Louis-Philippe Cusson

Gaspésie : De la musique plein les oreilles jusqu’au bout du monde

Tourisme Gaspésie, le Festival Musique du Bout du Monde et URBANIA s’associent pour vous faire vivre un road trip qui nous rapproche de la nature.

En cinq jours d’intensité suprême, j’ai : vu des phoques, conduit un zodiac, mangé de la poutine aux crevettes de Matane/nordiques, dormi trois heures par nuit, vu des paysages époustouflants, rencontré des humains tout aussi époustouflants, connu Sophie Faucher qui est devenue ma bff,  photographié une statue à l’effigie de Sophie Faucher ma bff (je pense je l’ai déjà dit), rencontré le maire de Gaspé, chillé avec Alexandre Taillefer (je suis essoufflée, entendez-vous mon respire?).

Pour lire le récit complet du road trip d’Ines Talbi en Gaspésie, c’est par ICI!

Là-bas, j’ai aussi trouvé autre chose pour venir à boutte de mes envies, car à part mon amour des beaux êtres humains et la grandeur des paysages, j’aime beaucoup (mais vraiment beaucoup) la musique et la scène. Au Festival Musique du bout du monde, j’ai été servie!

J’ai appris à danser comme un Maori (ou presque)

«Whakatopu Kotahi» ça signifie «éléments différents qui se rassemblent pour atteindre un but» en langage maori, peuple d’origine polynésienne habitant la région de la Nouvelle-Zélande. La définition me touche jusqu’aux os. À mon avis, si on se donnait ça comme but de société, ça irait probablement mieux dans monde.

Imaginez, on est à Gaspé et y a 200 Québécois qui dansent un Haka en cœur.

Quand j’ai lu dans la programmation qu’il y avait une performance de haka (la danse traditionnelle du peuple maori), je me suis ruée devant leur scène pour me nourrir de cette danse/rituel.

Imaginez, on est à Gaspé et y’a 200 Québécois qui dansent un haka en cœur. Mettons que ce n’est pas ce que j’appelle un moment plate et commun. Des vieux, des jeunes, des blancs, une brune (moi) et huit danseurs d’origine maoris (Fidji, Samoa et Philippines). C’était fantastique de voir tout le monde vibrer ensemble. Y’avait de la lueur dans les yeux autour de moi. C’est juste doux et sauvage. Mon genre de moment. C’est comme si on avait dialogué avec les Premières Nations de la Nouvelle-Zélande sur la terre de leurs frères, les Micmacs. Un hommage à nos fondateurs, à la terre d’accueil et à la mémoire.

J’ai ensuite eu le privilège de les rencontrer. Bon, je ne suis pas la meilleure intervieweuse, MAIS, je suis vraiment dedans et pleine de bonne foi. Spoiler : Je me trompe dans le nom de la troupe au début de l’entrevue. Ce qui confirme que La Talbi est lourdaude. Merci beubye.

J’ai crashé le show de Yann Perreau pis personne ne m’en veut.

Ami de looongue date, j’ai travaillé à plusieurs reprises avec Yann Perreau. J’ai d’ailleurs chanté cette chanson avec lui sur son dernier album «Le Fantastique des astres».

Aller voir Yann en concert ça veut dire : en avoir plein les yeux. Ce gars-là est généreux comme mille. Une vraie bête de scène. Et comme le public de la Gaspésie est vraiment en feu, je me doutais qu’on allait avoir chaud dans le chapiteau.

On chante avec la foule dansante. Mon cœur était tellement heureux d’être sur scène.

Comme je suis en mode all in, j’écris à Yann pour m’inviter sur son show. Évidemment, Yann qui est du genre «all in» 24 heures sur 24 me dit oui. Je n’ai pas le temps d’aller me mettre cute. Pas le temps d’aller manger. Juste le temps de me placer backstage pis de prier la lune que je me rappelle des chansons. Yann Perreau part son bal musical, le public est en extase devant ce fauve au cœur tendre.

Mon ami m’appelle alors sur scène et m’agrippe de son zèle poétique. On chante avec la foule dansante. Mon cœur était tellement heureux d’être sur scène. Ça dure deux chansons. Dans ma tête, ça dure une microseconde. J’attrape ce moment pour le garder précieusement dans mon baluchon de wow et je dis Welálin à la vie («merci» en micmac, mais vous le savez déjà puisque vous lisez tous mes textes assidûment, han?:) ). Le spectacle se termine trop vite. Toute bonne chose à une fin.

J’ai appris c’était quoi d’être une étoile pendant le lever du soleil.

Chaque année y a un concert inimaginable pendant le lever du soleil. C’est unique et c’est juste là que c’est possible. Ça se passe au Cap-Bon-Ami dans le sublime Parc Forillon. Il est 4 h du matin, on marche avec La Sophie Faucher et les autres amis du convoi dans la montagne jusqu’à la scène qui accueillera l’artiste/fée Chloé Sainte-Marie.

Merci le festival d’aller au bout du monde et au bout de vos rêves.

Chloé, c’est un être indescriptible et c’est parfait comme ça. Le moment qu’on allait vivre lui va à merveille. Le ciel nous boude avec ses nuages. On craint la pluie qui pourrait gâcher la fête. À 5 h, la dame aux cheveux de braise commence à ensoleiller nos cœurs et à nous faire oublier le temps. On a le bruit des vagues qui s’invite comme percussionniste. Les oiseaux qui dansent sur nos têtes. Quand La Sainte-Marie commence à entonner un poème en innu, le ciel décide d’ouvrir ses nuages au soleil. Comme si la langue de l’ancêtre avait donné le go aux cieux d’être généreux avec nous. Une chorale est venue l’accompagner à quelques reprises. C’était inouï comme concert. Merci le festival d’aller au bout du monde et au bout de vos rêves. Merci Chloé Sainte-Marie pour ta leçon de grandiose. Je bois un café et un shooter de Radoune sur le bord du cap. Il est sept du matin. C’est l’heure de quitter. La grande ville m’attends.  

Je rentre avec les Valaire à Montréal. On s’arrête à la Cantine Sainte-Flavie pour goûter à une vraie guédille une dernière fois et regarder le Saint-Laurent din yeux.

Je suis triste, mais je me dis que ce n’est qu’un au revoir. Je sais que je reviendrai bientôt pour te traverser en grande. Je pars avec de nouveaux amis et la tête pleine d’histoires.

Je n’oublierai pas ton monde qui a le cœur gros comme son fleuve.  

Gaspésie, je t’aime.

À bientôt,
X
Ines

P.S. Merci Gaspé. Merci Tourisme Gaspésie. Merci URBANIA. C’était vraiment électrique comme voyage.
(Scusez-là)

Faire un carnet de bord de L’Expérience Montréal-Gaspé. Pendant une semaine. Moi, la Gaspésie, une Tesla et le Festival du bout du monde comme personnages principaux. Écrire, vivre, manger, danser et peu dormir. En gros, le genre de mandat tellement idyllique que ma première réaction fût de vérifier si la date était le 1er avril. À travers mes rencontres, mes récits et la Gaspésie, je vous écris mon histoire d’amour avec ce paradis. Cinq textes. Cinq jours. Mais dans mon coeur, c’est pour la vie.

Et, pour le voir vous-même, c’est par ICI!

Pour lire un autre texte d’Ines Talbi: «Carnet de bord d’une lourdaude sur la 132».

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