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Écrire l’histoire, sans vertige
Entre ferveur et doute souverainiste : trois jours au congrès du PQ.
Le soir du 30 octobre 1995, en tirant les couvertures jusqu’à mon menton, ma mère m’a soufflé que le lendemain, je me réveillerais dans un monde complètement différent. Ce n’était pas un mensonge, mais un vœu. Un vœu qui, trente ans plus tard, attend encore de prendre forme.
De vendredi à dimanche dernier, le Parti québécois tenait son troisième congrès d’orientation. Membres, délégués, élus et gratte-papiers : tout ce beau monde coincé par le froid polaire dans un Sheraton de Saint-Hyacinthe.
Jour 1
Les kilomètres de Montérégie défilent et la radio s’acharne sur Mark Carney. Le messie de Davos, fraîchement débarqué des plaines d’Abraham, voit son piédestal vaciller sous le poids de son révisionnisme. De la mine dans le crayon d’un PQ qui n’attend que ça : ces petites épiphanies où les deux solitudes rappellent à quel point elles sont irréconciliables.
C’est un congrès partisan, assumé, et parfaitement timé. En tête des sondages, le PQ entame cette année électorale en récupérant dans ses voiles le vent des tempêtes qui malmènent ses adversaires. Jadis moribond, le parti ne se voit plus comme un simple appareil politique, mais comme le fer de lance d’un projet jamais tout à fait remisé, celui de rompre les amarres pour, enfin, devenir maîtres chez nous.
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Et pour couronner le tout, l’événement s’offre un titre qui ne s’embarrasse point de modestie : Écrire l’histoire. Rien de moins.
Pour ma part, je suis venu prendre le pouls de la bête, sentir comment respire et rugit ce momentum qui, depuis deux ans, propulse le parti vers la perspective d’un gouvernement majoritaire.
Mais, en filigrane, une autre curiosité me tirait ici : sonder quelque chose de plus enfoui, plus intime.
Suis-je un souverainiste à la sauce péquiste ?
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Je m’installe dans la salle des médias, petit nid tapissé de journalistes au beat parlementaire, préparant ma caméra entre TVA Nouvelles et le Globe and Mail. Une chambre de hockey politique : on s’interpelle par le nom de famille, on s’envoie des jokes aux références pointues.
Quelqu’un lance, parfaitement sérieux : « La politique québécoise est extraordinaire, ces temps-ci. » Il n’a pas tort. Pour eux, cette saison pleine de rebondissements est un grand cru.
Sur la table centrale, une feuille traîne. Quelqu’un y a griffonné le mot de passe du Wi-Fi offert par le congrès : VLQL.
Vive le Québec libre.
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Le premier point de presse du week-end s’ouvre sur un volet du Livre bleu, cette bible en devenir du parti. Rien à voir avec le Livre vert de Kadhafi ni avec le Petit Livre rouge de Mao. C’est plutôt ce que le PQ présente comme un « outil d’émancipation nationale », non dictatoriale, dont l’édition actuelle, amorcée en 2023, compte désormais 447 pages.
Le chapitre présenté évoque la volonté de « jeter les bases de la citoyenneté québécoise ». On y parle de statuts différenciés, de naturalisation automatique ou sur demande, modulée selon le parcours scolaire, notamment. Le texte propose aussi une citoyenneté accélérée pour les francophones du ROC.
Une forme de sionisme de grenouille. Rapatrier la gang.
— Allez-vous conserver votre passeport canadien ? demande, très sérieusement, un journaliste à Paul St-Pierre Plamondon.
— Non.
Et vous, chers lecteurs ?
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Sans surprise, le « partenariat » improbable entre Montcalm et Wolfe, tel que raconté par Carney finit vite par saturer l’air de la pièce. Il ne faut que quelques secondes avant que les paroles de Lord Durham ne sortent de la bouche de PSPP. Le bon vieux Lord Durham : toujours là quand on a besoin de lui.
S’ensuivent la « culture du mensonge », le « régime colonial ». Bref, la souveraineté comme ultime geste de reprise en main. Visiblement, PSPP met la table pour son grand discours du dimanche.
Quand les journalistes francos l’interpellent sur Carney, leurs collègues anglos, eux, s’inquiètent du sort des leurs dans un Québec-pays. Chacun prêche pour sa paroisse : son lectorat, son clocher, ses angoisses.
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Dans l’arène du scrum, deux écosystèmes se frottent l’un à l’autre comme un vieux couple aigri, condamné à une cohabitation sans fin. Journalistes et élus. Un ballet passif-agressif, poli, mais usé, où tout le monde se connaît trop bien.
En périphérie, la faune médiatique : caméramans et photographes au look tout croche, toujours sur le gun. Porter une gigantesque caméra ou deux Kodak aux épaules donne ce droit tacite à l’indigence vestimentaire. Un luxe refusé à ceux qui font du direct.
