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Femmes et politique – Qu’est-ce qu’on en sait?

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Quand on pense à la politique québécoise, on pense à qui?

René Lévesque? Jacques Parizeau? Jean Charest (omg pauvres nous, il arrive en 3e)? Pauline Marois suit de proche. Elle fait certainement partie sur cette honorable liste garnie de Couillard, Landry, Bourassa, Coderre, Labeaume. On songe aussi à Godbout parce qu’il a accordé le droit de vote aux femmes pendant la Deuxième Guerre mondiale, à Duplessis parce qu’il faisait peur à votre grand-père et à Mercier parce qu’Antoine Bertrand en a parlé tout l’hiver dans Les pays d’en haut.

Mais où sont les femmes, comme dit la toune?

Bien sûr, bandes de p’tits savants, vous en connaissez d’autres que celle qu’on a (ridiculement) surnommée Popo. Vous lisez URBANIA quand même.

Mais ne trouvez-vous pas cela franchement triste et révélateur que nous puissions nommer facilement 20 hommes politiques en sachant approximativement ce qu’ils ont accompli et que nous devions nous arrêter pour réfléchir (ou googler des noms) au bout de sept ou huit femmes? Et Mélanie Joly et Kim Campbell ne sont pas des élues provinciales, je vous le rappelle.

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Il y a eu moins de femmes en politique, me direz-vous. Ça, c’est vrai! C’est quand même assez récent dans notre histoire. Oui. Et c’est dommage, renchéririez-vous! Très. C’est à cause de ça que les femmes sont encore moins payées que leurs collègues masculins, que le prix des CPE augmente, que le plafond de verre existe encore.

S’il y avait plus de femmes en politique, c’est toute notre société qui serait plus égalitaire.

Saviez-vous que si le Québec était un pays, il se situerait au 44e rang mondial selon le pourcentage de femmes élues? Après avoir lu ça sur le site du Conseil du statut de la femme, je suis allée jeter un coup d’œil au classement des pays sur différents sites d’organisations internationales. Et bien les gens, on a (évidemment) les pays scandinaves devant nous, mais aussi plusieurs pays qui ne sont pas nécessairement reconnus pour leur égalité homme-femme. C’est pas que je ne suis pas contente pour eux. Pour vrai, bravo (surtout au Rwanda qui est premier!). Mais il me semble qu’on pourrait vraiment faire mieux.

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Et vous souvenez-vous d’avoir appris en histoire qu’il existe un écart de 21 ans entre le jour où les femmes ont eu le droit de vote dans notre province et le moment où une Québécoise a siégé pour la première fois à l’Assemblée nationale? C’était quoi son nom déjà à cette première députée? Humm… ben là vite de même…

À notre époque, c’est à coups de publications revendicatrices sur Facebook, d’articles lus sur Jezabel ou TPL, de slogans imprimés sur des t-shirts qu’on prend position sur différents enjeux qui touchent les femmes. C’est bien. C’est même génial qu’une discussion existe et qu’elle enflamme parfois le web ou nos soupers d’amis. Sauf qu’on connaît relativement peu ou mal les fondements historiques et politiques qui nous ont menés à vouloir crier haut et fort aujourd’hui que c’est donc cool d’être féministe.

J’avais comme une envie de revenir un peu à la base. De me renseigner. De réaliser le chemin parcouru. D’honorer les luttes de celles qui m’ont précédée. De me souvenir. Et aussi un peu de rentabiliser mon bac en Sciences Po à l’UQAM.

Faque je vais écrire là-dessus. Je suis loiiiinn d’être la pro des pros, mais j’ai envie d’apprendre et de partager mes découvertes. Je vais essayer d’être l’homme de la situation. Euh. La femme, je veux dire.

Restez à l’écoute, le prochain épisode portera sur les 10 politiciennes québécoises à connaître!

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