Faire la différence, une boîte à lunch à la fois
En temps de crise, les besoins changent et les organismes communautaires s'adaptent.
Les employés du GCC La Violence! (Groupe communautaire contre la violence) ont l’habitude de répondre aux besoins des gens qui habitent dans les HLM et pendant la crise en cours, ces besoins sont alimentaires. URBANIA a accompagné l’organisme sur le terrain lors d’une récente opération de dépannage.
À l’instar de plusieurs commerces et organismes, le GCC La Violence! avait cessé ses activités le 13 mars dernier, en phase avec les consignes de confinement imposées par les autorités. C’est là que des résidents d’HLM ont manifesté leur détresse, plaidant avoir faim. Surtout dans les tours « aînés » du quartier Hochelaga-Maisonneuve, où l’on calcule que 25 à 30% des résidents ont besoin de dépannage alimentaire.
«C’est certain qu’on en échappe et qu’on s’inquiète pour nos résidents, mais on est là, au front.»
Les gens peuvent vivre environ une semaine grâce au dépannage alimentaire. La nourriture est déposée à la porte des résidents, qui apprécient grandement ce geste à leur égard. « Ça fait du bien au moral! », s’est réjouit une dame croisée à notre passage, reconnaissante.
Malgré l’ adrénaline et l’incertitude ambiante, GCC La Violence! poursuit ses efforts pour faire une différence au quotidien, un dépannage à la fois.
