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Les SMAQ et URBANIA s’unissent pour faire briller ceux et celles qui travaillent derrière les projecteurs.
Avez-vous déjà assisté à un spectacle qui vous a marqué non pas par la prestation de l’artiste, mais plutôt par la qualité du son ou des jeux de lumière?
C’est souvent dans des moments comme ceux-là, quand on quitte une salle encore ébloui par ce qui s’est fait en coulisse, qu’on réalise à quel point chaque artiste est soutenu par une équipe aussi talentueuse que passionnée : des gens qui travaillent dans l’ombre, souvent oubliés, mais essentiels à la magie du spectacle.
Quand on pense à toute la fourmilière qui s’active pour qu’une personne puisse nous divertir, on comprend que la scène ne brille jamais seule. C’est pourquoi Les SMAQ lance l’initiative carrierescene.ca, une campagne qui vise à faire connaître les parcours de formation permettant de se professionnaliser et de faire carrière au sein des lieux de diffusion indépendants du Québec.
Et si on remontait la chaîne, juste pour voir tout ce qu’il faut pour que des artistes montent sur scène?
Commençons les présentations par l’équipe administrative. Direction générale, comptabilité, financement : tout commence par les personnes qui occupent ces postes. Comme le résume Sara Castonguay, directrice générale et artistique du Cabaret Lion d’Or : « Travailler en administration dans [un organisme culturel], ça donne la possibilité de choisir ce que le public aura la chance de voir. » Que ce soit la direction artistique qui déniche de nouvelles propositions culturelles ou la personne chargée du financement qui réussit à décrocher une subvention, tous sont des membres essentiels de l’équipe qui fait vivre la culture.
Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, on peut tout à fait vivre d’amour et de culture en ayant un esprit cartésien.
Les chiffres, la gestion, la planification : tout cela a sa place dans ce milieu. Comme le précise Sara Castonguay, « il faut être capable de gérer tous les domaines qui se rattachent à notre métier : comptabilité, gestion des finances, ressources humaines, communication et programmation artistique ».
Faire partie de ces équipes aussi cruciales qu’invisibles demande souvent un bon bagage en administration, en gestion ou en comptabilité. Et les parcours pour l’obtenir sont multiples : il peut s’agir d’une technique en administration et gestion du Cégep de Sherbrooke, d’un bac en administration de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) ou même d’une maîtrise en management des entreprises culturelles de HEC Montréal.
Une fois le spectacle confirmé, il faut maintenant remplir la salle. C’est là que l’équipe de communication entre en scène. Relationnistes de presse, responsables des partenariats, coordonnateurs et coordonnatrices de communication : tous unissent leurs forces pour qu’un spectacle attire son public. Eh non, il ne suffit pas de faire une publication Facebook et de croiser les doigts! Faire rayonner une proposition artistique, ça demande du flair et de la stratégie. Notoriété de la salle, campagnes sur les réseaux sociaux, relations avec les médias, partenariats… Chaque mot, chaque photo, chaque infolettre cherche à donner envie aux gens de se déplacer.
Marketing, communication, relations publiques : plusieurs chemins mènent à celles et ceux qu’on remercie pour le rayonnement d’une salle. Et au Québec, on compte plus d’une quinzaine de formations dans ces domaines, de la formation sur les médias sociaux offerte par Culture Estrie jusqu’au baccalauréat en production médiatique, stratégies et industries culturelles de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).
Avant que le public puisse enfin voir l’artiste qu’il attend depuis des mois, il faut dérouler des câbles, faire des tests de son, préparer les loges, peaufiner l’éclairage… bref, régler une foule de détails. Et derrière tout ça, c’est l’équipe de production qui s’active.
Ces pros travaillent d’arrache-pied pour livrer un spectacle impeccable sur le plan technique. Parce qu’on va se le dire, il n’y a rien de plus frustrant que de sortir d’un show en se disant : « Wow, j’ai adoré… mais j’entendais à peine la voix de l’artiste. »
C’est un métier de terrain, où aucune journée ne ressemble à une autre. Ça bouge, ça improvise, ça résout des problèmes… Comme le raconte Samuel, directeur technique au Zaricot : « C’est beaucoup de préparation et beaucoup d’adaptation, mais c’est un privilège que de mettre les mains sur la console et de faire partie de cet échange-là avec le public. »
Si l’artiste est le visage du spectacle, l’équipe en coulisse en est assurément le cœur battant. Sans administration, pas de financement. Sans communication, pas de public. Sans production, pas de spectacle. Et ce n’est pas tout : il faut aussi penser à la gestion de salle, au bar, à l’accueil du public et à toutes ces mains qui contribuent à faire vivre au public une expérience culturelle complète.
Ça prend de tout pour faire vibrer la culture. Que vous excelliez en résolution de problèmes, en chiffres ou en communication, ou que vous soyez simplement une personne qui aime le contact humain, la diffusion indépendante a une place pour vous.
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Vous avez envie de faire votre place dans le domaine culturel? Rendez-vous sur leur site web pour y découvrir les divers programmes d’études et formations qui vous ouvriront les portes du monde de la diffusion indépendante.
Pour pratiquer ce métier, ça prend des individus qui n’ont pas la langue dans leur poche : créatifs, sociables, débrouillards, et qui aiment quand ça bouge. Comme le raconte Rémie, responsable des partenariats, des projets spéciaux et des relations avec les médias au cabaret Le Balcon, en une journée, on peut passer d’une rencontre avec un client à des discussions entre collègues, puis à un rendez-vous avec un artiste – un métier parfait pour ceux et celles qui aiment jaser, mettre les gens en contact et faire briller les autres!
AEC, DEC, DESS… il y a mille et une façons de se tailler une place en production. Dans sept régions du Québec, on trouve une quinzaine de formations menant tout droit vers les coulisses. Parmi elles, l’AEC Techniques spécialisées en production scénique du Cégep de Drummondville, un programme intensif de 10 mois pour plonger direct dans l’action, ou encore le DEC intensif de deux ans Production scénique – Régie et techniques scéniques du Cégep de La Pocatière, dans le Bas-Saint-Laurent.