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Dans le temple du gars d’à côté

21 juillet 2015
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L’abondance crée le contraire du phénomène de la rareté et avec le nombre de gars blancs hétéros qui sortent de l’École nationale de l’humour depuis des années, il peut être difficile pour un gars, blanc et hétéro, sans handicap apparent, de se démarquer dans un milieu de plus en plus compétitif. En témoigne la programmation du Gala des refusés, qui met à l’affiche en majorité des membres retranchés de cette caste habituellement privilégiée, et de laquelle fait partie Jérémy Du Temple-Quirion.

Un des moyens d’arriver à se démarquer, toutefois, est de travailler très très très très fort. C’est ce que semble avoir fait l’humoriste aux cheveux longs dans la préparation de son premier spectacle solo tout simplement intitulé Jérémy Du Temple, et présenté dans une salle un peu trop petite pour contenir l’enthousiasme de ses fans (et de ses parents Yvan et Nicole, qui étaient présents vendredi soir, et plein d’autres soirs, #cute).

Jérémy Du Temple-Quirion joue à fond la carte du bon gars d’à côté. À En route vers mon premier gala, on reprochait à ses thèmes d’être «un peu trop jeunes» pour rejoindre un public plus large, mais visiblement, la jeunesse, elle, a soif de se reconnaître dans ces histoires de gars qui vient de quitter le nid familial et qui découvre la vie. L’humoriste a aussi gagné en expérience et en solidité depuis cette apparition à la télévision, qui lui avait tout de même conféré une certaine adhésion populaire.

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Difficile de décrire ce spectacle, qui est un feu roulant de parenthèses et d’anecdotes. Avec son énergie débordante, Jérémy Du Temple-Quirion nous avale dans son univers pour nous recracher une heure plus tard, sonnés et la rate bien dilatée. On ne sait plus de quoi il nous a parlé, on déambule dans les rues un peu confus, mais on se souvient qu’on a ri sans arrêt pendant une heure.

On pourrait croire que tout ça manque de fil conducteur, mais au fond, Jérémy Du Temple-Quirion s’écarte simplement du schéma plus conventionnel des spectacles à numéros. Ici, il nous livre une heure en bloc, sans interruption. Défi intéressant pour le gars qui ne se donne lui-même aucun répit dans le cadre du Zoofest, où il s’adonne à un marathon humoristique, avec 36 représentations en 24 jours dans le cadre de huit spectacles différents, dont 17 représentations de ce one-man-show à ne pas manquer. On peut aussi le voir dans le Gala des refusés, Franglos Comedy Show, J’ai déjà, le Show 2000, 60 humoristes en 60 minutes, et le Tournoi d’humour El Drôle.

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