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Le Salon Daomé par Lens Flare Smith

Développer la vie nocturne montréalaise

Une politique municipale aide les salles et les boîtes de nuit à améliorer leurs installations et à développer leurs activités dans le respect du voisinage.

28 octobre 2026
Présenté par
Ville de Montréal
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URBANIA et la Ville de Montréal s’unissent pour faire vivre la culture après le coucher du soleil.

Montréal aime se présenter comme une ville où il se passe toujours quelque chose, même une fois la nuit tombée. Derrière les spectacles, les DJ et les pistes de danse, il y a toutefois tout un écosystème qui permet à cette vie nocturne d’exister.

Les actions qui découlent de la Politique de la vie nocturne de la Ville de Montréal ont pour objectif de renforcer la vitalité culturelle et économique de la métropole, tout en favorisant une cohabitation harmonieuse entre les lieux culturels et leurs voisins.

Aussi attrayante soit-elle, l’idée n’est pas de transformer Montréal en ville qui ne dort jamais. La politique prévoit plutôt des heures prolongées dans certains lieux et secteurs désignés, sous certaines conditions liées notamment au bruit, à la sécurité et au bon voisinage.

Insonoriser les salles pour mieux faire vibrer les quartiers

La vie nocturne montréalaise repose sur ses salles de spectacle et ses boîtes de nuit, dont plusieurs participent à l’initiative Nuits Montréal. Celle-ci permet, entre autres, à des établissements qualifiés de prolonger leurs heures d’ouverture dans un cadre défini.

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Sur la Plaza Saint-Hubert, dans Rosemont–La Petite-Patrie, Le Système illustre concrètement la façon dont le soutien municipal peut contribuer à cette évolution. À l’origine imaginé comme un bar à vin de quartier avec DJ sets, l’établissement est rapidement devenu un lieu prisé des amateurs de musique électronique underground. Mais les basses qui font vibrer la piste de danse peuvent aussi déranger les voisins.

L’équipe a donc travaillé avec la Ville pour améliorer l’insonorisation du lieu avant d’améliorer son offre. « Sans la contribution de la Ville, on n’aurait pas pu faire les rénovations nécessaires », explique Julien Degrosbois, directeur général et copropriétaire du Système.

Un acousticien professionnel a notamment analysé la salle et effectué des écoutes à l’intérieur de l’établissement et chez les voisins, en faisant jouer la musique à plein volume. Son rapport a ensuite permis de déterminer les travaux nécessaires.

« À lui seul, ce rapport coûtait plusieurs milliers de dollars, avant même que le chantier se mette en branle. Sans l’aide de la Ville, ça n’aurait pas été possible », précise Degrosbois.

Le résultat : une salle repensée pour mieux contenir le son. L’équipe a créé ce que le copropriétaire décrit comme « une boîte dans une boîte », en installant des murs de six pouces et des panneaux d’insonorisation, tout en abaissant le plafond et en réorganisant l’espace. Cela leur a également permis de se doter d’une meilleure sonorisation.

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« Maintenant, ça sonne mieux, et le flow du bar a été mieux réfléchi », estime-t-il.

La Ville proposait une aide financière aux salles de spectacle indépendantes de moins de 3 000 places qui souhaitent réduire les nuisances sonores. L’enveloppe vise notamment à soutenir des travaux d’insonorisation et des interventions acoustiques.

Des heures prolongées pour diversifier la programmation

L’insonorisation n’est qu’une partie de l’équation. La politique permet aussi à certains lieux culturels de prolonger leurs activités dans des conditions qui tiennent compte de leur environnement.

Au Newspeak, dans le Quartier des spectacles, on organise désormais des événements qui se poursuivent jusqu’à très tard dans la nuit.

Reconnue pour sa sonorisation et sa programmation musicale, cette boîte de nuit fait partie du réseau de salles montréalaises dirigé par Olivier Corbeil, qui participe également à la gestion du Fairmount et du Ritz PDB.

Promoteur musical depuis les années 1990, Corbeil estime que les hivers québécois contribuent au caractère festif de la métropole. « Au Québec, on a de longs hivers intenses. Donc, dès que ça se relâche un peu, les gens deviennent très festifs », dit-il.

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Comme Le Système, les trois salles ont bénéficié d’une aide municipale pour réduire les nuisances sonores. Corbeil juge cette mesure « nécessaire et intelligente ». « On a reçu la bourse pour le Newspeak, le Fairmount et le Ritz PDB. Ç’a été créé durant la pandémie, parce que les gens n’avaient presque pas entendu de bruit pendant deux ans », raconte-t-il.

Au Newspeak, les améliorations ont porté leurs fruits. « Évidemment, on ne peut pas réduire le bruit de 100 %, mais dans le cas du Newspeak, on est quasiment à zéro », affirme-t-il.

Le Newspeak a également pu organiser une douzaine d’événements aux heures prolongées. Comme il est mitoyen d’une auberge, cette formule demande une certaine logistique, mais Corbeil en tire un bilan positif. « On fait de bonnes ventes. Il n’y a pas eu de problèmes, c’est une belle clientèle. Ça nous donne la possibilité d’offrir une programmation variée, de faire de plus longs sets et de faire connaître la salle à un nouveau public. »

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Plus de 5 millions $ pour soutenir la vie nocturne

La Ville prévoit 5,5 millions de dollars sur trois ans pour déployer sa Politique de la vie nocturne. De cette somme, 3 millions sont consacrés au soutien des établissements, des pôles de vitalité nocturne et des diffuseurs culturels, ainsi qu’à des projets structurants et novateurs. Les 2,5 millions restants visent à réduire les nuisances sonores dans les salles de spectacle indépendantes de moins de 3 000 places.

Pour se qualifier, les établissements doivent contribuer à l’identité culturelle de leur secteur, adopter des pratiques de bon voisinage et favoriser des activités festives sécuritaires. Cela implique de tenir compte du bruit, de la propreté, des déplacements et de la sécurité, mais aussi de prévenir la surconsommation, notamment en proposant des options sans alcool.

Les heures prolongées ne sont pas un droit automatique pour tous les établissements : elles s’inscrivent dans un cadre défini, selon la qualification du lieu et la nature des activités organisées.

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La politique reconnaît ainsi le rôle des salles et des boîtes de nuit dans la vitalité de Montréal, tout en cherchant à limiter les répercussions de leurs activités sur les résidents – une façon de soutenir les artistes, les équipes techniques et les commerces qui contribuent à faire vivre la ville une fois les bureaux fermés.

Comment repérer les lieux qualifiés Nuits Montréal?

Le marqueur visuel Nuits Montréal plus bas permet de reconnaître les établissements qui s’engagent à respecter les principes de cette politique. Parmi les 25 lieux qualifiés figurent évidemment Le Système et le Newspeak, mais aussi la Société des arts technologiques, Le Salon Daomé et le Vino Disco.

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Le boulevard Saint-Laurent, le Village, le Quartier des spectacles et la Plaza St-Hubert font également partie des pôles de vitalité nocturne reconnus par la Ville.

La nuit montréalaise n’a pas besoin d’être réinventée. Elle a surtout besoin de lieux où la culture peut continuer à se développer, et de conditions qui permettent à ces lieux de cohabiter avec les quartiers qui les entourent.

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Pour en savoir plus sur la Politique de la vie nocturne et découvrir les établissements et les pôles qualifiés Nuits Montréal, consultez le site de la Ville de Montréal.

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