Inspiré par Humans of New York, les créateurs de Portraits de Montréal arpentent les rues de notre ville, à la rencontre des Montréalais et de leurs histoires.
« J’ai voyagé une bonne partie de l’année dernière, je suis allée dans l’ouest canadien et ensuite à Hawaii. Je suis revenue il y a 15 jours et je repars dans un mois pour Barcelone pour rendre visite à la famille de mon copain. Le voyage m’a appris la valeur des choses ; il y a toujours moyen d’être autosuffisante et de faire assez d’argent pour vivre. Je ne suis pas une grande dépensière et je crois qu’on peut faire beaucoup avec peu. J’aime aussi prendre conscience des petites choses qui nous entourent et qu’on oublie souvent. Par exemple, je peux rester plusieurs minutes à observer l’opalescence d’une labradorite ou d’une goutte d’eau dans l’herbe. L’opalescence, c’est les couleurs qui sont reflétées sur une surface translucide, un peu comme un arc-en-ciel. »
« Maman s’est arrêtée de vieillir à 25 ans, mais en vrai elle a 33 ans ! »
« Est-ce qu’il y aurait moyen de vous prendre en photo ? »
« Quand tu veux ! Ici c’est bien. »
« Comment c’est de grandir en tant que juif hassidique ? »
« Qu’est-ce que tu veux dire ? Nous on est simplement nés comme ça. »
[Malheureusement, leur bus scolaire est arrivé juste à ce moment-là et ils ont du me dire au revoir avant que j’ai pu en apprendre plus sur eux.]
« Qu’est-ce que tu peux faire que personne ne pourra jamais faire avec deux jambes ? »
[En équilibre sur une jambe, il se met à faire tourner sa prothèse à 360 degrés.]
« Je dis toujours aux enfants de ne pas essayer de faire ça à la maison ! »
« Si tu devais te donner un conseil à toi-même plus jeune, qu’est-ce que ce serait ? »
« Si tu recherches un équilibre, il faut que tu saches d’où tu viens. Au fur et à mesure que tu te libères de ton histoire familiale – pas parce qu’elle n’est pas belle, mais parce qu’elle ne t’appartient pas – tu peux rayonner. Au fur et àmesure que j’ai pu faire le ménage dans mon histoire, et pu comprendre d’où je venais, j’ai pu me permettre d’avoir des rêves qui correspondaient à l’état dans lequel j’étais, et de poser les gestes pour les réaliser. Il y a à peu près trois ans j’ai senti que j’étais rendue à me féminiser. Avant j’étais garçon manqué, je faisais beaucoup de compétitions de tennis, j’étais toujours en entraînement sportif, j’étais plus musclée. Je suis au début d’une métamorphose ; plus je suis lumineuse, plus je crois que le monde s’ouvre à moi, plus l’univers m’est possible. Depuis que j’ai mes dreads, je suis comme devenue visible. »
« Qu’est-ce que tu préfères chez elle ? »
« J’aime qu’elle soit geeky et nerdy, toujours dans ses livres. Elle a beaucoup de savoir et ça c’est sexy. »