En face, le petit clergé du parti. Une escouade d’apparatchiks en tailleur BCBG, épinglette au revers, formant une muraille de sérieux. Attachés, conseillers, gardes du corps : des visages graves, presque tristes, sculptés par le stress d’une job où le droit au fuck up est mince. Ça consulte son cell aux deux secondes, ça serre un laptop comme un bouclier. Les petites mains moites qui font tourner la machine.
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Le congrès d’orientation s’étire sur trois jours : vendredi pour les retrouvailles, samedi pour les ateliers, dimanche pour trancher.
L’immense salle de bal s’ouvre ensuite à quelque 1 500 invités. Autocollants distribués sur fond de Jay Scott, remix house d’Isabelle Pierre. Cravates bleues et oreilles stretchées. Queues de cheval, casquettes à la Craig, beaucoup de bretelles. Des barmaids, des entrepreneurs, des muscles, des talons hauts. Plus de vestons Tristan que de ceintures fléchées.
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On y croise, aux côtés des anciens de l’asso étudiante : des chefs d’industrie, des bénévoles, des enseignants, des futurs cogneux de porte. Tous les âges se frôlent. Beaucoup de jeunes, évidemment. Les générations se frôlent. La relève est bien là.
À première vue, la parité fait défaut. Elle se corrige à mesure que l’âge baisse.
Pour ce qui est de la diversité dans cette grande kermesse, on en retrouve à peu près autant qu’à Shawinigan en 2002. D’accord, disons 2010. Autrement dit : pas tant que ça.
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« Le dernier congrès avant l’indépendance », lance le président du comité directeur.
Dans les coulisses comme sur la scène, la même question flotte : un troisième référendum au premier mandat ? Pour les sceptiques, c’est une corde qu’on se tresse soi-même autour du cou. Pour les plus convaincus, c’est une évidence limpide.
Mais encore faut-il que le monde coopère. Que Trump n’attaque pas les Îles-de-la-Madeleine ou que Moscou laisse tranquille Puvirnituq.
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Entre les interventions des présidents de divers conseils venus se présenter à la foule, un timide « le Québec, un pays » s’élève. Sans grande conviction. Il retombe presque aussitôt.
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La scène est ensuite occupée par les cinq élus, qui se taquinent pour s’humaniser en attendant le chef. Pascal Bérubé, député-vedette de Matane–Matapédia, joue le jeu : quand on lui demande quel super-héros il serait, il répond Astérix.
Enfin, une haie d’honneur se forme pour accueillir Saint-Paul. Walk-in chorégraphié, parfaitement hypé par la délégation junior.
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Quand PSPP remonte l’allée vers la scène, serrant des mains, accueilli comme un grand leader spirituel, je me demande jusqu’où il s’inscrit dans un culte de la personnalité. Peut-être est-ce la coupe de cheveux, la dégaine volontairement générique, le timbre de voix, le nez pas assez caricatural pour fabriquer une icône. On est loin de la star. Loin des pleurs, du drame, d’un folklore tragique.
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Est-il un bon orateur ? Assurément. Éloquent, fluide, brillant. Mais peut-être trop froid, trop académique pour un ton qui se veut aussi conquérant. Malgré la gravité des mots, il manque parfois de silences. De théâtralité. De Nuit de la poésie.
À leur manière, les sales gueules de Lévesque et de Parizeau faisaient partie intégrante de leur charisme.
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Jour 2
La seconde journée s’ouvre sur une mêlée de presse consacrée à l’axe souveraineté-défense. Fleurissent alors des scénarios de guerre aussi improbables qu’anxiogènes avec les États-Unis. La même question revient : à quoi ressemblerait la survie stratégique d’un Québec devenu pays ? Seul le Livre bleu nous le dira.
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Désormais chum avec PSPP, accolade scénarisée à l’appui, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, électrise la salle. Dans un discours combatif où il mijote à la cuillère nos vieux traumatismes, il réclame des excuses à Carney et consacre son adversaire : « Paul est mon chef ».
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Tandis que les délégués disparaissent dans des panels fermés aux médias, où l’on ne peaufine pas une plateforme, mais où l’on se prend à rêver l’ossature d’un État, de la santé à l’économie, pour moi, c’est l’heure du lunch à la Belle Province.
À la table voisine, des jeunes en complet trois pièces refont le monde. On parle d’idées, d’initiatives citoyennes, de valeurs à partager. Cette camaraderie de poutine, simple, presque naïve, touche juste parce qu’elle soude les convictions bien avant les structures.
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L’après-midi s’étire jusqu’à l’intervention de Camille Goyette-Gingras, présidente des OUI Québec. Dans les couloirs du Sheraton, on chuchote qu’elle est douée.
