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Chaque semaine, de nouveaux arrivages débarquent à la SAQ. Et un peu comme les robes de Lady Gaga au Met Gala, ça part vite! Alors tant qu’à jouer du coude la carte Inspire entre les dents, Vincent Laniel – alias Vincentsulfite – nous aide à choisir les meilleures bouteilles. Voici ses suggestions cette semaine, qui seront en succursale à partir du vendredi 10 mai.
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Rouge. L’an passé, j’ai commis une grande erreur en snobant ce vin. Quand j’ai été reçu chez des amis et que j’en ai finalement bu, je m’en suis TELLEMENT voulu. C’est genre 18 $ le coût par bouteille, pis ça vient avec une petite jupette en paille. Qu’est-ce que tu veux de plus pour les BBQ qui s’étirent ? C’est 90 % sangiovese et 10 % canaiolo issus d’une viticulture bio certifiée, fermentation spontanée sur levures indigènes en cuve de ciment, pas de filtration. Ça va partir vite.
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Blanc. Ça, je suis très très très excité de l’arrivée de ce producteur en SAQ. J’ai écrit à l’importateur, Jack de chez Glou, qui m’a dit avoir rencontré Lindelaub grâce au célèbre Richard Leroy (voir bande dessinée Les Ignorants). Bref, il a su me convaincre en quelques mots de m’en mettre 6 dans ma caisse. Le vigneron est passé à l’approche nature il y a un bon moment quand même. Le pinot auxerrois est une belle variation de la famille des pinots qui donne des vins avec une bonne acidité, des arômes de fruits exotiques ainsi que de fleurs blanches. Pour citer un de mes meilleurs amis quand il a vu que c’était disponible en ligne : « J’ai bu ça à Paris et honnêtement, si j’en avais les moyens j’en aurais acheté 6. J’en ai pris 2. »
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(Les bouteilles sont presque toutes parties en prévente. Si vous en trouvez une, garrochez-vous).
« Es-tu dans le vin, toi ? »
Rouge. Parfait pairing avec la série P’tit Quinquin de Bruno Dumont. Il y a deux ans, ce vin avait frappé fort, exprimant des notes fermières qu’on aime tant attribuer au vin nature (bien que je crois qu’on commence à en revenir). C’est du gamay de soif sur lequel on fait des très longues fermentations de 11 mois visant à ne jamais brusquer le vin (ne pas confondre fermentation et élevage). J’avais bien aimé 2015, mais j’ai trouvé 2016 un peu discret (je n’étais pas le seul, je crois bien). On se souhaite donc que 2017 soit à nouveau un super vin de soif à bon prix !
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Orange. Ça, c’est pas très bon, vous n’aimerez pas ça. Commandez-en pas. Ça sert à rien. Surtout avec le printemps qui arrive en fait pour vrai, c’est pas ça qu’on a envie de boire. (De toute façon, je ne serais pas surpris que ça se vende en un temps record). Les vignes sont laissées en liberté et poussent sans intervention (c’est contre-intuitif, mais elles finissent par trouver leur équilibre). C’est du pinot gris en macération pelliculaire, cuve béton, pendant 17 jours, vin non filtré et non collé. C’est du vin orange de grande soif, avec beaucoup d’acidité, hyper vivifiant, excellent rapport qualité-prix. Un classique.

Rouge. On a ici l’occasion de boire de la belle barbera nature à bon prix. C’est travaillé tout en fraîcheur avec de l’élevage en cuve inox, ce qui permet à l’aromatique de s’exprimer aisément (violette, cerise, anis). Fernandino, qui a repris le domaine de son père, n’aimait pas ses premiers vins, costauds et sans personnalité. Il vinifie aujourd’hui avec levures naturelles, fait de longues fermentations délicates et n’ajoute qu’un peu de sulfites à la mise en bouteille. Ça trouvera bien sa place à table dès qu’il y a un peu de viande (volaille, porc, veau).
L’autre fois j’ai dit à mon chauffeur de taxi que oui…pis il m’a cru. De toute façon, c’est pas tellement important. Ce qui est important, ce sont les vigneron-ne-s qui travaillent bien. J’essaie de faire la promotion des producteur-rice-s qui sont à contre-courant de l’industrie du vin. Je me fous du prix des bouteilles et du style. Les bons trucs partent vite et c’est pourquoi je fais une infolettre sur les arrivages SAQ en prévente à laquelle vous pouvez vous abonner ici. Vous pouvez aussi accessoirement me suivre sur Instagram.