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Entrevue 100% impro avec le king Laurent Paquin

Rires, rimes et malaises.

URBANIA et Juste pour rire s’unissent pour vous faire découvrir les meilleurs souvenirs d’impro de Laurent Paquin!

Essayez de nommer une seule personne qui n’aime pas Laurent Paquin. C’est quasiment impossible. Le monsieur est une icône de la culture pop québécoise, et j’irais jusqu’à dire : une vraie Céline de l’humour (avec pas le même styliste). Il a fait rire des centaines de milliers de personnes à chaque nouveau spectacle solo, il a animé des galas à la pelle, sorti un album de chansons, joué au théâtre, à la télévision et dans des annonces de castor… Et pour compléter son tableau de chasse, c’est un vétéran de la Ligue Nationale d’Improvisation.

L’impro serait-elle là où tout a commencé? Laurent le dit lui-même : «Probablement que je suis un meilleur acteur à cause de la LNI. Dans la vie, on est souvent casté pour jouer des rôles similaires, mais à l’impro, tu peux jouer ce que tu veux : un enfant, une vieille madame, un tueur en série, un ouvrier…et dans toutes les palettes d’émotion. Pour un acteur, c’est très formateur.»

Tu te souviens de ton plus gros fou rire pendant un match?

J’ai eu pas mal de fous rires dans des matchs d’impro, et c’était toujours pour des niaiseries. C’est arrivé des impros où j’ai eu des pénalités majeures pour décrochage. Dans ce temps-là, j’avais beau me mordre les joues, me mettre dos au public, j’étais juste incapable de garder mon sérieux.

Une fois, je jouais un gars qui nettoie des statues, avec François-Étienne Paré, qui jouait un curé. Sauf que c’était vraiment pas clair. Je lui dis «Demain, je fais Madeleine de Verchères.» et il me répond, en roulant grassement ses R, «Ah! Au théâtrrre?» Il avait absolument rien compris. C’est difficile à raconter, je pense que c’est un cas typique de «fallait être là». Mais tu vois, moi, je deal très bien avec les jokes folles qui font rire tout le monde. Ce que ça me prend pour décrocher, c’est une réplique totalement inattendue, que j’ai vraiment pas vue venir. C’est peut-être parce que je suis humoriste. Ce qui me fait rire, c’est pas forcément la même chose que tout le monde.

C’est-tu déjà arrivé, un gros malaise pendant une impro?

Je me rappelle, une fois, on jouait dans un petit bar avec une ligue qui s’appelle Les Cravates. La scène était toute petite, avec un coin de mur qui dépasse. À un moment donné pendant une impro, quelqu’un fait semblant de me donner un gros coup de poing de boxe sur la gueule. En jouant de recevoir le choc, je donne un gros coup de tête sur le coin de mur…et je m’ouvre le crâne. Sauf que je m’en rends pas compte tout de suite! Il faisait extrêmement chaud, donc je pensais que le liquide chaud qui me coulait partout, c’était juste de la sueur. Quand j’ai fini par m’en rendre compte, j’ai essayé de quitter la scène naturellement, et de me faufiler à travers le public pour me rendre jusqu’aux toilettes. Une action pas facile à faire discrètement dans un tout petit bar. J’aurais quand même aimé voir le malaise dans la salle, si j’avais continué le match et que tout le monde à part moi s’était rendu compte que j’étais couvert de sang.

Une rencontre décisive que tu as faite pendant ta carrière d’improvisateur?

Benoît Charretier, c’est probablement le premier coach qui m’a vraiment donné ma chance dans la LNI. Quand je suis arrivé, je connaissais pas beaucoup de monde là-bas, je faisais pas partie d’aucune gang. Probablement que sans lui, j’aurais pas eu de carrière à la LNI.

Mais des rencontres décisives, j’en ai fait pas mal. Tu vois, en ce moment, je travaille sur un show qui s’appelle On va tous mourir. C’est un show d’humour à sketches, à mi-chemin entre le théâtre et l’humour, un peu style Monty Python. Et bien je fais ça avec Simon Boudreau, que j’ai rencontré à l’impro il y a une vingtaine d’années. On est devenus des amis, on a fait des projets ensemble. Pis là, on va lancer le premier show complet qu’on a écrit ensemble, mis en scène par Serge Denoncourt. C’est probablement une des rencontres les plus importantes que j’ai faites à la LNI.

Ta catégorie d’impro préférée?

Je pense que je suis le seul qui est vraiment heureux et à l’aise dans une impro rimée. J’aime vraiment ça rimer, ça fait même partie de mes exercices d’avant-match pour me réchauffer. Faire des rimes dans ma tête, c’est une façon de garder mon cerveau allumé. C’est aussi super efficace pour les impro chantées. Peu importe comment tu chantes, les rimes, ça a toujours son petit effet.

Gang. Avez-vous remarqué que toutes les phrases de cette réponse riment??

En plus du show à sketch On va tous mourir, Laurent Paquin présentera cet été au Festival Juste pour rire le Cabaret à Laurent, qu’il décrit comme «un comédie club version XXL, un gros show de stand-up, mis en scène pour qu’on se sente aussi proche des humoristes que dans un petit cabaret intime.» Vous pourrez y voir Mike Ward, Jay Du Temple et Rachid Badouri faire des blagounettes avec Laurent.
Pour acheter des billets, c’est par ici!

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