Toute de crème vêtue, elle livre un discours qui se hisse au-dessus des crispations identitaires, des clivages gauche-droite et des réflexes partisans. Un moment lumineux, presque rafraîchissant, au cœur de la joute politique.
La salle, déjà conquise, ne fait que se resserrer autour d’elle. Elle parle d’un nous non pas comme d’un slogan, mais comme d’un réflexe. À l’idée d’un référendum à bâtir, rappelle-t-elle, tout commence là.
Rien d’électoral dans ce qu’elle propose. Ce n’est pas un rêve de campagne, mais une émotion. Elle parle de jeunesse, d’émancipation, de l’angoisse de demain. Au fond, ce sera à nous de faire un pays.
Longue ovation. L’un des rares moments du week-end où la raison cède le pas au frisson.
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À force de suivre les journalistes de la Colline, j’en oublie parfois que le sel de la souveraineté n’est pas toujours là où se trouvent les micros. Il est souvent ailleurs.
Chez Victor Charbonneau, par exemple, et son jacket des Patriotes. Il dessine des épinglettes depuis toujours, les vend pour quelques dollars, et se présente avec près de 200 modèles différents, rangés dans des coffres à pêche.
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« Des jeunes viennent me voir, me montrent leur pin et me disent : ça fait vingt ans que tu me l’as offerte. »
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Paul-André Desbiens, lui, porte un tricorne français. Ancien chauffeur d’autobus à la STM, il a été suspendu à plusieurs reprises pour avoir osé le porter au travail, accusé de « faire de l’action politique ». Un dangereux agent de propagande, disait-on, qui distribuait des autocollants du drapeau du Québec et racontait l’histoire de Montréal aux anglos de la 24.
Ici, pourtant, son chapeau devient un merveilleux brise-glace.
Son ultime fantasme est qu’à la prochaine campagne référendaire, une armée de 350 tricornes descende le boulevard René-Lévesque en direction de Westmount.
Michel Kieffer, 79 ans, « bientôt 80 », a travaillé sur des dizaines de films à l’ONF, dont Mon oncle Antoine. À ses débuts, il filmait chaque point de presse d’Octobre 70. Il aimerait voir, de son vivant, l’indépendance de son Québec.
Je ferais un pays avec ces bonshommes-là.
Des old timers pittoresques, comme on les aime, il y en a. Mais des jeunes, il y en a beaucoup. Surtout des femmes. Parce que ce pays imaginaire, s’il finit par exister, sera d’abord habité par sa jeunesse.
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Agathe Lambert est fébrile face à l’année qui vient. Comme beaucoup, elle sent l’énergie circuler d’un événement à l’autre. « Un gros high », dit-elle.
Mais ce qui la nourrit vraiment, c’est le contact humain. « Le entre nous. C’est tellement précieux, militer ensemble. Puis, plus tard, regarder en arrière et se dire : c’est nous qui étions là, pendant que ça se construisait. »
Née dans une maison souverainiste de Lanaudière, Marianne Leroux entrevoit 2026 comme un marathon de mobilisation. « Pendant que les autres partis se défont, le PQ, lui, continue de se construire », souligne-t-elle.
Renée-Lou Canuel parle elle aussi d’émancipation. « Je veux être une femme libre dans un pays libre. » L’étudiante en droit se passionne pour le chantier constitutionnel, le rapatriement des pouvoirs.
« Décider de tout », déclare-t-elle, simplement.
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En soirée, je prends une bière au bar de l’hôtel. Les membres hésitent : d’un côté, la game contre les Bruins ; de l’autre, une soirée dansante avec un groupe hommage aux Cowboys Fringants. Le seul band, au fond, à avoir réellement fait du terrain sur la question nationale depuis, peut-être, Les Colocs. On reparlera de Kinji00 quand il aura fini son secondaire.
L’actrice Ludivine Reding anime la soirée en lisant, sur un gros iPad, un texte sans âme, juste après une première partie interminable de Yann Perreau. Il n’était pas cancel, lui ?
Les élus, eux, font des stories en dansant sur La Manifestation. On a déjà vu plus crédible en matière d’aura farming, mais l’image est là : au PQ, tout va bien.
Entre deux verres de piquette et un refrain de L’Amérique pleure, la jeunesse jauge, tranquillement, le potentiel érotique du souverainisme.
Je ne me rendrai pas à l’after.
Désolé, Marie-Élaine Thibert.
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Jour 3
En roulant sur la 20 est, je sonde mon propre engouement indépendantiste.
Depuis le rendez-vous manqué de 1995, je me suis toujours senti souverainiste. Pour moi, c’était un privilège. Une fierté tranquille. Celle d’appartenir à un petit peuple francophone planté au nord de l’Amérique.
