Embrassez votre « mauvais père » aujourd’hui

Pour dire «  Bonne fête papa !  » en BD.

Faites-en des enfants… Gnan ! Gnan ! Gnan !

Vous n’allez pas le regretter Hé ! Hé ! Hé !

Arrête donc de chialer, grand flanc mou, et récolte le fruit de ton dur labeur de géniteur.

Maintenant que t’as une autre paire de gosses, tu pourrais peut-être te rendre utile et leur inculquer les choses de la vie, et par là, on entend faire des pets de dessous de bras et manger des cochonneries en cachette. Il existe des multitudes de bouquins pour être un bon père, mais qu’un seul Guide du Mauvais Père et son auteur n’est nul autre que le bédéiste Guy Delisle.

On peut reprocher bien des trucs aux papas — pas grave, on a le dos large (et poilu) — mais on ne peut pas dire qu’on n’est pas d’adon quand vient le moment de scrapper la routine établie. Ce n’est pas pour faire un pied de nez à l’autorité que la maison sombre dans l’anarchie et le chaos le temps d’une soirée : c’est parce qu’on est le meilleur papa du monde !    

C’est un rôle bien ingrat que celui du père : bourreau et fou du roi se côtoient dans le même personnage. On sort notre grosse voix menaçante qui met fin aux chicanes pour ensuite faire un paquet de niaiseries afin d’alléger l’atmosphère parce que les kids sont encore sous le choc — Monsieur Mini-Wheats a encore frappé.

Fais ce que je dis, pas ce que je fais, OK ?

C’est bien beau la discipline, mais il faut aussi veiller à leur sécurité. Au diable la vigilance et vive les « dad reflexes ». Sans ce sixième sens, les urgences regorgeraient d’enfants maganés parce qu’on n’était pas là pour les attraper au vol. Et si par malheur on l’échappe d’une fois à l’autre, ce n’est pas la fin du monde. On applique simplement le protocole d’usage :

1-Est-ce que ça saigne ?

2-Est-ce que ça plie dans le bon sens ?

3-Veux-tu un plaster ?

4-Shake it off comme dirait Tay Tay

Mais il n’y a pas que le grand air et le soleil dans la vie : il y a aussi les jeux vidéo ! On ne pourra pas s’en soustraire trop longtemps parce qu’un jour ou l’autre, ils vont souiller leurs belles joues roses qui vont virer au vert pour matcher avec le bleu de leurs cernes. Tant qu’à y être, pourquoi ne pas faire la passation de la manette et leur enseigner les classiques comme Zelda. En plus de revivre votre jeunesse et d’avoir l’air d’un virtuose devant leurs yeux ébahis, vous allez pouvoir utiliser la métaphore de la pénétration dans la caverne pour trouver le trésor quand sera venu le temps d’avoir « the talk » avec eux. C’est briser deux vases d’un coup d’épée comme on dit.

Dans le fond, pourquoi se casser la tête à aspirer être un bon parent ? Il suffit de se rappeler que nous aussi étions petits et que c’est une excellente occasion pour retrouver son cœur d’enfant. C’est cul-cul, mais c’est vrai.

Embrassez votre mauvais père !

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Le guide du mauvais père, de Guy Delisle, c’est par ici!

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