moins de succès par les X et, dans une certaine mesure, pars les milléniaux, les Z se retrouvent devant un tableau complètement différent. Notamment en raison de ces trois événements:
Beaucoup de Z sont entrés sur le marché du travail en pleine pénurie de main-d’œuvre. Pour les X et les milléniaux, c’est le rêve, n’est-ce pas? Après tout, les employeurs se disputaient les candidats et faisaient des pieds et des mains pour les obtenir.
La relation avec l’employeur ne tient qu’à un fil, surtout si le salaire et les avantages sociaux ne sont pas au rendez-vous.
Cette pénurie s’est fait sentir surtout dans le secteur manufacturier et des services. Dans ces secteurs, la mobilité de la main-d’œuvre est plus grande, et les entreprises doivent parfois recourir aux travailleurs étrangers et aux agences de placement. Dans d’autres industries, comme celles des soins pour aînés, les conséquences de la pénurie de main-d’œuvre se sont avérées dramatiques, comme on l’a constaté.
Vous l’attendiez celle-là, n’est-ce pas?
Oui, la pandémie touche tout le monde, vieux comme jeunes. Mais ses effets sur le marché du travail ont été particulièrement durs pour les plus jeunes.
Sans loisirs, les gens épargnent davantage, mais ils prennent aussi de mauvaises habitudes de vie.
Les impacts sur les finances personnelles sont énormes. Sans loisirs, les gens épargnent davantage, mais ils prennent aussi de mauvaises habitudes de vie et dépensent sur toutes sortes de choses. Le choix d’un emploi futur est aussi affecté. Face à la pandémie, tous les travailleurs ne sont pas égaux. Un jeune qui se prépare à choisir sa carrière y réfléchira certainement.
«Il faut que jeunesse se fasse» dit le dicton, mais sans voyages, sans partys et sans vagabondage, que reste-t-il? Il reste une génération qui a vécu un niveau d’angoisse financière assez élevé pendant au moins un an. Et une génération qui commence à faire sa marque sur le marché du travail au moment où il n’y a rien que ça à faire.
Tributaire de la pandémie, l’avènement du télétravail a définitivement changé la donne pour les travailleurs. Ce qui semblait impossible il y a quelques années s’est maintenant répandu.
Le retour en arrière sera impossible pour les employeurs, surtout que le naturel (la pénurie de main-d’œuvre) pourrait revenir au galop. Il sera désormais plus facile de recruter des travailleurs à distance et même à l’international. Et les employeurs d’ici pourraient se disputer les travailleurs avec les employeurs des pays voisins.
Le télétravail a aussi le bel avantage de diminuer le recours à la voiture et de permettre l’achat d’une maison en zone plus éloignée. Chers Z, êtes-vous prêts à quitter la ville pour aller télétravailler à la campagne?
Et vous, quels sont les événements qui ont marqué VOTRE rapport à l’argent?
Mais cette pénurie ne mène pas, du moins pour l’instant, à une hausse si substantielle des salaires ni des conditions de travail (encore moins en constatant les impacts de la COVID-19 sur le marché du travail). Dans les entreprises privées, les hausses salariales représentaient, en moyenne 2 à 3%, soit environ la hausse annuelle du coût de la vie. Pas de quoi fouetter un chat….
Pour les employés en poste, la pénurie représente des horaires plus longs et une surcharge de travail. Avec pour conséquence que les plus jeunes, qui occupent des emplois moins qualifiés, vont changer d’emploi plus souvent. La relation avec l’employeur ne tient qu’à un fil, surtout si le salaire et les avantages sociaux ne sont pas au rendez-vous.