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Je déteste les superhéros. Voilà. En prévision du raz de marée de commentaires de geeks en colère, j’aimerais spécifier que c’est pour des raisons tout à fait subjectives. Ils m’énervent, je trouve que c’est une mythologie cheap et sans charme (Captain America, come on! C’est un homme drapeau!), et pour être honnête, une partie de moi trouve ça un peu terrifiant qu’ils aient tous le même corps; trop d’hommes musclés dans un seul univers ça m’intimide sexuellement, je sais pas.
Mais bon, juste pour le plaisir de l’exercice, et parce que ma psy m’a suggéré de m’ouvrir aux intérêts des autres, j’ai fait un Nick Fury de moi-même et composé ma propre équipe de justiciers oubliés qui à mon humble avis…
TORCHENT LES AVENGERS!!! (cue les éclairs et la musique dramatique)
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Le film a tellement été un succès qu’on oublie généralement qu’il fut inspiré par une BD du même nom issue tout droit des ténèbres des années 80. Cette incarnation est sensiblement basée sur la même prémisse : un homme sans colonne vertébrale (pas littéralement…) se faisant constamment piler sur les pieds tombe sur un masque surnaturel le transformant en une sorte de personnage de dessin animé omnipotent et invulnérable au tempérament psychotique et imprévisible.
La série suit donc les aventures de tous les pauvres ploucs à avoir porté ledit masque s’étant vu octroyer du jour au lendemain des pouvoirs cosmiques phénoménaux, un tempérament de Charles Manson après s’être injecté de la coke dans les yeux et une soif de sang particulièrement répréhensible… Mettons qu’on est pas mal loin de Cuban Pete…
Il sort des mitrailleuses de ses poches, il sert des tartes à la crème aux couteaux, il n’est pas étranger à l’usage de la gigantesque hache médiévale cartoonesque, et s’il lui arrive d’utiliser un maillet surdimensionné, c’est pour mieux vous rappeler de quoi a l’air un homme après avoir été broyé par un gros criss de cylindre de bois.
En fait, je lui accorde surtout une place dans ce palmarès parce qu’elle chevauchait une licorne qui parle avec une grosse voix masculine (si seulement j’inventais ça…) et parce qu’il est proprement impossible de résister à un pareil concept de personnage.
Ben oui, fallait minimum un vampire dans la liste et comment voulez-vous résister à cette adorable bouille? En fait, pour être tout à fait honnête, je n’ai pas la moindre idée des supers pouvoirs d’Ernest pour la simple raison que la totalité des épisodes n’a jamais eu lieu… Je m’explique, un épisode de Ernest classique était échafaudé selon la structure suivante :
Techniquement, Ernest a “rêvé sa propre existence”, ça en fait une sorte de Freddy Krueger pour enfants, ce qui est très badass. Dans tous les cas, comment voulez-vous résister à cette adorable bouille!
Ne serait-ce que pour sa prémisse, Sailor Moon ne peut qu’avoir sa place dans ce palmarès.
En gros, le Japon des années 90 se voit assiégé par des entités intergalactiques malveillantes face auxquelles la dernière ligne de défense n’est ni plus ni moins que des super écolières sexy. Sailor Moon en tant que telle est une véritable épaisse, elle est maladroite, colérique, jalouse, ultra loud (et Japonaise dans sa façon de l’être), ai-je mentionné que c’est une épaisse?
Heureusement pour elle, ses amies Sailor Mercure, Mars, Jupiter, Vénus, et plus tard Pluton, Uranus et Neptune forment à elles sept un personnage avec une vibe responsable et nos héroïnes combattent les forces du mal ainsi sur 200 épisodes exactement identiques :
Sailor Neptune et Uranus sont un couple lesbienne (oui,oui, allez vérifier…) et quoi de plus intimidant que DES SUPERS LESBIENNES! (Go mariage gai en passant.)
C’est le Batman de l’univers de Picsou et son principal antagoniste est une version méchante de lui même provenue d’une dimension parallèle
(Vous aviez oublié ça, hein?)
Son tagline c’est “Let’s get dangerous” et essayez de vous sortir la toune du générique de la tête. Juste, essayez…
Il faut que je vous fasse une confidence, je l’aie gardée pour la fin parce que c’est ma superhéroïne préférée tout média confondu. Issue tout droit d’une coproduction Canada/Japon du début des années 2000 basée sur une bd argentine, matez-moi un peu ce scénario :
Exaspéré, notre savant finit par envoyer “son fils”, nul autre qu’un clone de lui-même figé éternellement dans un corps d’enfant de dix ans, ainsi que son armée de goons génétiquement modifiés à l’allure de Frankenstein rencontre Arnold. Donc si on synthétise, superwoman version fétichiste contre un enfant d’extrême droite avec des pulsions sexuelles…
Dealez avec ça!
13 épisodes d’animation magnifique, de personnages adorables, de combats défiant la gravité, le tout couronné d’une finale dramatique où tout le monde meurt (vous n’alliez pas l’écouter anyway…). Oh et c’est Coral Egan qui chante la toune d’ouverture (weird…).
Donc voilà, c’est ce qui conclue ce palmarès de mes superhéros favoris.
Dans le fond, je suis facile à cibler tant qu’il y a des psychopathes, des vampires et des nazis… Vous pouvez maintenant vous entredéchirer dans les commentaires, moi je vais aller me faire un café.
***
Pour lire un autre texte de Charles Beauchesne : “Bons baisers de Mauricie”
Ainsi s’arrête la ressemblance, car là où la version du film nous propose un sympathique clown survolté dont le plus grand crime est d’être une incorrigible machine à gags visuels, la version originale du personnage est un… Ben tout simplement un dangereux tueur en série de la pire espèce. D’ailleurs, fait intéressant : sous cette incarnation, le personnage n’est jamais désigné en tant que “le masque” mais bien sous le sordide pseudonyme de “the big head killer” (le tueur à grosse tête… ce concept si rassurant).
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Sœur jumelle de He-Man (Musclor, pour le lectorat transocéanique), une espèce de mélange entre un culturiste, un Viking et Willy Wonka, She-Ra incarnait… Ben pas mal la même affaire version fille. Je déconne pas, ils ont littéralement produit deux fois la même émission avec un protagoniste féminin pour empocher sur le public cible de petites filles de l’époque. Donc c’est ça, She-Ra combat des méchants intergalactiques avec son épée, elle est pas mal cute et elle a des valeurs saines…
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Cybersix est un être humain artificiel (la sixième et dernière survivante d’une série de milliers) à la force herculéenne et à la grâce inégalée, créée par un généticien nazi (mais bien sûr…) au cœur de la jungle amazonienne. Cachée sous l’identité d’un professeur de philosophie, elle tente de mener une vie normale (hypothèque, découvrir l’amour, etc.) de jour, et de nuit combat les monstruosités génétiques envoyées par son créateur pour la détruire, et tout ça, en suit de sadomaso.
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