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En avant-première à Petite-Vallée
Deux artistes émergents, habitués du festival, nous disent à quel point celui-ci a changé leur vie. Rien de moins!
Ça fait déjà quatre décennies que le Festival en chanson de Petite-Vallée fait briller sur sa scène les talents québécois encore peu connus. Et il ne fait aucun doute que la magie des découvertes inédites continuera d’opérer cet été.
« J’ai pas souvenir de ne pas être allé à Petite-Vallée dans ma vie, c’est ça qui est un peu spécial! », dit d’emblée Raphaël Pépin-Tanguay, alias Velours Velours, que sa famille traîne au festival depuis qu’il est bébé. Qui serait mieux placé que lui pour dire au monde que ce festival, c’est pas mal plus qu’un simple événement qui se passe chaque année pendant 10 jours en Gaspésie depuis 40 ans? Honnêtement, pas beaucoup de gens…
Ce qui fascine encore plus, c’est que Raphaël ne compte plus les carrières qu’il a vues émerger à Petite-Vallée depuis ses jeunes années. « C’est un lieu vraiment magique, ça n’a pas de sens! Sans m’en rendre compte, j’ai assisté aux débuts de Marie-Pierre Arthur, de Klô Pelgag, de Louis-Jean Cormier, de Violett Pi, de Philippe Brach, de Lisa Leblanc et de tellement d’autres! », s’enthousiasme le musicien à l’autre bout du fil. « C’étaient les balbutiements de ce qui nous attendait pour la suite! Dès qu’on les a vus, ma famille et moi, on a acheté leurs albums et on ne les a pas lâchés! On était aux premières loges de tout ça, bien avant qu’ils reçoivent des prix à l’ADISQ », poursuit Raphaël. Pour lui, la force du festival, c’est de catcher ça avant tout le monde. « Ils comprennent c’est quoi, les diamants bruts, quand ils ne sont pas encore bien taillés. » Tellement cute!
Pour sortir de son cocon
Plus récemment, il a aussi vu l’éclosion d’Étienne Coppée, de Tom Chicoine, de Cédrik St-Onge et d’Ariane Roy. Cette dernière fait d’ailleurs partie de la programmation de Petite-Vallée cet été, aux côtés de Gab Bouchard, de Maryline Léonard et… de Velours Velours! Au fil des ans, Raphaël a beaucoup appris à Petite-Vallée en tant qu’artiste. « Je me rappelle des moments autour des feux en fin de soirée : c’est là que j’ai appris à jammer! Fallait suivre Marc Déry sur toutes les tounes possibles et imaginables des Beatles», raconte-t-il. Franchement, l’image fait rêver! « J’aime ça dire que je viens un peu de là-bas, car ça m’a forgé. J’y suis allé tellement souvent, au moins 10 jours par année toute ma vie !», insiste Raphaël, qui trouve aussi qu’il y a ce petit quelque chose de très spécial entre les gens qui sont à Petite-Vallée pendant le festival. « Il y a un dôme qui se crée pendant 10 jours, c’est assez unique! »
Pour sa deuxième participation à Petite-Vallée en tant qu’artiste, Velours Velours est attendu Dans l’shed à Léon. Une consécration pour lui! « C’est une tradition que j’ai vue naître au festival avec Éric [Dion] et André [Lavergne]. Ils invitent des musiciens dans la shed pour faire des tounes un peu à la sauce country-americana. J’adore les gars et j’ai vraiment hâte de faire ça! » L’amour de Raphaël pour le festival est contagieux, et il en parle avec tellement de sincérité… Impossible de ne pas avoir envie d’y aller cet été quand on l’écoute!
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De son côté, Karen Pinette Fontaine, alias Kanen, autrice-compositrice-interprète originaire de Uashat-Maliotenam, est de la partie à Petite-Vallée cette année pour le spectacle de La Marée de l’aube avec Vincent Vallières, Natasha Kanapé Fontaine, Dumas et Sandrine Masse. « J’ai un sentiment de nervosité, car il y a quelque chose de très personnel et de vraiment émouvant à Petite-Vallée. C’est un peu là-bas que j’ai développé mon amour pour la musique, et le lieu est propice aux rencontres. Revenir, c’est toujours un réel plaisir », nous confie l’artiste.
« C’est là que j’ai rencontré les gens avec qui je fais de la musique aujourd’hui, avec qui je partage les mêmes passions. C’est là aussi que j’ai compris ce que c’était pour moi de faire de la musique, ce métier-là. J’ai compris qu’on n’est pas obligé de faire ça tout seul, que ce job-là est aussi le fun », ajoute Karen. Pour dire que Petite-Vallée est très importante pour elle, elle consacre sa dernière chanson au festival. « Ça parle littéralement de ça, de mes rencontres, des feux de camp, de la rue de la Longue-Pointe qui nous permet de descendre au théâtre », explique-t-elle. En fait, Petite-Vallée, c’est rien que des gens qui trippent sur ce que font les autres. « C’est vraiment ça pour moi : la rencontre, la passion pis la beauté de la place et la beauté humaine. C’est quand même à voir et à vivre… » Alors là, oui!
Un festival qui fait des étincelles
Si on remonte le temps jusqu’à sa première venue à Petite-Vallée pour le festival quand elle avait 12 ans, pour le Camp Chanson, Karen se souvient du début d’une véritable histoire d’amour. « J’ai commencé à ce moment-là à fréquenter régulièrement le festival. Cinq ans plus tard, j’y suis retournée pour faire le projet Nikamu Mamuitun Chansons rassembleuses, qui réunit des artistes autochtones et des artistes québécois allochtones, puis en 2021, c’était pour participer aux Escales en chanson avec d’autres chansonneurs. » Des moments qui sont donc à jamais gravés dans sa mémoire. Petite anecdote : près de la moitié des artistes à l’affiche cette année est passée, comme Kanen, par le programme de démarrage artistique du festival. Wow!
Personne ne sera vraiment surpris de l’apprendre, mais Raphaël avoue avoir également été de l’aventure du Camp Chanson. « J’y ai participé à sept ou huit reprises. La première fois que je suis monté sur une scène, j’avais six ans et demi et j’étais plus jeune que tout le monde…»
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Pour lui, le déclic artistique s’est passé à Petite-Vallée. « J’ai réalisé que, dans le fond, je voulais faire ça, que j’étais capable d’écrire des tounes », souffle-t-il. Il a même écrit sa première chanson pendant le festival en 2017! C’est aussi pendant cet été-là, à Petite-Vallée, qu’il a fait la connaissance de Flavie Melançon, aujourd’hui sa gérante et son amie proche. « On s’est jamais lâchés depuis. Ça a été ultra rapide, en deux secondes j’étais devenu son petit frère gaspésien et elle, la confidente principale de mon projet. »
Vous êtes prévenus : il se passe vraiment de quoi de palpitant pendant le festival. On en revient toujours la tête remplie d’amour et de découvertes!
Si, vous aussi, vous avez envie de dire que c’est pendant vos vacances à Petite-Vallée que vous avez eu vent du nouveau band dont tout le monde parlera à la rentrée, dépêchez-vous et prenez vos billets pour le Festival, qui se tient du 28 juillet au 5 août cette année.