Il y avait là une fragilité belle, historique, culturelle. Une vulnérabilité qui oblige à vivre ensemble. Il faudrait être un peu fou pour ne pas vouloir faire de cette singularité quelque chose de plus grand.
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Mais cet esprit-là, avec les années, je l’ai senti s’amincir. Se disperser. Quels projets nous ont vraiment rapprochés depuis trente ans ? Le verglas, peut-être. 2012, sans doute. Après ça, la pandémie et les réseaux sociaux ont fait l’inverse : ils ont défait les liens.
Pas d’élan. Pas d’euphorie. Rien qui nous dépasse vraiment. On attendrait une forme d’émeute douce. Un trop-plein qui rassemble. Un projet qui ouvre l’horizon.
Comme ultime colle, il ne reste souvent que l’espoir que le Canadien performe bien.
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Je cherche un sentiment. Je tombe sur de la culpabilité. Celle de ne pas être convaincu par ce long week-end.
Au fond, un parti politique n’est qu’un véhicule. Jamais le projet lui-même. Surtout quand le récit est porté par d’anciens avocats de McCarthy Tétrault, des diplômés de la London School of Economics ou des MBA d’Oxford.
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Est-ce simplement de la lucidité, comprendre que ce rêve existentiel n’a pas été emporté par le vent, mais lentement vidé de sa force, à mesure qu’on l’a encadré, rationalisé, puis réduit à une stratégie électorale ?
Ou peut-être est-ce la victoire tranquille du cynisme. On mange de plus en plus seul. Et un pays, ça ne se cuisine pas au micro-ondes.
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Après une mêlée de presse matinale où les journalistes cuisinent encore les élus sur Bonhomme, l’ex-académicien Étienne Drapeau réchauffe la salle en lui demandant s’il est encore permis de rêver.
Puis, vient la dernière séance plénière. Cent vingt-huit propositions à trancher. Du financement des arts au patrimoine bâti, du vote 16 ans à la souveraineté numérique, en passant par la crise climatique et les gazoducs. Certaines passent sans heurt, à l’unanimité. D’autres se débattent, se frottent au vote.
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La parole circule, réfléchie, quoique moins calculée. Parfois hésitante, souvent flamboyante. Une démocratie à échelle humaine : vivante, incarnée, infiniment plus séduisante qu’un fichier PDF.
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L’exercice achève quand on annonce très soudainement la venue de Paul St-Pierre Plamondon pour son discours tant attendu. Musique, jeux de lumière, entourage qui déboule, drapeaux et salve d’applaudissements. Il monte sur scène, pilonne Carney, invoque Gandhi, Miron, Falardeau. Un réquisitoire acrimonieux contre le premier ministre du Canada.
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Alors que la plénière venait de se dérouler comme un chantier inspirant et constructif, le discours du chef casse le party. On passe des idées aux biceps. De la politique de projet à la game politique.
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Trente minutes d’huile sur le feu. Rien sur les enjeux débattus ni sur la mobilisation des militants. Pas une priorité, pas une proposition, pas même un écho aux résolutions adoptées.
Un discours comme si l’élection d’octobre était déjà derrière nous. Cracher sur Ottawa comme projet de société.
« On va gagner. On va gagner. » Un refrain répété dans une mécanique sans vertige.
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Carney aurait donc, sans le vouloir, lancé la campagne référendaire.
Au point de presse final, le chef péquiste se retrouve à justifier son obsession pour le référendum. Dans un style toujours aussi clinique, PSPP aura surtout consacré le week-end à instrumentaliser une bourde majeure venue du banquier. Rien de plus.
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PSPP est peut-être la smartest person in the room. Mais est-ce lui qui me fait hésiter, ou le parti ? Ou est-ce plutôt moi, incapable de croire que ça puisse encore arriver, vestige tenace d’un traumatisme d’enfance jamais tout à fait cicatrisé ?
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Mais au-delà du chef, au-delà du parti, il y a Benjamin, d’Abitibi-Ouest. Carolane, présidente du Comité national des jeunes. Simon, l’artiste commissionné. Félix le cinéaste. Le vieux aux pins et au tricorne. Camille, Marianne, Renée-Lou, Agathe.
Si pays il y a, je veux le faire avec cette gang-là.
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Voter PQ, dans sa gravité actuelle, déstabilise parce que ce n’est pas choisir la continuité sous une autre couleur. Ce n’est pas miser sur une gestion plus propre ou un statu quo mieux repassé. C’est un acte de foi : préférer le saut dans le vide au confort de l’immobilité. Fonder un pays, ce n’est pas mieux administrer, c’est accepter que tout bascule.
Là est le vertige.
Mais ce sera ensemble ou pas du tout.

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